18/06/2007

Les aventures de la France : Otaries

Pour en finir une bonne fois

avec les otaries

 

            J’ai les nerfs.

Hier pour distraire mon Chonchon, je l’ai emmené voté. Ce n’est pas l’usage. En principe, elle sort très peu, sinon, j’uis pète la gueule. C’est une femme à l’ancienne qui va le long des murs, toujours vêtue de noir des cuissardes au châle, ce qui donne à croire aux voisins que je suis de la mafia.

C’est très pratique pour faire du bruit après 22 heure.

Vous ai-je précisé que cette catholique romaine s’est récemment convertie au Modem ?

Au début, bien sûr, c’était surtout pour coucher avec François Bayrou, mais depuis qu’elle s’est éveillée à la conscience politique, les choses ont évolué et c’est désormais de Jean-Marie Cavada dont elle espère trouver le centre.

Afin de partager sa foi et me faire une idée du genre de cocos avec lesquels on communie en s’embrassant fraternellement pour commencer la soirée, j’ai moi-même adhéré.

Me voilà « En carte » Comme on dit à l’Institue de Géographie Nationale. ( Les bordels sont fermés )

Enfin, « En carte » dès que le Modem aura fini de les imprimer, c'est-à-dire quand il aura trouvé les sous pour régler l’imprimerie et les frais postaux, ce qui laisse un répit à notre virginité.

On va pas épiloguer sur des résultats électoraux dont d’autres crémeux vont vous purée-de-marroniser les esgourdes d’ici ce soir, mais le ronchon a néanmoins le devoir de ne pas bouder son plaisir en se félicitant d’un choix électoral judicieux :

Nous espérions UN député, nous en auront QUATRE

Je pense qu’un résultat QUATRE CENT POUR CENT supérieur à nos pronostics les plus fous se passe de commentaires.

La « Palette » est moins bleu, comme aime à le souligner d’autres cons. De toute façon, ce n’est pas grave, la palette, c’est meilleur un peu cuit.

Alors pourquoi ce faciès de constipé chronique et cette acrimonie à fleur de sel de propos que la lectrice attentive à mes changements d’humeur ne manquera pas de constater aux vues de ces lignes ?

Et bien, figurez-vous, ça a commencé l’autre jeudi d’entre deux tours. « les Experts » menaçaient sur TF1 et nous avions subséquemment décidé de nous rendre à l’invite d’un mail du parti.

Il faisait un temps radieux et nous étions dans une disposition d’esprit adéquate

à bord de notre cabriolet fouetté  par les embruns des HLM limitrophes de l’autoroute A4 ou s’entassent les « R »émistes qui aiment à regarder passer les riches les soirs d’été. Nous avons

empruntez la bretelle « Joinville » pour gagner au plus vite le gymnase Japy du XIème arrondissement de Paris, encore que la plupart des habitants de Saint-Colomban-des-Villards

(Savoie) se branlent de sa situation géographique. Le prétexte en était la réunion des futurs éligibles écrabouillés de la capitale qui tenaient à s’en vanter devant tout le monde tandis qu’il en était encore temps.

            Chombert chantait « L’Internationale » à tue-tête car c’est la seule chanson politique que son papa, ancien proche collaborateur de l’obergruppenfuhrer Oberg, lui ait appris à la libération afin de faciliter la réinsertion de la famille dans le logement attribué à La Courneuve, à portée de peloton du podium de la « Fête de l’Huma »

            Notons à ce propos que la « Marseillaise » et « L’Internationale » se partagent sans concurrence le hit-parade des meuglements partisans depuis la fin des Bourbons aux affaires, sans que Didier Barbelivien ou Elton John ( Like a candle in the isoloir ) ne s’en soient autrement émus jusqu’à présent.

            La-la-li, la-la-la, la-la-lère …

            L’orange était exposée au balcon et je ne parle pas QUE du Wonderbra de Chombert qui s’était mis en dimanche pour son bébé Bayrou mais avec des écrases-merdes confortables dans la perspective d’une cohue qui se révéla en définitive aussi lâche qu’un directeur de l’info du « Journal du dimanche » Il y avait plus de trous que de cohue dans l’assemblée mais c’était prévisible et ce n’est donc pas cela qui fâche.

Chaque candidat y alla ( est grand ) de sa mélopée superfétatoire sur le thème rabattu des « Nous autres » salués par les « HouoouoououaiaiaiaiAIS !!! » du carré d’irréductibles Modemaux ( Des mots ! Des mots ! (1) présent tandis que selon l’usage les « Eux » étaient ponctués par d’immémoriaux « Hououououououououououououou !!!!! » comme on doit s’y attendre, me feront valoir les petits malins qui connaissent leur sujet.

Evidemment la ( Assez longuette ) partition de Bayrou à la finale ne fit qu’empirer la mélopée de balançoire, on le devine sans peine.

« HouoouoououaiaiaiaiAIS !!! » …

« Hououououououououououououou !!!!! » …

            « HouoouoououaiaiaiaiAIS !!! » …

            Avec applaudissements frénétiques des battoirs de l’aréopage d’otaries extatiques en attente de « Sardines surprises », toujours partant pour casser du « Autre » et encensé du « Nous » sur l’air connu de la xénophobie foncière à l’égard de ce qui est supposé hors du « Cercle », de la « fraternelle », du « Groupe », de la « Bande de cons », tu rayes comme tu le sens.

Bayrou ne trouvera jamais le courage de corriger sa très modeste base. On ne saurait l’en blâmer dans ce contexte de fragilisation extrême.

Et pourtant, merde, j’ai les nerfs !

Bayrou, même si c’est par calcul politique ( Aucune importance ) a fait preuve de COURAGE en cette affaire. Ce courage de défendre une idée nouvelle qui ne couve sous rien du tout ( Arrêtez vos conneries ! Vous êtes vraiment des enfants ! ) l’a conduit à rassembler 8 MILLIONS d’autres crétins que moi, épuisés par la vacuité d’un clivage gauche/droite ( Ou droite/gauche … Ca va Cécilia ? On se voit toujours mercredi, pendant le conseil ? ) dont le sens s’est DEFINITIVEMENT perdu AVANT l’orée du siècle.

Par curiosité, vous en connaissez beaucoup, vous, de gens qui soient a priori contre le gazon et les salariés correctement rémunérés ?

Ce clivage bidon maintenu sous perfusion de baratin n’a d’autre ambition en réalité que de permettre aux croûtons politico-médiatico-businessistes qui en vivent sans heurts entre gens de bonne compagnie de continuer à faire semblant de maîtriser quelque chose ( 30 ans de chômage endémique ! Juste CA ! Pour mémoire ) et d’être au parfum ( d’oseille ) en masquant le contexte totalement largué ( la mondialisation des systèmes, la diffusion non contrôlée de l’info, les conséquences non maîtrisées d’une bientôt immense population de vieux pétants de santé, le basculement du pouvoir économique vers des états émergeants, etc.) dans lequel ils pataugent tous bords du marigot confondus mais en restant « Classe », et c’est bien l’essentiel pour qui préfère traîner sur les plateaux « Télé » plutôt qu’aux Assedic.

