05/04/2007

SARKO MANCE

Sarko Mance ?

Voter facile en toute sérénité, c'est possible !

 

Candidat éligible, c’est à la portée des 3 premiers cons venus, mais « Electeur » en revanche, c’est vachement difficile, je trouve. L’échéance rapplique à fond les bulletins. Electeur, mon lapin,  ça va être à nous.

Bref récapitulatif moins à l’usage du cochon éligible ( le maigre ) que du tas d’électeurs ( Le gras ) dans le but louable d’éviter toute déconvenue préjudiciable à la digestion du futur Premier ministre, ainsi qu’à la fluidité du trafic entre la Place de la Nation et celle de la République entre 15 heure et la dispersion du cortège.

Ce que tu veux ne va pas être possible, tu te doutes. Tu es presque un grand électeur, maintenant : Tu peux comprendre ça. On te le promet d’ailleurs TOUJOURS et ce n’est en définitive JAMAIS possible.

Pour mémoire, souviens-toi en vrac : La dictature du prolétariat ( T’es con, ne me fais pas rire ), le Reich de mille ans, le socialisme libéral avancée, les radios indépendantes ET pluralistes, l’éradication du chômage, l’augmentation du pouvoir d’achat, le droit au logement, la suppression des écoutes téléphoniques ( Pasqua disait non sans malice : Ca doit plus exister : Ca fait au moins 15 fois qu’on les supprime ! ), l’éradication du chômage (Bis), l’ouverture de la majorité  et l’opposition constructive, l’éradication du chômage ( ter) , la baisse de la délinquance, l’augmentation du pouvoir d’achat ( bis), les parking entièrement moquetté « Gazon » avec espèces protégés qui gazouillent à la borne de péage, la sécurité dans les « quartiers », la suppression des « quartiers », la suppression de la délinquance dans les « quartiers », les centrales nucléaires alimentées au plutonium équitable, l’égalité des chances pour tous, la revalorisation de tout, la suppression du reste, la sauvegarde des acquis, la création de plein de trucs, tu veux un autre verre ? …   

Voyons ! …

Ce qui est possible, c’est de te le PROMETTRE avant, à condition que tu sois raisonnable APRES. C’est même exactement pour cela que l’on peut te promettre ce que tu veux pile poil « Sur mesure » presque ! C’est pour de rire … Tu sais bien que y’a pas de sous, sacré fainéant, et que de toute façon, les sous ne seraient pas pour ta gueule, ou alors les petits, ton salaire, une tit’ alloque à la rigueur pour pas dire que tu clabotes la gueule ouverte avec des mouches dedans devant la dame du journal. Allez, c’est dit, parole de Président, les petits sous, tu peux faire ce que tu veux avec, mais oui, comme quand tu reviens des commissions ...

Bon l’affaire est entendue. « L’élection », c’est comme un anniversaire, ou le nouvel an, si tu veux. On fait des vœux, on dit : « Putain ! Ca y est ! Ce soir, demain MAXIMUM … Je commence : J’arrête de cloper, je m’arrache de ce boulot de merde, je fourgue tout et j’emmène Simone faire un tour du monde, non, tiens, je fourgue tout ET Simone et je fais le tour du monde … Non, attend, ENORME, je prend un billet de loto, et je ramasse 1 MILLIARD ! … Attend … Pourquoi «  1 milliard », pauvre con … Je ramasse TROIS MILLIARDS … Et je … Et je …  Putain, j’achète une Ferrari 550 « Maranello », NOIRE, A MORT … Et je fais le tour du monde avec ? Qu’est-ce que je raconte, moi … Je fais le tour des POTES avec … Haaaan ! Y meure, je te raconte pas la DOULEUR !!! Et mon enculé de banquier ! ATTEND, celui-là …

Bon, tu vois qu’une élection, c’est pas méchant. C’est pour s’amuser, ça ne fait de mal à personne. Sauf, bien sûr pour les journalistes, les pauvres, qui n’ont pas de métier et n’ont que ça pour vivre, et pour les copains du candidat, qui n’auront même pas ça pour vivre s’ils se sont trompés de copains.

