09/06/2007

Les aventures de la France : Papier tue-mouches

De plus en plus brillant copie

Les aventures de la France :

Un papier sur les papiers

 

PVVA ( Pépere Voyou  Voyeur Agency ) Envoyé spécial au marché

            Gardons-nous de décerner hâtivement la palme de l’imbécillité militante à nos deux camarades du Modem saisis ce matin sur le vif à l’orée du marché du cours de Vincennes ( Paris 12ème) et félicitons les au contraire d’avoir su fédérer « La rue » à leur côté dans ce sympathique combat d’arrière garde qui réunit français de souche et population immigrée dans un même souci revendicatif de faire valoir leur point de vue auprès des masses pas si laborieuses du samedi matin, veille du premier tour des législatives.

            Mieux vaut tard que …

            A propos, voici des semaines que les militants toute étiquette confondue nous inondent d’affichettes décourageantes aux couleurs de leur corniaud favori.

Il va sans dire que c’est à qui défendra le mieux une planète finalement pas si dure de la feuille, à en croire ce steack de notices et « Flyers » à déboiser les collines que l’on jurerait librement traduit du laotien de montagne par un logiciel fourni par les malfaisants du camp d’en face.

Les crétins youkaïdi, youkaïdesque de militants nous emmêlent ( Et je suis poli ) par-dessus le marché, et se côtoient en nuée d’insectes envahissants mais, il faut en convenir, bon enfant.

N’empêche : Avez-vous essayé de faire un marché ces jours-ci ? On zigzague entre cette vermine qui exaspère autant le volailler que le pigeon par une compétence statique à se poser le cul aux passages stratégiques de marchés déjà fort encombrés et y demeurer ( le mot est faible ) jusqu’à épuisements des parti(e)s politiques. 

 Faut être organisé, prêt dans sa tête, et drôlement affûté pour affronter l’engeance. Article 1, s’occuper les mimines pour échapper à la distribe, un panier dans une pogne, une chiée de sacs de bouffe dans l’autre, le canard entre les dents, les poches chargées de kilbus pour le rafraîchissement, sandwichs et croissants entamés, sucette autocollante, les jouets des enfants, le courrier, les factures qui dépassent, la poussette pleine de mômes loués à une voisine aimable au besoin pour la circonstance, le caddy croulant sous un wagon de merde « En promotion », plus UNE place afin de pouvoir hausser l’épaule de libre et adopter un sourire contrit pour s’excuser de devoir refuser le papelard en lâchant en bavant dégoulinant sur le journal et en désignant la poussette du regard « Ch’é chentil, votre collègue en a déchà mis une pile dans le « Change » de la betite … On va les regarder à la maison … Oui, oui, on connaît Gaston Cédugaze, y nous plait bien, il est génial, mais là, on a pas le temps, les enfants … »

Sans quoi, faute d’une préparation solide, tu te retrouves toute les deux minutes avec un boulette de PQ au bout des doigts qu’il te reste à foutre le plus discrètement possible sous la bâche frontal d’un forain sous le regard réprobateur de la queue de bobos « Saladessanstrucschimicophiles » qui te guigne d’un œil sévère ou à te mettre en quête d’un réceptacle prévu à cet effet pour la quatrième fois de la matinée.

Ces enculés me culpabilisent, EN PLUS !

Dites, les connards :

Votre candidat à vocation, cela va de soi écolo, il en penserait quoi, du marchand d’œufs du bout du marché qui nous envahirait de prospectus pour ses cocos ( Pardon Marie George. Rien de perso. Tu dois te sentir si seule, désormais, place du Colonel Fabien, avec ta citerne de « Borch » au sous-sol, et personne pour rompre le « Pirojki » avec toi ), du charcutier qui nous inonderait de « Messages » pour faire valoir notre droit souverain à mettre une paire de « Francfort » sur toutes les tables, du légumiste qui nous assommerait de tabloïds pour nous vendre ses salades ?

C’est MAL, il dirait, ton candidat. Et il aurait raison.

Alors écoutez-moi, les garçons et les filles : Dès la semaine prochaine et à l’instigation des as du marketing que votre patron à sous le chéquier, je veux vous voir avec DES CORBEILLES à PAPIER frappées de l’effigie de votre héros accompagné de sa sentence préférée.

Ainsi, au lieu de vous fuir, on vous CHERCHERA sur le marché, avec nombres d’a priori favorables de surcroît, ce qui va dans le sens qui vous titille, je suppose. Vous rentrerez à la permanence de campagne avec de pleines corbeilles des autres salopiots en boulettes  à brûler en guise de feux de joie, et last but not least, il va sans dire que nous nous ferons un devoir de voter en retour pour le candidat des corbeilles à papiers, quelque en fusse l’étiquette, si je puis me permettre cette boutade, mais comme le soulignait il y a déjà for longtemps l’excellent Alain Chabat : C’est bon de rire parfois.

Vous devriez essayer.

 

Pépère  

19:31 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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