Donc, basta avec ces foutaises et va pour le Modem du moment que …

Seulement, Y’a un hic.

J’ai fini de m’en convaincre dimanche dans la maternelle lugubre ou aime à se suicider les enfants en ingérant de la pâte à modeler quand nous ne sommes pas conviés à y voter ( Songez qu’il n’y avait même pas de « Buffet campagnard gratuit » et que l’on ne distinguait qu’à grand peine la culotte de l’assesseuse depuis le rideau de l’isoloir pourtant judicieusement entr’ouvert à cet effet ) Je vous passe l’anecdote. D’abord, je viens de l’inventer, et en plus, elle est de même nature que la précédente.

            Bêtement partisane, je veux dire.

C’est que huit millions de votants n’y font rien : la « base » aime meugler aux changements ET aux bonnes vieilles recettes. Faut surtout pas dire à ce propos que c’est des cons de militants qui aiment surtout meugler, ça se fait pas du tout, ça. Cependant, tout à fait entre nous, ce sont bel et bien des cons de militants quand même. Ceux-ci valent ceux-là, les foules n’ont qu’un seul visage : celui de la haine partisane, joyeuse, partagée pourvu que le nègre y soit bien juif, un peu PD et bougnoule sur les bords, gonzesse, d’un autre bord, mauvais genre, zarbi, une autre odeur, pas de chez nous, pense pas pareil, qu’est-ce que c’est, qui c’est celui là, qu’est ce qu’il a, ça se passera pas comme ça ( Merci Vassiliu ) etc., etc.

Misère.

Le premier devoir des RESPONSABLES, largement au-delà du Modem, VOTRE premier devoir, on va dire, TON premier devoir si t’as le sentiment de partager le mien, c’est d’inculquer autour de TOI l’idée CRITIQUE et CONSTRCTIVE suivant laquelle la politique, ça doit désormais consister à chercher le meilleur équilibre possible entre ce qui est bon pour tous et ce qui est bon pour chacun PARTOUT ou des femmes et des hommes cherchent des solutions dans ce sens, en se foutant des détails d’étiquette.

Ca veut dire dans l’immédiat et par exemple de soutenir sans barguigner Nicolas Sarkozy et ses camarades chaque fois que nous aurons en conscience le sentiment qu’ils tentent un truc qui respecte cette pensée et les combattre chaque fois qu’il en ira différemment. Ca veut dire qu’il faut maintenir cette attitude « Critique constructive » en essayant loyalement de participer, d’agir et d’améliorer chaque effort dans ce sens d’où qu’il vienne et combattre à merci ce qui déraille, déconne et va de travers, quand bien même cela viendrait de notre propre camp.

Il n’y a pas, il n’y a plus d’autre camp que celui du bon sens, de la modestie, du « On va essayer » et du « Faut y arriver »  face à un siècle dont la complexité ne fait probablement que de commencer et qui échappe globalement à tous et ceci plus que probablement définitivement.

Faut vous réveiller, les garçons et les filles du centre, si vous ne voulez pas ressembler comme deux gouttes de ce que tu voudras qui se ressemble aux connards même que vous entendez, non pas COMBATTRE, c’est pas l’idée, mais GAGNER, CONVAINCRE, ce qui est une autre paire de … Tiens, devinez quoi …

 

Pépère

 

 

(1)   Merci à Chombert pour cet extraordinaire jeu de mots qui devrait finir de me discréditer auprès du comité de rédaction de l’Almanach Vermot dont je briguais le secrétariat perpétuel.

 

 

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12/06/2007

Les aventures de la France : Colère

Mamy Karaté copie

En hommage à la « Métamorphose des cloportes » Dialogue de M. Audiard

 

            Colère froide

 

            Vé-Nère !

            Sur ce document publié ce matin par un organe bientôt prélevé de la gauche « Tapas », l’ex cheftaine en chef de l’armée rouge de libération de la rue de Solferino a accompli ses ablutions rituelles et revêtu son kimono afin d’aller sans tarder péter la gueule à François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Martine Aubry, Lionel Jospin, Jean-Marie le Pen, Marine Le Pen, François Bayrou, Julien Dray, François Fillon, Alain Juppé, Jean-Louis Borlo, Claude Guéan, Michèle Alliot-Marie, Bernard Kouchner, Rachida Dati, Brice Hortefeux, Valérie Pécresse, Roselyne Bachelot, Nicolas Sarkozy, Eric Besson et aux quarante quatre millions cinq cent trente cinq milles électeurs NULS qui ont COMPLETEMENT merdé dimanche !

            C’est que, si au soir des présidentielles, Miss « Commissions impossibles » pavoisait avec ce sourire béat qui manque cruellement aux dindes pour illuminer les tablées festives, c’est que nous étions victimes d’une réciproque incompréhension.

            Nous, de voir la candidate raplapla, lessivée pour incompétence vibrante d’émotions en prêt à chialer incompatible avec les haines recuites mal dissimulées sous le rideau de circonstance destiné à couvrir l’isoloir. Encore cheftaine envers et contre tous d’un parti dont le dernier « Honneur » ne consiste plus qu’à exister « A vide » comme ces riches agonisants cherchant un dernier souffle au prix d’une indifférence souveraine à ce que l’air qu’il nous pompe peut encore coûter à la collectivité des vivants ordinaires qui ne sauraient avoir les moyens de ces luxes.

            Car ELLE, il y a deux semaines, de se juger GRAND VAINQUEUR de ces élections présidentielles, deuxième tour

            Qu’on apprécie la naïveté de la dame que je vois poindre d’ici sous ses airs matamores de donneuse de leçons de catéchisme :

            « J’ai fédéré la gauche contre sa propre volonté, oui monsieur, j’ai fait ça », s’imaginait naïvement maman. « Rien à battre des « présidentielles 2007 », qui, soit dit entre nous et comme le confirmait de longue date les RG, étaient acquises à « Qui vous savez » Maintenant, celui-là à cinq ans, dix à tout péter dans les quartiers, pour se faire copieusement haïr par l’immense majorité des Français toutes tendances confondues, qui pour cause de promesses mal (entre)tenues, qui pour cause de déception, qui pour cause d’usure normale etc.

            les Français ADORENT les politiques qui ne foutent rien. C’est connu.

            En attendant, donc, qui sait maintenant qui prépare « Par ici la bonne soupe » en toute quiétude ? C’est Bibi ! Et ça va être HYPER COOL ! Me v’là assise sur la région Poitou Charente, indéboulonnable, ch’te raconte pas ! ch’uis une VEDETTE, maintenant ! A nous les « Sancerre », les « Chabichou » et le TGV pataugeant le marais poitevin !