Tu vas me dire : Mais z’alors, pour qui voter pour qui, puisque la dame a dit que c’était TRES LAID de pas aller voter.

C’est bien plus facile que tu ne crois !

J’explique

Tu as TROIS sortes de candidats et deux tours, ce qui te fait SIX choix, c’est déjà moins prise de chou, sois honnête, et encore, je vais t’arranger l’affaire …

Comme « Candidats » tu as :

1 Les GROS candidats.

2 Les PETITS candidats

3 le GROS candidat qui est aussi un PETIT candidat

 

1  Les GROS candidats.

Les gros candidats sont faciles à reconnaître : ils sont gros, sauf la grande, là, qui prend toujours des crudités, tu sais comment sont les gonzesses. Les gros candidats disent plein de trucs, n’importe quoi, c’est très sympa si tu aimes le genre « Plein de trucs, n’importe quoi » Tu dois voter pour eux si tu aimes les candidats qu’on voit tout le temps. De toute façon, ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Des qu’il sera élu, le gros candidat ira se faire voir tout le temps ailleurs ou y’a moins d’emmerdeurs qui parlent la langue, sauf chez les nègres, mais ils sont en général de bonne humeur. La politique internationale, ça s’appelle. C’est hyper classe mais reste calme, c’est « Privé » et t’es pas invité. Déjà, quand on n’a pas voté l’Europe, on s’écrase en douceur, on te l’a dit, ça …

2        Les PETITS candidats

C’est beaucoup plus difficile à comprendre comment ça marche. Bon, les petits candidats ne sont évidemment pas gros, mais il serait fallacieux de s’y fier de prime abord. Je ne peux pas t’expliquer pourquoi, ce serait trop difficile. Il serait fallacieux, c’est tout. Les petits candidats disent moins de trucs, mais ils gueulent plus forts parce que la sono est pas terrible et les journalistes vachement loin. Ils sont tristes car chez eux tout est petit et les médicaments sont pas remboursés par le sécu, en plus. Mais ils ont « Bon espoir » car ils ont confiance dans le jugement des Français, ce qui ne lasse pas d’inquiéter sur leur capacité à anticiper, mais bon, on n’est pas là pour dire du mal. C’est le candidat que tu dois choisir sans hésiter, ou même à la rigueur en hésitant, si tu aimes les poutres apparentes, les menus « Formule », la feuille de laitue et la rondelle de tomate glaireuse pour décorer le steak, Thalassa, et, d’une manière générale toutes les vieilles conneries qui fleur bon le con antique. C’est en effet de la politique « A la papa », qui est une expression tombée en désuétude qui signifie littéralement « A la papa » En gros « Avant, c’était mieux » et « Après, ce sera mieux » Y’a juste à passer « Pendant » Tu vois que c’est pas méchant non plus.

3 Le GROS candidat qui est un PETIT candidat.

D’abord, il est GROS et il est PETIT. Tu vois déjà, mine de rien, que c’est pas facile. D’ailleurs, ça l’énerve et il trépigne tout le temps, ce qui est très mauvais pour les fleurs s’il y en a en dessous. Je dis pas ça pour faire du chagrin à Nicolas Hulot, mais bon. Le GROS PETIT n’est pas le premier du genre et aime d’ailleurs à souligner le pont qui le relie à ces illustres prédécesseurs quand il a à disposition un marqueur à souligner les ponts : Napoléon a tenté le coup, De Gaulle y a pensé. Manque de bol, recalé au garrot.

Le GROS PETIT, qu’il faut se garder de confondre avec le petit gros, qui est comme ça parce que sa femme lui pique toutes les crudités dans la gamelle ( Voir ci-dessus ) C’est compliqué la politique, c’est pour ça que tu peux pas ! 

Bon, tu arrêtes deux minutes, là ?

Le GROS PETIT a un DESTIN, comme la femme à Giscard, mais pour plus longtemps, espère-t-il. Presque tout le monde le connaît à l’UMP, qui est un club cycliste, essaye quand même de suivre un petit peu, sinon c’est l’abstention à tous les coups et je suis pas là pour ça. Y veut VRAIMENT être Président, c’est par pour déconner. Tu me répondras que nous, on veut VRAIMENT du pognon, enfin, un geste , quoi … Bon, on peut discuter. C’est le candidat que tu dois choisir en priorité si tu aimes discuter avec les petits gros. Il faut aussi que tu es le goût de la « Frisée » en rase-mottes, mais je te rappelle que c’est une salade délicieuse avec les lardons, à condition qu’ils ne soient pas issus des banlieues les plus défavorisées. Enfin, il faut que tu haïsses sincèrement Dominique de Villepin et le Président sortant, mais je te fais confiance, c’est à la portée de presque tous les Français et d’ailleurs notre ami, qui a longtemps été à la botte de ce dernier, compte bien que les indigènes s’en souviennent et l’aient oublié aussi, mais là, je ne sais pas s’il se fait bien comprendre.

 

Deux TOURS

 

            C’est un peu plus difficiles à entraver, aussi afin de me mette à portée d’Arlette Chabot et des autres jolies files qui me lisent userais-je d’une métaphore inspirée : le jeu d’échec.

            Comme aux échecs en effet, les élections comportent DEUX TOURS qui ont pour particularité de marcher droit, ou alors, c’est qu’il y a quelque chose qui déconne, mais là, honnêtement, c’est pas moi. En tous cas, entre les deux tours, il y a une bande de fous et une dame, enfin « Une dame », faut rien exagérer non plus, je connais au moins DEUX François prêts à émettre des réserves sur ce point. On dit par ailleurs dans les cercles du pouvoir que les Français ont « Une case de vide » mais évidemment, on ne le dit pas trop fort. On attend les résultats pour s’exprimer. C’est bien normal.

            Au Premier tour en tous cas, tout le monde est là et c’est très chaudard comme ambiance. Ca se rafraîchit en début de soirée. Malheureusement, c’est là que ça commence. Finalement, c’est assez frais comme soirée. Oui, « A tes frais » aussi : Tu fais le malin, hein ? … C’est comment déjà, ton nom ? …

Bon : On échange des points de vues.

T’as perdu, toi aussi, toi aussi, toi aussi, toi plus, toi « Ta gueule ! », toi… Tiens, toi « non » Ah, non monsieur, pardon ! … MOI, j’ai gagné. Ecoute-le l’autre : MOI, j’ai gagné !  je vous demande pardon : Si quelqu’un a gagné ici, c’est MOI ! … Toi, ta tarte dans le museau, tu vas la gagner … Tiens, salut Jean Marie, Dis donc, t’as GROSSI, toi ! ? … Hein ? On est à l’antenne, là ? …

 Pour te situer l’ambiance du premier tour.

Avant t’en avais pour la nuit. Maintenant les journalistes s’emmerdent autant que toi et c’est la DEMOCRATIE. Ca veut dire que t’as un film quand les plus bavards sont essoufflés et les moins remuants assoupis. Je ne suis malheureusement pas en mesure de t’indiquer la programmation, mais tu pourras en tant et heure consulter Télérama ou Télé Z suivant tes revenus.

            C’était le PREMIER TOUR avec une pittoresque curiosité bien de chez nous : le « Lendemain du premier tour » qui intervient le lendemain du premier tour. « Analyse » comme quand le docteur trouve que tu as rudement bien fait de venir le voir, ça aurait été bête d’attendre que tu sois mort. Bon, en définitive, c’est bénin : Vous nous faites une petite élection de rien du tout, ce n’est pas méchant. D’ailleurs je te l’avais dit, mais tu n’écoutes jamais.