            Attend ! Attend ! Y’a pas que ! …

            Le temps de gerber mon Jules, et me voici assise sur le PS AUSSI. Bon, on va pas dire, la boutique est un peu niquée, mais si tu vas par là, François Mitterrand n’a pas trouvé le congrès d’Epinay nickel tout bien. C’est pas pour me vanter, mais je suis PLUS BALAISE QUE LUI, mine de rien … C’est Nicolas qui se sera croqué les grands méchants loups de l’extrême droite, et j’ai même pas le Parti communiste à finir à coups de talons dans la faucille. Y z’ont fait ça tout seul, les cocos. Et c’est pas le postier qui va me mettre le Bronx. Eh ! « L’extrême gauche est extrêmement gauche » ! Elle est pas chiée, celle-là ! ? Faut que je la note. Je la resservirai à Poivre. Non, ch’uis conne ! En 2012, y sera mortibus.

            Tu sais quoi ? Je devrais me mettre en ménage avec la fille Pingeot ! ca ferait jeune, ça ! …

EH ! Je SUIS jeune ! Politiquement, je veux dire … Putain de moi ! Tu sais que je m’aimes ? … Ouais, ça va être TRES doux, l’opposition … Des ITV par milliers, des portraits, des Canal +, des rencontres avec les dirigeants des partis « frères » … Très doux, ch’te dis … »

Tu vois le malentendu ?

Evidemment, on est à des pointeuses du prolo de base débarqué de son usine pour cause diverses avec un revolver et une balle en guise d’indemnités, qui attend que dalle du politique depuis ouh la la, puisque même lui a compris la gâche qu’il énonce d’une voix atone qui filerait envie de chialer à l’expert comptable d’un fond commun de pension quand la caméra du « 20 heure » vient le cueillir devant les bâtiments fermés de son entreprise partie produire sous des cieux aux charges sociales encore vierges.

Toujours la même banboche : infiniment moins de choses séparent Nick Sarko,Nick Hulot, François Bébé ou Ségo que ceux-là du prolo qui s’engouffre tous les matins dans les « transports » avec la hantise de se voir débarquer du train un de ces matins sombres dont les banlieues ont le secret.

Bon, c’est pas neuf.

            Ce qui est neuf, c’est la tronche de mémère froidement douchée dimanche par la conjonction d’électeurs désenchantés et d’éléphants, le contraire.

            Ah pu, PS !!! Fini le joujou genre Play Station rose praline dans le bide de Strauss-Kahn ! … Certes, le métro la guette encore pas, ch’te rassure, mais les rêves hégémoniques et présidentielles s’effilochent au gré de l’indifférence à peine poli de l’électorat qui ne se sent pas un « Devoir » de soutenir la gauche, qu’on ne voit pas bien ce que cela change A PART POUR LES DEPUTES concernés qui ne seront pas dans la charrette des élus et pour les mouvements politiques qui les emploient d’avoir une minorité de 130 ou de 190 députés. On se dit aussi que bon, l’autre « Joggeur » est définitivement agité et nouveau riche, certes, mais qu’il faut lui donner quitus d’avoir au moins l’air d’essayer de faire quelque chose de plus grisant que des commissions consultatives. On se dit encore que tant qu’à faire, autant largement donner au petit Nicolas les moyens de se planter et l’obligation d’en assumer en conséquence la pleine et indiscutable responsabilité ou, en cas de succès, d’en partager les bénéfices AVEC NOUS comme il s’y est engagé. Le Nicolas trimballe a priori des trucs pas sympa, c’est entendu ( Je le soupçonne de plus en plus de ne pas être intelligent. Sans déconner. Energique, futé, madré, si tu veux, vicelard, bosseur, mais pas très intelligent. Bon, je peux me gourer. Et d’ailleurs, on peut vivre sans. Enfin, pas moi, mais toi, si ) mais faut-il rappeler qu’on a vu la très antipathique madame Thatcher remettre après tout une Angleterre exsangue sur le chemin de la prospérité ?

            Wait and see, comme on dit là-bas. Y’a pas le feu au lac ni la nécéssité de tout démolir avant d’avoir vu la bicoque sortir d’eau même si le plan n’est pas exactement à notre goût.

            En attendant, Ségolène, douchée, réveillée, vé-nère !

            Colère, même.

            Froide, sifflante, révélatrice ( maladroite en plus, en télé face à Pujadas. A la télé, effet de loupe garanti, faut JAMAIS se foutre en rogne ) la même colère que celle qui l’animait face à la petite militante hardie. La même que face aux journalistes qui se permettent de se permettre … Et le soir des élections ! Putain de rage !

Scotchée d’amertume, mémère. Se retenant au pupitre de ses jointures blanches de rogne d’incendier ce sombre connard d’électeur qui n’a encore RIEN compris.

Sales cons !

            Vous m’avez fait ça, A MOI ! Comme à une vieille guimauve de Jospin ! Vous voyez pas que vous êtes entrain de me mettre dans la même merde que vous, là !!!

VOUS LE VOYEZ PAS, CA !!! ???

Bandes de cons, va !

Vous savez quoi ? Vous me méritez pas

Allez, tout le monde sur le tapis. Y’aura pas d’excuses.

Julien, va me chercher mon kimono. Je vais leur niquer leur mère, à ces cons-là !!!

Je me demande s’il avait pas (Un peu ) raison, au fond, le petit Nicolas : Elle perd son sang-froid, maman.

 

 

Pépère.

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09/06/2007

Les aventures de la France : Papier tue-mouches

De plus en plus brillant copie

Les aventures de la France :

Un papier sur les papiers

 

PVVA ( Pépere Voyou  Voyeur Agency ) Envoyé spécial au marché

            Gardons-nous de décerner hâtivement la palme de l’imbécillité militante à nos deux camarades du Modem saisis ce matin sur le vif à l’orée du marché du cours de Vincennes ( Paris 12ème) et félicitons les au contraire d’avoir su fédérer « La rue » à leur côté dans ce sympathique combat d’arrière garde qui réunit français de souche et population immigrée dans un même souci revendicatif de faire valoir leur point de vue auprès des masses pas si laborieuses du samedi matin, veille du premier tour des législatives.

            Mieux vaut tard que …

            A propos, voici des semaines que les militants toute étiquette confondue nous inondent d’affichettes décourageantes aux couleurs de leur corniaud favori.

Il va sans dire que c’est à qui défendra le mieux une planète finalement pas si dure de la feuille, à en croire ce steack de notices et « Flyers » à déboiser les collines que l’on jurerait librement traduit du laotien de montagne par un logiciel fourni par les malfaisants du camp d’en face.

Les crétins youkaïdi, youkaïdesque de militants nous emmêlent ( Et je suis poli ) par-dessus le marché, et se côtoient en nuée d’insectes envahissants mais, il faut en convenir, bon enfant.