            DEUXIEME TOUR

            Ta-tin ! …

C’est beaucoup plus austère sauf que les mêmes cons pour lesquels y’a vraiment rien de sacré débloquent toujours autant. C’est pourtant l’affrontement de deux conceptions du monde, la vache ! Celui qui pense qu’il doit prendre en main la destinée de la nation et celui qui voudrait diriger le pays. C’est très beau. Déjà, un peu auparavant, il y a eu le débat. Ces deux-là ont dit des trucs « monstre » en respectant le temps de parole et en restant courtois je vous en prie et tout, arbitré en principe par un Duhamel depuis les ides de Mars, mais on sait pas si y’en aura encore un disposant de toute sa motricité d’ici là.

En tous cas ce soir, on attend d’un instant à l’autre l’intervention de celui qui a gagné et d’un autre instant à l’autre l’intervention de celui qui ne fera aucun commentaire, il est en réunion avec ses principaux collaborateurs et prépare un communiqué qui sera livré à la presse dès qu’il sera prêt, en tous cas ici, au siège du mouvement, c’est la consternation. Y’a plus aucun petits fours valables, Y reste que les canapés au concombre, faut avoir faim.

            Voilà. C’était les ELECTIONS, et t’as voté comme un malade  en TON AME et CONSCIENCE. En gros, c’est comme aller faire pipi quand t’as TRES ENVIE : Ca soulage. Sauf que là, t’as pas très envie, mais puisqu’on te dit que c’est POUR TON BIEN.

 

Pépère.

 

 

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01/04/2007

A Ségo, François, Nico et les autres …

Chronique de la tristesse ordinaire

A Ségo, François, Nico et les autres …

 

Je vais jamais « En grandes surfaces » le week-end. Les « Hypers » le week-end, ça va pas la tête ? Faut être con, pauvre, ou les deux pour s’y coincer le caddy. Tout le monde sait ça.

Bon, là, c’est samedi, et me voici néanmoins dans la queue « Moins de 10 ARTICLES ». Une urgence, tu vois ? L’avantage en tous cas, c’est que c’est une situation ou tu as loisir d’observer ton monde à condition d’avoir le goût de ça.

J’ai.

Y’a une petite nénette devant moi. Pas une mamy en fin de course, ni une « meuf » de la cité des « 36 », pas, rien, ordinaire, toi, moi. Elle à quoi ? … Vingt quatre piges aux cerises à péter les vitres mais la lassitude lui en donne déjà six de mieux. Une grise grenouille de banlieue grise dont tu te fous autant que moi, en somme.

Suivant.

Juste, je remarque ses emplettes pour me meubler la file d’attente. Deux pots mahousses à prix « Choc » de moutarde dont on taira la marque pour ne pas faire de pub à « Amora » et, dans une vaste barquette en plastique blanc infamant très, très bas de gamme un énorme bout de mou rougeo-noirâtre que l’on devine assez dépourvu de complexe pour oser s’intituler « Viande » Le genre « 3 kilos pour le prix d’un » mais le prix d’un quoi, on préfère rester dans l’expectative.

Bon.

Arrive son tour. La madame de la caisse lui annonce « 3 € 59 » Attend, t’as bien entendu : Trois Euros cinquante neuf pour deux pots de moutardes d’un bon kilo, allez, mettons UN Euro à la louche chacun et le reste … L’Euro cinquante neuf de rabe pour son énorme morceau d’infamie.

Attend. Attend. On n’est pas au bout.

Je commence à la regarder, mine de rien, tu te doutes, pour pas humilier ENCORE PLUS. Elle dégaine lamentablement une carte bleu l’air faussement détaché avec en réalité ce je ne sais quoi de furtif du pauvre, timide, qui redoute de se voir pris en flagrant délit de misère ordinaire. Je sens, je devine, je SAIS. Je sais qu’elle a calculé de quoi bouffer de la viande, on lui a dit « Faut manger de la viande », avec moins qu’un minimum de thune. Peut être pour elle, peut être pour un gamin, ou sa vieille à elle ? Ou un Jules qu’elle voudrait ? … Va savoir ? C’est week-end, c’est la fête. Putain d’Adèle ! Que celui qui n’a jamais connu les galères me jette la première stock option.

Une carte bleu pour  3 € 59 ! Elle la tente.

Oh ! je te rassure, pas la « Platinium » ou la « Gold » comme il en chauffe entre la rue de Solferino et la place Beauvau. Non, de la carte bleue de lèvres gercées, de la carte de minus, de la carte « A problèmes » Elle se la tente quand même parce que, du haut de son naufrage, dans la merde dans laquelle on la devine, elle se dit que peut être, quoiqu’en dise les missives peu guillerettes du banquier qu’elle ira voir lundi, c’est entendu, pour lui expliquer, mais que bon, là  … 3,59 €, quoi ! … pour un bout de barbaque immonde et un Himalaya de moutarde pour la faire passer.

Mais la machine dit « Non » et la dame de la caisse, qui en voit défiler, fait mollement semblant de s’étonner par politesse « Qu’elle ne passe pas » pour quelque obscure raison technique.

Elle est gris « Réveil matin », cette gamine, avec un long petit museau de fouine disgracieux. Elle est pas belle. Pas maquillée, pas arrangée, minuscule, insignifiante, crevée de tant de vacheries. Le cheveu est crépu au lieu d’être bouclé et on l’imagine sans peine se bastonnant dans une salle de bain peu avenante avec une casserole de « Va savoir quoi » qu’elle essaye de ne pas renverser sur la double page de « Votre beauté » qui explique, photos à l’appui, comment réaliser le look « En toute liberté » de Kylie Minogue en moins de 30 minutes montre en main, s’il t’en reste une de libre, de main. Les fringues … On sent qu’elle lutte pour se maintenir à la surface. Les fausses « Nike » géantes et le jeans savamment usé sont à peu près les mêmes que ceux avec lesquelles Julia Roberts s’emploie à se faire shooter dans à peu près les mêmes grandes surfaces. A peu près. Parce que évidemment, elle voudrait « Avoir l’air », mais elle a pas « L’air », Trousse-misère.

« Faut pas jouer les riches, quand on n’a pas le sou » disait le belge qui avait oublié d’être con.

Je t’épargne le tableau.

Elle aurait qu’elle allure, avec un « Soin », un spa avec chaise longue en tek, blanc turban de serviette éponge, voluptueux peignoir ? … Cashmere savamment fatigué de Zadig, petites tennis au pied « Pour faire les courses », Brunch chez « Mariage frères » le dimanche, petits trésors « d’avoir » ordinaires que l’on sème à loisir aux étapes des vernis du tirage de la vie  afin qu’ils s’y ménagent des respirations …

De la mÔÔÔÔÔrque, en somme, comme on dit par ici, pour se démarquer des marques d’infamie. Elle aurait qu’elle allure, ninette, avec un peu de moins merde et un peu plus de bonheur ?

Elle bafouille que bon, cherchez pas, c’est pas grave, même si la caissière, la demoiselle et moi-même le savons que si, ça l’est pourtant, grave, et vachement même. Elle a calculé son affaire comme le font les filles, tu penses, moins fondues, moins trompe-la-mort que les garçons, et conservé comme une image pieuse au fond d’un vague cabas de plage aménagé en sac à main le montant libératoire de ses agapes, les putains de trois balles qui lui épargneront de se faire gauler en flagrant délit de crime inexpiable :

Le flagrant délit de pauvreté. Aux vus et aux sus de tous.

Pauvre.

Pas « Fauché » comme on dit entre gens convenus « Arrête, cette bicoque, c’est un gouffre ! depuis qu’on l’a achetée, on est complètement FAUCHEE !!! » , pas « Hyper-mal, je te dis pas la banque ! … », pas SAMU social non plus, pas « Restos de cœur » ni Don Quichotte.

Juste « Pauvre »

Sans salades, sans histoires. Bêtement, platement. Comme un con, comme une conne. Comme tout le monde.