N’empêche : Avez-vous essayé de faire un marché ces jours-ci ? On zigzague entre cette vermine qui exaspère autant le volailler que le pigeon par une compétence statique à se poser le cul aux passages stratégiques de marchés déjà fort encombrés et y demeurer ( le mot est faible ) jusqu’à épuisements des parti(e)s politiques. 

 Faut être organisé, prêt dans sa tête, et drôlement affûté pour affronter l’engeance. Article 1, s’occuper les mimines pour échapper à la distribe, un panier dans une pogne, une chiée de sacs de bouffe dans l’autre, le canard entre les dents, les poches chargées de kilbus pour le rafraîchissement, sandwichs et croissants entamés, sucette autocollante, les jouets des enfants, le courrier, les factures qui dépassent, la poussette pleine de mômes loués à une voisine aimable au besoin pour la circonstance, le caddy croulant sous un wagon de merde « En promotion », plus UNE place afin de pouvoir hausser l’épaule de libre et adopter un sourire contrit pour s’excuser de devoir refuser le papelard en lâchant en bavant dégoulinant sur le journal et en désignant la poussette du regard « Ch’é chentil, votre collègue en a déchà mis une pile dans le « Change » de la betite … On va les regarder à la maison … Oui, oui, on connaît Gaston Cédugaze, y nous plait bien, il est génial, mais là, on a pas le temps, les enfants … »

Sans quoi, faute d’une préparation solide, tu te retrouves toute les deux minutes avec un boulette de PQ au bout des doigts qu’il te reste à foutre le plus discrètement possible sous la bâche frontal d’un forain sous le regard réprobateur de la queue de bobos « Saladessanstrucschimicophiles » qui te guigne d’un œil sévère ou à te mettre en quête d’un réceptacle prévu à cet effet pour la quatrième fois de la matinée.

Ces enculés me culpabilisent, EN PLUS !

Dites, les connards :

Votre candidat à vocation, cela va de soi écolo, il en penserait quoi, du marchand d’œufs du bout du marché qui nous envahirait de prospectus pour ses cocos ( Pardon Marie George. Rien de perso. Tu dois te sentir si seule, désormais, place du Colonel Fabien, avec ta citerne de « Borch » au sous-sol, et personne pour rompre le « Pirojki » avec toi ), du charcutier qui nous inonderait de « Messages » pour faire valoir notre droit souverain à mettre une paire de « Francfort » sur toutes les tables, du légumiste qui nous assommerait de tabloïds pour nous vendre ses salades ?

C’est MAL, il dirait, ton candidat. Et il aurait raison.

Alors écoutez-moi, les garçons et les filles : Dès la semaine prochaine et à l’instigation des as du marketing que votre patron à sous le chéquier, je veux vous voir avec DES CORBEILLES à PAPIER frappées de l’effigie de votre héros accompagné de sa sentence préférée.

Ainsi, au lieu de vous fuir, on vous CHERCHERA sur le marché, avec nombres d’a priori favorables de surcroît, ce qui va dans le sens qui vous titille, je suppose. Vous rentrerez à la permanence de campagne avec de pleines corbeilles des autres salopiots en boulettes  à brûler en guise de feux de joie, et last but not least, il va sans dire que nous nous ferons un devoir de voter en retour pour le candidat des corbeilles à papiers, quelque en fusse l’étiquette, si je puis me permettre cette boutade, mais comme le soulignait il y a déjà for longtemps l’excellent Alain Chabat : C’est bon de rire parfois.

Vous devriez essayer.

 

Pépère  

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04/06/2007

And my ass ? Is it chicken ?

And my ass ? is it chicken ?

 

C’est lundi et ce n’est pas « Raviolis » Ce sera selle d’agneau/haricots verts en ce qui nous concerne, avec un filet d’huile de noisette, quelques pluches de cerfeuil et une lame de beurre salé juste avant de servir les haricots de jardin de mon pote du marché qui fait des haricots de jardin à un prix scandaleux, l’enculé, mais bon, on boit le coup quand même, des fois. A propos, je vais peut être cassé un « Pauillac » à l’apéro, tiens, un « 2002 » … Chombert adore les vins de garçon, avec bien entendu du Coca « Light » derrière, car moi, j’adore dîner au Coca « Light » et foutre le Bronx chez les œnologues. D’ailleurs dans « Œnologues » il y a « nœud » comme dans « Sarkosy », il y a « Cosy » et dans « Royal », il y a « Au bar »

Y’a pas de hasard, Dieu existe et Darwin une tarlouze baratineuse.

Je le sentais.

Ce qu’il y a de super le lundi, c’est qu’il n’y a aucune sorti de film. C’est toujours ça de pris. Les chroniqueurs « Cinéma » sont aux commissions et je vais en profiter pour les insulter sans trop risquer de me faire péter la gueule par les plus balèzes. Nombre de lecteurs se sont étonnés de cette marotte innocente qui consiste à haïr cette sous race plus encore que les nègres, les bougnoules ou les golden retriever qui puent le chien mouillé même quand les aveugles sont à sec.

« C’est hors de proportion » m’écrit une lectrice anonyme dont je me fous de l’opinion.

Attention cependant, encore faut-il distinguer dans l’appellation oh combien mal contrôlée l’amateur de cinéma du professionnel de la tchatche cinéphilique.

Le premier sévit au zénith de sa turpitude dans les dîners ou l’on se rend avec l’espoir d’y trouver une once du silence qui fait le charme des repas monastiques ou l’on mastique en paix sous la gencive de Dieu.

Et bien non, nom de Scorcese ! Le con en a vu long comme la queue et entend nous faire profiter des résultats de Cannes commentés avec la compétence qui pousse son alter ego à composer gouvernement et équipe de France d’une même poussée acnéique. Lorsqu’il est d’humeur nostalgique plutôt que prémonitoire, la même bobine a le culot d’envoyer à son compte l’inoxydable « T’as vu , Un bourre-pif, en pleine paix ! Mais il est dingue, ce mec ! … » avec une justesse de réplique dont on ne trouve plus l’équivalent que dans les sagas de « France 2 » et la grande gueule de Mimi Matie et qui met rétrospectivement le rouge aux oreilles à cette évocation en pilotage automatique de Blier et d’Audiard ( 1 )

Mais foin de ce con-là, c’est de l’autre que j’entends causer.

Et il chronique, le con, au mètre de pellicule linéaire. C’est plus fort que lui ( Elle. Ce sont souvent des pelli(en ?)culeuses mais de quoi, grand Dieu !! ? )

L’as-tu vu commenter le film AVANT le film ? Ca, c’est quelque chose.