Je comprends, Ségo, François, Nico et les autres, de presse, de pouvoir, de sous, je comprends qu’on puisse éprouver une compassion sincère pour cette môme, comme pour l’éclopé de service du « Téléthon », la débarquée de « Airbus Industrie » qui sanglote pile poil aux « 20 heure », tous les baltringues qui ratent avec une constance consternante toutes les diligences « sympa », les diplômes, les familles très unies, l’Europe radieuse, la sono mondiale de toutes les couleurs, Putain de Zob, qui ratent TOUT, c’est à se demander, des fois … 

Je comprends cette compassion sincère mais fugitive, Ségo, François, Nico et les autres.

Parce que je suis comme toi, vois-tu.

Faut que je compose avec ma douleur. Faut que je farcisse une armée de hotus qui me tirent à hue et à dia avant même que je les ai gagnées, ces putains d’élections. Faut que je subisse avec bonhomie leur gueule en biais, leur sourire torve. Faut que je promette, si tu savais … Des ministères, des prébendes, des légions, des légions de légions … faut que je traite, Seigneur, avec des armées de « Directeurs », des palanquées de « Conseillers », une pleine enculerie de furtifs, de sournois, de livreurs au « Canard » … Et les chiffres ? Tu les as vus, les chiffres !!! ??? Et la conjecture ! ? t’en as entendu causer, de la conjoncture ? « Mondiale » La mondialisation, ça te parle ! ? 

Ch’uis comme toi, Ségo, François etc. J’y pense et puis j’oublie.

Faudrait pourtant pas que tu l’oublies, TOI, machin truc et les autres.

 

En dépit de tes promesses vibrantes d’émotion, de ta « surface » médiatique, et de la valetaille nantie prête à toutes les largesses en espoir de retour, faudrait PAS que TU l’oublies, cette môme pitoyable devant sa caisse de grande surface.

Bien sûr, elle a attrapé ses emplettes d’une main preste sans regarder personne et à foncer ne pas se faire voir ailleurs.

J’avais mon « Chutney à la mangue » un peu con sur le tapis, d’autant que les mangues fraîches n’étaient pas « top » et qu’il m’en fallait néanmoins définitivement une aussi pour réaliser mon « Poulet à l’indienne » comme Chonchon raffole. Tu vois qu’on a tous nos soucis.

Faudrait quand même, machin, truc et les autres, si tu veux pas qu’on finisse par te confondre , TOI AUSSI, le grand jour dans la grisaille de la file de caisse.

Faudrait pas l’oublier.

Faudrait pas m’oublier.

Faudrait pas t’oublier, Ségo, François et les autres.

On dit « Une âme » ?

Je sais. C’est dur aussi.

 

Pépere

 

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26/03/2007

"Deconnez !" Sans déconner !

Déconnez !

Sans déconner

 

« Au fond, c’est pas compliqué : Les « Méchants », c’est les riches, et les « Gentils », c’est les pauvres ! … L’histoire, c’est que tout le monde voudrait être « Méchant » ! » M.Coluche

 

« On peut rire de n’importe quoi, mais pas avec n’importe qui » P.Desproges

 

La gravité, c’est la sagesse des imbéciles » Je sais pu qui, mais il a raison.

 

La déconnade sceptique indécrottable comme ultime rempart aux discours aseptisés  ! ? Le goût de chiotte pour évacuer de la cuvette la pensée désinfectante ?  La mauvaise foi de la mort pour en finir ( un poil ) avec la langue de bois ? Et si, des fois, fallait manquer de sérieux pour le devenir un petit peu ?

Avec tout le manque de respect ( Et la tendresse ) que l’on doit aux vieux Guignols, à nos voisins Grolandais, aux grabataires du « Canard » ou à l’ancien fantaisiste Guy B.(1), ce rire-là, nécessairement calibré parce que conscient de disposer d’une tribune et des « responsabilités » qui s’y attachent ne peut donner entière satisfaction. Les décapants, les « Brutals », les hirsutes, les « Lenny Bruce » et autre « Pierre Desproges » qui font pourtant l’unanimité d’intention, ou sont-ils passés aujourd’hui, bordel à cul  ?