Nul ne s’insurge plus dans ce monde sans couilles et chacun désormais de supporter le commentaire pré mâché en pianotant distraitement la zapette pour échapper au cuistre en se régalant des fessiers de Laurent Romesko au risque de faire une fausse route en salade ( Chombert )  ou de Catherine Laborde pour les vrais vicelards amateurs de manche à balai sémaphoro-anorexique dont je brigue dans le secret de mon cœur la présidence du fan club.

Et pourtant …

Imagine un instant que ça se passe comme ça DANS LA VIE. Que quelqu’un vienne systématiquement te casser l’appétit avant que t’achètes ta viande. T’as un vrai dur de la feuille (2) en tablier blanc et vareuse « Pied de poule bleu » qui t’entreprend au milieu de la boucherie, micro en pogne …

            - … Et bien Ferdinand, le bœuf que nous allons boulotter ce soir dans « Tournedos à la Périgourdine » a en fait commencé sa carrière à Saint Bonnet de Salers. C’est Gérard Vagin, éleveur à Saint Bonnet, qui lui fait faire ses premiers pas dans un pré, auprès du reste du troupeau d’abord, ou il a longtemps brouté auprès de sa mère, avant de monter dans les pâturages d’altitude à l’occasion d’une transhumance d’été qui sera pour Ferdinand une révélation de même nature que celle qui conduisit Stanley Kubrick a préféré en définitive les filles à Sylvestre et Titi. Ferdinand aurait d’ailleurs pu en rester là si un ragoût immodéré pour les voyages en bétaillère ne l’avait définitivement éloigné du barbecue des Vagin, au grand dam de Catherine Vagin qui avait du monde dimanche, mais ça fait rien, je ferai une quiche. C’est bon aussi, la quiche, avec une bonne salade.

C’est en tous cas la rencontre avec Jean Marc Sarkoso, un équarisseur émigré d’origine suspecte qui sera le déclencheur pour Ferdinand : Dès lors, il n’a de cesse que de devenir barbaque ! JM Sarkoso va lui révéler quelques trucs qui vont emporter le morceau comme le fameux « coup de calibre dans l’oreille » ou la « Carcasse suspendue » Dans ses mémoires parues aux Editions du Steack, l’équarisseur souligne à plusieurs reprises les étonnantes aptitudes de son protégé à privilégier les morceaux du boucher. Ferdinand résumera d’ailleurs lui-même cette inclinaison qu’on ne peut que difficilement distinguer du « Don » par la réplique demeuré fameuse « Meuh-euh ! »

 Personne n’a oublié « Morceaux à braiser » ou « Entrecôte » bien sûr, dont la saveur est encore sur toutes les lèvres, mais qui se souvient des trop méconnus « Poire » ou surtout « Hampe », qui a pourtant obtenu le bout de gras d’argent de la commisse de Saint-Fargeau avant que les restes ne connaissent une carrière internationale comme aliment pour chats ?

C’est bien entendu avec « Le train de côtes siffleras trois fois » que Ferdinand obtient la consécration, mais trêve de bavardage, je vous laisse maintenant savourer votre « Tournedos » en y mettant, si je puis me permettre cette boutade, « Toute la sauce … »

 

Pépère

 

(1)   Qui convenait avoir tant piqué au premier

(2)   C’est le hachoir du boucher  

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31/05/2007

Brialy

 

            Brialy

 

 

            Ce matin, radio « Bistro » est triste.

Comme beaucoup de flâneurs endémiques ( En abrégé : fainéants ), j’ai une existence riche en rades et sottises de comptoir qualifiées dont je savoure en amateur délicat le jus acidulé. En ce moment par exemple, je sirote mon « Noir » d’une oreille faussement distraite dans un établissement à portée de faux col de la mairie de Saint Maur des Fossés.

Ce matin donc , radio « Bistro » dans son infinie sagesse éloigne sa conversation des préoccupations de mise entre coude à coude de comptoir, foot, bagnole, salopes, télé, la fille « Drucker » avec un ministre, tu penses, insécurité, chômage, chiffres bidonnés, on peut avoir des cacahouètes, madame Renée ? …Les drogués en général et le tour de France en particulier, le baratin politique « Tous des pourris, si tu regardes bien » et les impôts locaux qui les ont pas attendus pour décoller, arrête, et les vannes sur les PD, et celles sur les « Youds », et celles sur les bougnoules, te fâche pas Ahmed, c’est pour rire,  tiens, et celle sur la chatte à Ségolène, tu la connais, Ahmed, celle sur la chatte à Ségolène  ?  Il est con ç’t’arabe ! …

Bon, on se rafraîchit, on se détend.

Nombre de socio-trucs ont souligné le rôle indicateur, salvateur, rédempteur, à moteur, et ta sœur, de cette sono locale à ras des préoccupations quotidiennes. Je suis plus réservé. La connerie n’est qu’un bon indicateur de connerie et ne représente que la seule espèce de cons qui les profèrent. Cependant, il arrive quelquefois qu’un œcuménisme de propos fédère un matin les « Moulins à rata » chers à mon Chonchon en soulignant du diapason d’une brève mise en veilleuse l’émotion qui s’est éveillée au hasard d’un « Tsunami » fédérateur ou d’une disparition qui touche le corps en son entier.

            Ca te fait un peu comme une minute de silence spontanée, avec ses rots, ses pets et ses chuchotements, mais spontanée quand même, si tu vois ?

            Donc ce matin radio « Bistro » est triste comme tous les matins ou Jean Claude Brialy est mort.

            Une dame maigre en col roulé rouge laisse tomber d’une voix superbe, torréfiée aux Malboro « Rouge »

-         On l’a vu à la télé Y’a pas longtemps, pourtant.

            La patronne me sert en me guignant du coin de l’œil mais en s’adressant aux autres par politesse, avec l’espoir que je vais tout de même lâcher du fumant car elle « Sait » mon coupable passé chaud bises.

-         Il était bien, encore. On voyait pas du tout qu’il était malade. Vous le saviez, vous, qu’il était malade ?

Et avec l’autorité que confère la sagesse afférente à son rôle de maman de ce petit monde :

-         C’est toujours pareil ! Y’en a, Y se plaigne jamais ! Tu le sais même pas qu’ils sont malades ! Et puis t’en as, Y se plaignent tout le temps, et Y z’ont pas grand-chose, des fois ! …

D’un bout du cuivre ( c’est un bar en cuivre jaune, tiens ! ) à l’autre, on commente cette observation paramédicale dont on conviendra le bon sens.

            Un monsieur hors d’âge dit

-         C’est dommage. Il était bien.

La patronne, songeuse, enlève le mot de la fin.

-         C’est vrai. Moi je l’aimais bien. Il était bien cet homme-là.

 

Je n’ai pas connu Jean Claude Brialy, mais je vais dire ( Un peu ) le contraire puisqu’il ne viendra plus m’emmerder à propos du propos et que beaucoup d’autres vont rouler des mécaniques autour de la dépouille sans plus de légitimité.