Pas ici, en tous cas.

Il est significatif de constater qu’une tribune à vocation hystériquement « Citoyenne » comme celle-ci, opportunément située sur le « Net » dont il est bon de s’extasier de la vocation « Démocratique » et « Horizontale » à fond les ballons, oui, madame, se révèle incapable de s’ouvrir à une pensée débridée, malicieuse, goguenarde et pourquoi, foutre pas, SERIEUSE AUSSI en MEME TANT ?

L’abominable souci de respectabilité gangrène ici comme ailleurs et castre toute velléité d’arrêter ne serait-ce qu’un instant de pasticher laborieusement les médias installés dans ce qu’ils apportent en plaques de plus sclérosés. Et de digresser avec la gravité solennelle qui sied au con, et d’en remettre une couche au cas improbable ou n’en tiendrons pas tout à fait une !

Paûûûûvre !

Ne peut-on informer, gamberger et donner à moudre sans pour autant se sentir obliger de prendre une gueule et une plume de circonstance ?

Le choix drastique qui nous conduira bientôt à devoir choisir entre une femme et Ségolène Royal, les perspectives de cancers succulents qui nous harcèlent, les handicapés « moteurs » et carrosserie à revoir, le diabète de type II ( rencontre du deuxième type ), les feuilles de laitue qui tiennent lieu d’étiquettes à François Bayrou, la mondialisation hideuse avec ces chinetoques irresponsables qui polluent désormais comme nous le savions le faire tout seul quand il y a avait du taf ici et que nous affamions le reste de la galaxie dans la bonne humeur générale, les beaux beaufs à vélo en ville et à 4X4 à la cambrousse, les OGM 100% pur fruit, la capacité des écolos à nous pomper l’air pour le sauver, les velléités d’un candidat de poche à nous foutre dans la sienne, la coiffure improbable de David Pujadas, les « Enfoirés » qui chantent sur rendez-vous pour tenter de couper l’appétit aux pauvres, les « Fonds de retraite » dont on aime à imaginer les heureux pépés bénéficiaires saignant les statistiques de l’ANPE pour se goberger de suppositoires et de bandages herniaires, le prix scandaleux du mètre carré au détriment du mètre rond, bien plus avantageux pour faire un compte, j’en oublie, je le sens bien, ne sont-ils pas, d’abord, SALUTAIREMENT ici plus qu’ailleurs, des sujets à rire ET à réflexion ?

Ben merde, alors, confirmez-moi le contraire et je sens que je vais pleurer.

 

(1)   Dont j’ai préféré taire le nom pour ne pas faire de tord à Guy Bedos

 

Pépère.

16:48 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/03/2007

Le bon air de la campagne

Bayrou n’ (en) cadre pas le centre

 

24 lars Bayrou et LE centriste

 

J - Ca va chauffer

 

Paris centre : De notre envoyé spécial « C’est pour la photo »

 

Le candidat centriste (1 ) a réuni une bande de têtes à claques, non dans le but de lui faire les poches devant les journalistes pour faire le malin comme se plaisent à l’insinuer les candidats pas centristes sur les bords mais dans celui de l’aider à situer le centre sans passer pour autant pour un homme du milieu. A cette occasion ont été établis quelques solides clichés comme l’ensemble des candidats aiment à en régaler le cochon de votant en période de rut électoral.

François Bayrou a déclaré pour l’occasion « Ben souris, t’es filmé ! T’es con, t’es vachement photogénique ! Sans déconner ! … »

 

(1) Ainsi nommé pour pas dire toujours « Bayrou »

 

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Allez hop ! Tout le monde à la campagne

Quand vas-tu te décider à me passer la bague au doigt ?