D’abord, est-ce qu’on peut « Ne pas avoir connu » quelqu’un d’aussi connu ? Assurément non. Epargnons-nous la filmographie inégale et donc attachante de ce charmeur de fond dont je retiendrais paradoxalement l’improbable et loufoque prêtre de l’année sainte ou le tonton aux yeux de verre de « L’inspecteur Lavardin » plutôt que des rôles plus respectés. C’est précisément le soin méticuleux que certains donnent à avoir l’air de ne pas y attacher d’importance qui rend leur travail élégant.

« Something more extra »

Je dirais d’ailleurs que ce mec-là savait s’habiller. C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi …

Je l’ai vu aux « Bouffes parisiens » qui est son théâtre. Je l’ai vu à « l’Orangerie » qui fut longtemps son resto de l’île Saint-Louis. Le soir, j’y dînais quelquefois. Ce n’était pas très bon, mais ce n’était pas très grave non plus. Il ne faisait que le « Jean Claude Brialy » et encore, quand il était, mais ce n’était déjà pas mal. J’aurais voulu qu’il racontât à mon usage ce que je l’ai entendu narrer ailleurs. Comme la fois ou Elisabeth Taylor et Richard Burton sont sortis ourdés à mort de son restaurant.

Je l’ai poursuivi un temps. J’avais à l’époque une « Base » informatique avec une quantité de célébrités dedans avec autant que possible leur téléphone « Perso » ( Ils en changent souvent )  Un outil de travail indispensable. Pour en accroître l’efficacité, il y avait une « Entrée » par type d’activité : chanteur, comédien, réalisateur etc.

Pour le fun et par admiration, à « Jean Claude Brialy », j’avais indiqué à côté de son nom : Homme à tout faire.

Je voulais le convaincre de raconter, non pas ses mémoires, il n’était pas assez imbécile pour faire ça ni moi pour les recevoir, mais un « Roman de peut être ou peut être pas » au gré de sa fantaisie.  Il déclinait au téléphone avec une politesse infinie qui lui ressemblait. D’autres que moi ont été plus tenaces ou plus adroits et n’ont eu qu’à s’en féliciter.

Je m’en fous. J’aurais bien voulu faire un livre avec ce mec-là. Pas pour le livre. Pour les entretiens. Pour mon kif, quoi.

Une anecdote peut être pour pouvoir prétendre à ce que j’affirmais sans vergogne plus haut, mais j’ai pour excuse que j’aurais voulu et c’est l’essentiel.

Un mien camarade et même associé magouillait à ce moment avec une vedette à moustache qui, plus tard, rencontra sans moustache la gloire avec un grand « Oire » en reprenant un vieux naveton avec tous son chœur, mais c’est pas la question. La vedette ne m’aimait pas beaucoup, mais « l’Associé », fallait se le farcir en sus, c’est la règle, et d’ailleurs, je n’en raffolais pas non plus, du splendide petit bonhomme.

Ce soir là, nous dînions en face d’« Artmédia » qui se trouvait encore à l’époque avenue George V, dans une brasserie tenu par « Emilio », un épatant vieux coco que l’on m’avait vendu comme un ancien secrétaire de Jeanne Moreau ( ? ) Notre illustre moustachu venait de commettre en tant que « Réal » un forfait cinématographique dans lequel le Brialy avait pointé le bout de son talent ( une « participation », ça s’appelle ) quasiment pour des nèfles, pour le « Chic » comme aurait dit Signoret, ce qui, on s’en doute, n’est pas si fréquent. Donc ce soir, nous dînions pour dire « Merci »

Brialy est arrivé avec son coco du moment, un « Bruno » jeune, beau, brillant et spirituel qui donnait envie de demander à ces deux-là de nous mettre un petit de côté au cas ou la science … Ca aurait dû être délicieux, ce repas, et ça l’a été.

A un moment, évoquant un fâcheux, comme on disait naguère, notre vedette a lâché sans y penser « Quel P.D, celui-là ! » Sans conséquence. Comme on dit « Quel P.D ! », quoi, d’un hétéro pur fruit, non pour souligner ses préférences mais pour marquer le mépris dans lequel on le tient, tant il est vrai qu’un tas d’hétéros se révèlent à l’usage des « Putains de pédés ! » tandis qu’on rencontre au contraire des « pédés » qui sont des « Putains de mecs ! » Si tu vois …

Brialy ne l’a pas mal pris, bien sûr. Juste il a eut un geste exquis dont je me souviens aujourd’hui en voulant croire que ce geste-là, il l’a eu pour moi, puisque je ne l’ai jamais oublié et que je dois être le seul.

Donc « Quel PD ! » Brialy monte à hauteur de son visage le couteau qui étincelait au bord de son assiette et avec un sourire malicieux se contemple dans la lame polie comme un miroir, en silence.

Un ange est passé et nous avons tous bien ri.

Plus tard, je l’ai recroisé à Ramatuelle ou ailleurs. Il fronçait le sourcil pour faire semblant de me reconnaître et j’établissais une connivence de sourires pour épater mon entourage, mais sans y croire non plus.

C’est bizarre mais il y a mille façons de mesurer sa propre mort. Ma musique à moi s’éteint doucement au rythme des gens que j’ai connu et admiré comme tout le monde et qui s’en vont en me laissant à chaque fois un peu plus moribond. Je ne parle pas ici de ceux que j’ai connu intimement, quelques uns. Ceux-là s’en vont comme s’en va la famille. C’est pas pareil.

Non, je parle des vedettes dont je ne fais pas tant de cas, vivants, mais qui m’enlèvent un morceau de vie, à chaque fois, en partant.

Gabin est parti et on me dit moins « Arrête de faire ton Gabin » Sacha Distel est parti et c’est les « Carpentier » de mon enfance ( ceux de la chanson de Benabar ) qui barrent en couille avec notre salle à manger prétentieuse et inconfortable comme elles étaient en ce temps-là pour regarder la télé. Y’avait qu’un fauteuil disponible pour quatre. Imagine la Baston. Lennon est mort. Imagine aussi, oui, bon. Harrison est mort et Richard Starkey devrait y penser. Jim Morrison, Jimmy Hendrix, T-Rex, comme disait Gainsbourg, qui est mort aussi. Et Dalida ? Et Jean Bouise, que j’adorais. Et Louis Seigner ? Et Frédéric Dard ? Et Desproges, MON Desproges … Comme dans la chanson de Renaud, qui ne va pas très bien non plus. Et Bébel en confiture de dur … et Delon encore plus amoché ?

Chaque fois. Un morceau. De moi, du passé. De MON passé. Salaud. Voleur. Quand vous serez tous partis, moi aussi.

C’est égal. Elle a raison, la dame du bistro : Il était bien, cet homme-là.

Sur le grand arbre, en face de la maison, il manque une feuille.

Encore une.

 

Pépère.

 

 

 

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18/05/2007

Les aventures de la France : Pour ta gouverne

Pour ta gouverne.

 

Beaucoup d’observateurs chauffent de l’édito en supposant que ce jour est le plus important de la semaine politique, mais c’est à tord, Totore, car mon anniversaire, c’était hier.

Voilà comment on rate l’évènement.

Bref, ce matin en couverture de l’ancien journal  « Libération », le Petit se la joue « Djeun ‘s » en culotte courte et groles avachies de sportif militant, et déploie à cette occasion la panoplie traditionnelle de l’ancien pauvre qui a enfin touché sa « Platinium » : Pendule de salon au poignet et étalage complaisant de sa petite « Virgule », pas celle dont Cécilia a fini de tenir la gérance, arrêtez de déconner, il est Président, tout de même, non, l’autre, « Just do it », quoi.

Donc entièrement niké du sol au plafond, ce qui ne fait pas si long, OK. Il devrait quand même décroché le premier contrat à l’export en béton de la France sous forme d’un deal avec la cellule « Marketing street wear présidentiel » de la célèbre firme dédiée au pue la sueur  chics « Seulement parce qu’ils le veulent bien »

Bien entendu, les boys in the band n’ont pas fait que du business ce matin, nul ne l’ignore.

Mesdames et messieurs, j’ai donc l’honneur et l’avantage de vous déclarer que je laisse à mes camarades des médias bien notés le soin de vous accabler des fébriles digressions aussi interminables que vaines sur les « 15 », leur vie, leurs œuvres, que je commenterais avec  d’autant moins d’enthousiasme, que suivant usage, on aura définitivement oublié blaze et fonction de la moitié d’entre eux lundi. 

Au mieux pouvons nous ricaner en tout hooliganisme d’une tendance lourde au « Groupir » pour faire genre « Efficace » qui impose des appellations à tiroirs et juxtapositions hasardeuses assez savoureuses.

Ainsi d’Alain Juppé, le seul ministre d’Etat ( Mais dans quel état ?) Il touche d’une part « l’Ecologie et le développement », un mariage a priori contre nature mais le bordelais est lui-même une belle mécanique aux enzymes naturelles et il envisagerait selon nos sources claires de sauver Peugeot par sa division « Cycliste » en faisant massivement pédaler les grandes agglomérations bien au-delà des aspirations les plus folles du maire de Paris. Le ministre aura aussi en charge le « Développement durable » ce qui suppose que l’autre développement soit le Développement qui ne durera pas.

On s’en doutait un peu.

Jean Louis Borlo a l’Economie, aux finances et à l’emploi. Aussi sec.

Madame Alliot-Marie sera à l’Intérieur et à l’Outre-mer ce qui est un peu dommage quand il fait beau, mais entre un coup de matraque et un coup de soleil, avec ces mélanomes qui traînent au large de Mururoa, le choix raisonné s’imposait de lui-même.

Aux affaires étrangères, Bernard Kouchner, ce qui est moins surprenant qu’on a assez désobligeamment voulu le laisser entendre. D’abord, ça rime. Et puis Bernard ne foutait plus grand-chose depuis qu’il s’est fait secoué son business d’armateur de galères par ses copains « French doctors ». Christine Ockrent en a plein le cul de le voir traîner en peignoir à la maison jusqu’à point d’heure et « Etrange affaire » ou pas, elle lui a justement fait valoir qu’il avait qu’à pas s’occuper de ce que racontaient ses traîne lattes de copains du P.S. qui sont pas les derniers pour filer des bons conseils, tiens ! Tu ferais mieux de t’occuper de prendre un travail, il a l’air très bien ce monsieur …

On a assez gonflé les poumons du Petit avec son ministère  des bougnoules pour que je n’accable pas monsieur Hortefeux ( Sauf le blaze, mais là, c’est lui qui me cherche ) « Immigration, intégration, identité nationale » je comprends très bien qu’il s’agisse d’une « fleur » sans conséquence faite au 8 ou 10 % de racistes et d’antisémites qui attendent légitimement que le Président remette un peu les Niakoués à leur place. Seulement la dénomination crée ici comme ailleurs une confusion coupable ( TOUS coupables ) Qu’est-ce que « L’identité nationale » vient foutre avec les merguez grillées dans les parties communes  et les paraboles géantes sur les balcons pour capter en douce Al Djazira, mmmmmm ? Permettez-moi de vous suggéré cher Brice de Clermont-ferrand, un subtil remaniement ministériel qui vous conduirait à la tête du « Ministère de l’immigration, de l’intégration et de la désintégration » qui aurait pour mérite de clarifier les esprits et d’apporter un vent frais aux odorantes réminiscences de juifs grillés dont le parfum suave ne manquerait pas de retomber sur les derniers écervelés du FN en prévision de législatives qui s’annoncent d’ors et déjà succulentes.

« Travail, relations sociales et solidarité » je m’excuse, mais je suis obligé d’émettre encore une réserve que ne contredira pas Xavier Bertrand qui n’est plus un fidèle lecteur depuis que son chef de cabinet l’a abonné à « Marie-Claire » Je me contenterai de faire remarquer au ministre que c’est précisément avec un bon tissu de relations sociales et un minimum d’appel à la solidarité que l’on peut s’épargner ce que le travail peut avoir de plus dégradant comme de se lever à des heures indignes ou participer de mauvaise grâce à des tâches avilissantes au prétexte un peu dégradant sur le plan de la morale de pouvoir prétendre espérer un salaire et des tickets « restaurant » en échange de ce carnaval.

C’est en tous cas Rachida Dati que « Word » s’obstine assez désobligeamment à considérer comme une faute d’orthographe, qui sera garde des Sceaux, sans qu’on sache à l’instant ou je rédige s’il faudra désormais en appeler à la garde des sottes quand s’accompliront des inepties.

Roseline Bachelot à la santé : On le savait déjà. Elle s’appelle en fait Bachelot-Narquin. Nous l’ignorions. Elle à la jeunesse, ce dont nous n’aurons pas la cuistrerie de douter. Ca va être aussi du sport. On commence à être habitué.

Christine Boutin a le logement et la ville ce qui confirme le bruit qui courrait depuis longtemps dans le 9-3 : Arrête, déconne pas, ça existe pô, les mecs à la campagne ! Y sont juste là pour quand tu passes avec ta bagnole ! Après, Y rentre à la cité ou en zonzon comme tout le monde ! Oueuch ! Il est con, lui !

Christine Lagarde est notamment « Ministre de la pêche » ce que je trouve rafraîchissant et d’un augure rassurant dans un gouvernement dont la première priorité déclarée est « Le travail »

Il y a un haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté dont sont écartées les solidarités inactives. Xavier Darcos, rappelons-le, fait lui dans « le travail, les relations sociales ET la solidarité » Je pense que le premier ministre aura voulu distinguer ici la sympathique solidarité de tireurs de sonnettes des piliers de bistro de celle des « Tu vas à la photocopieuse, tu peux me tirer ça ? » et son inévitable corollaire grommelé en s’y rendant «  Je te tirerais bien autre chose, salope ! » fondé sur les liens indéfectibles qui unissent les gens qui s’emmerdent de concert à 35 heures la semaine, mais l’option « Heures supplémentaires » se dessine comme « Open » pour les plus friands.

Notons à ce propos que « Borlo » est à l’emploi et Bertrand au « Travail » et saluons au passage ce distinguo adroitement mis en avant par les pouvoirs publics entre « Avoir un emploi » et « Travailler »

Enfin, last but not least, Eric besson, le traître officiel, se voit doté des 30 deniers de « La prospective et de l’évaluation des politiques publiques »

Je me demande si ça valait ça.

 

Pépère

19:49 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/05/2007

Les aventures de la France : Marianne et Cécilia

                                           Marianne et Cécilia

 

            Deux points au moins qui n’auront pas échappé durant la retransmission du match Chirac/Sarkozy qui aura tenu la France monarchiste en haleine durant la journée de couronnement.

            Je boude pas :

Je suis snobé à mort par les uniformes rutilants des larbins militaires ou huissiers, les bourrins blancs de robe, le petit prince qui joue avec le collier de papa, la 605 « Landaulet », c’est comme cela que l’on doit dire de cette berline découverte, mais le jeune con qui lisait sa fiche et en attribuait justement la carrosserie à Chapon ( Un français ) ne le savait pas. J’adore les bagnoles et ma meuf qui elle, adore les couronnements, vous savez comment sont les « meufs », ce qui m’a permis de mater sans me déshonorer en ponctuant d’un commentaire sarcastique pour sauver mon indépendance d’esprit et un vieux fond d’imbécillité.

Le premier point est le plus touchant.

J’imagine que les lavettes bien informées du premier cercle de presse se gausseront de ma naïveté. Ceux-là savent tout de la chose mais se garderont de t’en livrer une once au prétexte que la lâcheté journalistique nationale ne doit pas être remise en cause un jour comme aujourd’hui. Faut donner des gages au nouveau maître si on entend être en cours pour le quinquennat.

Il était ému, le Petit, et touchant. Je crois pas qu’il déconnait pour les caméras. Il a … Putain ! Il a bossé pour en arriver là. La France. L’ivresse d’être en HAUT. Rien, plus rien au-dessus. Et tout ce vide … t’as intérêt à avoir quelqu’un pour te tenir la main.

Et là, ça n’allait plus du tout.

Je crois, mais ça n’engage que moi, je crois qu’il avait envie de pleurer AUSSI pour ça, Nicolas. Il cherchait le regard de sa meuf à lui, parce que quand t’es arrivé là, il te faut une meuf pour te regarder faire l’homme. Tu peux le comprendre, ça …

Et Cécilia, non.

Ca se voyait comme un peigne au milieu du chariot à desserts :

Le boxon qui déchire le cœur entre ces deux-là. Les tractations laborieuses des émissaires parce que la raison d’Etat. Déconne pas Cécilia : Je peux pas me pointer avec une poule en robe neuve ou pire, en célibataire. Ca se fait pas. On arrangera nos vies. Bien d’autres puissants l’ont fait avant nous. Je te promets. Je jure. Tu sais quoi ? Plus tard, peut être, tu te barreras par l’escalier de derrière l’Elysée, sur la pointe des pieds, tandis que j’annoncerai patati, patata … Tu sais que je sais le faire, ça. Mais là, je t’en prie, tu peux pas me faire un coup pareil !

Alors bon.

Elle est intéressante cette cousine qui se fout de recevoir la France et le pouvoir qui s’y attache de son amoureux. Parce que CA, ça se voit comme les larmes qui te brouillent la vue quand elles s’en vont. Il pipeaute, le Nicolas. Il invoque la raison d’Etat pour ne pas dire « T’en vas pas » comme le petit garçon que nous sommes à ce moment-là. Ca le rend étrangement humain, justement, cette évidente banalité. Y’a eu une scène terrible que j’invite ceux qui ont enregistré le machin a visionner.

Ils sont dans je ne sais quel salon et la partie « Officielle » des tralalas est terminée pour le moment. Y’a la tribu Sarkozy et consorts en rang et le petit grand homme effleure la joue de sa femme comme on le fait des gens qu’on aime. Qu’on aime vraiment, je veux dire.

La glace de cet instant.

Sa femme détourne légèrement la tête pour ne pas avoir à croiser son regard et lui échapper QUAND MEME.

Pour dire « We have a deal » et fous-moi la paix !

La glace.

Il m’a semblé, mais je me trompe peut être, que Nicolas ne pleurait pas que son destin, ce matin-là.

L’autre point est plus détendu.

Ah donc, Sarkozy qui se révèle dégourdi mais nous l’en soupçonnions et le premier qui dit « Soupe à l’oignon » prend la porte, Sarkozy a réussi à nous faire croire, au moins pour cet instant, à un effort d’ouverture.

Bon.

Joli dans le principe. On s’incline et on ne boude toujours pas. On attend de voir.

Il n’en demeure pas moins que c’est de la bonne politique politicienne qui rappelle ce qu’en son temps François Mitterrand fit subir lui-même à la droite en soutenant objectivement l’extrême droite, foutant le bordel ainsi pour longtemps. Manquera sans doute au Petit Nicolas une extrême gauche crédible à … Disons 8% mais ce ne sera pas faute d’avoir essayé.

Plutôt adroit, sympathique et allez, de bonne guerre donc, puisque joignant l’utile à l’agréable en niquant au passage Bayrou ET les socialos, surtout eux, même, coincés quoiqu’en dise mielleusement le Président entre l’opportunité de se renier et celles de passer pour d’indécrottables vieux cons, ce dont ils n’avaient pas tant besoin ces jours-ci.

            Une sorte de démonstration a contrario, puisque évidemment, trouver des personnalités de gauche plus ragoûtantes qu’Eric Besson va de fait se révéler  en définitive plus coton que de trouver un exemplaire des « Mathématiques fractales pour les nuls » dans le bureau de Christian Estrosi.

On aura bien vu Max Gallo faire le galopin pour s’assurer un repas chaud et l’on chuchote très fort que Claude Allègre serait rempli d’… De joie à l’idée de rempiler dans les hussards de droite, mais même en comptant Kouchner comme « De gauche » et vaut mieux pas être dyslexique, le compte n’y est toujours pas pour le moment.

Tu sais quoi, au fond ?

Le « Centre » prôné par le Petit président me fait en somme moins penser à un rassemblement de toutes les bonnes volontés qu’à un centre commercial.

Bon : j’ai dit, on boude pas

 

Pépère. 

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