 

24 mars Les français chantent copie
 

J - Pas beaucoup

Paris : Dépêche d’Agence ANPE

 

Le taux de participation électorale reste une des questions majeures ( Elle a 18 ans révolus ) de cette campagne. Les candidats qui ont plus de vingt ans de pupitre chacun connaissent évidemment la musique, mais la question demeure de savoir si nous autres abrutis d’électeurs nous révéleront capables de chanter en mesure tout en gobant l’éternelle pilule sans nous étrangler la glotte ou n’importe quel autre organe de première nécessité ? 

Quelle qu'elle soit, la réponse risque de nous faire mal quelque part.

 

18:10 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elections, presidentielle, rire |  Facebook |

23/03/2007

CARNET de COMPAGNE

CARNET DE COMPAGNE

 

23 mars J - Plus tellement

 

Vue du pont

23 mars 2007 agora

 

Marseille. De notre envoyé, non, rien de spécial, franchement.

Réunie en meeting hier soir à Marseille en présence de Marseillais, la candidate socialiste à la cheftainitude suprême, requinquée par les récents sondages qui la présentent à nouveau comme le deuxième homme de la campagne, mais là, je sais pas si je me fais bien comprendre (1) a décidé, suivant les conseils de sa bande de suiveurs lubriques, de présenter sous son meilleur profil un argument décisif dont on serait malvenu de mettre en doute la solidité de l’argumentation. Le petit candidat de l’U.M.P. n’a pas riposté, préférant sans doute asseoir d’abord sa riposte sur une base solide. Quand a François Bayrou, il a simplement indiqué que dans ce domaine comme dans bien d’autres, il entendait demeurer au centre « Qui est sa place naturelle », expédiant l’argument de la candidate socialiste d’une formule lapidaire : « Moi, je m’en fous, je préfère les tracteurs … »

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14/06/2006

bref : JULY : Ca fait mal quand y’a pu de bobo ! …

JULY :

            Ca fait mal quand y’a pu de bobo ! …

 

Un Rothschild, ultime fin de race de ce que la « Juiverie internationale », aura produit de moins mauvais en matière de grand capital libéral et plutôt éclairé virant comme un malpropre un des derniers patrons de presse à la rame ( de papier ?) des Lazareff rectifiés Kessel, le bobo cyclotouriste en villégiature marine ne manquera pas de jeter une larme à l’encre avec l’eau du bain.

Bon, tu t’en bats les couilles ?

On va dire, laissons Télérama et Libé polémiquer à pédales par « Courrier des lecteurs » interposé. Sûr qu’on va les faire monter au créneau, ceux-là, sur l’air de « c’est la presse qu’on assassine », re-belote et dix de der …

Voir.

Après tout, il est époque ou des gens estimables auraient estimé tout à fait loufoque de faire perdurer la pensée de Sartre après Sartre. Et puis voili, voilà …

L’histoire, de toute façon, c’est pas ça.

C’est comme l’équipe de foot, July. Comme « Les politiques » Comme ses confrères Duhamel, Chabot, Ockrent ( Tiens, donc ! … ) Tesson, Poivre, j’en passe …

Qualité « France »

Des vioques, des vénérables adouber par leurs pairs en manque de couilles mais ignorer des lecteurs potentiels, des gamins, des nénettes, des banlieues, des galères, de partout … Séparer de la vie ou PERSONNE sait qui c’est, le « July » Ou  personne n’a lu ni même entendu parler de son édito imbécile fustigeant la vie de ne pas avoir voté « corrèque » à l’Europe  Confit dans la ville blanche, July. Comme les copains. C’est d’ailleurs à peu près ce que le banquier reproche mais encore une fois, on s’en fout.

Qu’est-ce qui reste ?

Un vieux con.

Mais de talent, de charme … Comme on les aime, en somme.

C’est pas tant qu’il n’y a plus de place pour le genre. C’est qu’à force de confire dans son jus, la France ne fabrique quasiment plus que ça, des « Vieux cons » à la Brassens.

Que veux-tu : La génération montante piaffe.

Au revoir July.   

18:02 Écrit par non mais sans blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |