04/06/2007

And my ass ? Is it chicken ?

And my ass ? is it chicken ?

 

C’est lundi et ce n’est pas « Raviolis » Ce sera selle d’agneau/haricots verts en ce qui nous concerne, avec un filet d’huile de noisette, quelques pluches de cerfeuil et une lame de beurre salé juste avant de servir les haricots de jardin de mon pote du marché qui fait des haricots de jardin à un prix scandaleux, l’enculé, mais bon, on boit le coup quand même, des fois. A propos, je vais peut être cassé un « Pauillac » à l’apéro, tiens, un « 2002 » … Chombert adore les vins de garçon, avec bien entendu du Coca « Light » derrière, car moi, j’adore dîner au Coca « Light » et foutre le Bronx chez les œnologues. D’ailleurs dans « Œnologues » il y a « nœud » comme dans « Sarkosy », il y a « Cosy » et dans « Royal », il y a « Au bar »

Y’a pas de hasard, Dieu existe et Darwin une tarlouze baratineuse.

Je le sentais.

Ce qu’il y a de super le lundi, c’est qu’il n’y a aucune sorti de film. C’est toujours ça de pris. Les chroniqueurs « Cinéma » sont aux commissions et je vais en profiter pour les insulter sans trop risquer de me faire péter la gueule par les plus balèzes. Nombre de lecteurs se sont étonnés de cette marotte innocente qui consiste à haïr cette sous race plus encore que les nègres, les bougnoules ou les golden retriever qui puent le chien mouillé même quand les aveugles sont à sec.

« C’est hors de proportion » m’écrit une lectrice anonyme dont je me fous de l’opinion.

Attention cependant, encore faut-il distinguer dans l’appellation oh combien mal contrôlée l’amateur de cinéma du professionnel de la tchatche cinéphilique.

Le premier sévit au zénith de sa turpitude dans les dîners ou l’on se rend avec l’espoir d’y trouver une once du silence qui fait le charme des repas monastiques ou l’on mastique en paix sous la gencive de Dieu.

Et bien non, nom de Scorcese ! Le con en a vu long comme la queue et entend nous faire profiter des résultats de Cannes commentés avec la compétence qui pousse son alter ego à composer gouvernement et équipe de France d’une même poussée acnéique. Lorsqu’il est d’humeur nostalgique plutôt que prémonitoire, la même bobine a le culot d’envoyer à son compte l’inoxydable « T’as vu , Un bourre-pif, en pleine paix ! Mais il est dingue, ce mec ! … » avec une justesse de réplique dont on ne trouve plus l’équivalent que dans les sagas de « France 2 » et la grande gueule de Mimi Matie et qui met rétrospectivement le rouge aux oreilles à cette évocation en pilotage automatique de Blier et d’Audiard ( 1 )

Mais foin de ce con-là, c’est de l’autre que j’entends causer.

Et il chronique, le con, au mètre de pellicule linéaire. C’est plus fort que lui ( Elle. Ce sont souvent des pelli(en ?)culeuses mais de quoi, grand Dieu !! ? )

L’as-tu vu commenter le film AVANT le film ? Ca, c’est quelque chose.

Nul ne s’insurge plus dans ce monde sans couilles et chacun désormais de supporter le commentaire pré mâché en pianotant distraitement la zapette pour échapper au cuistre en se régalant des fessiers de Laurent Romesko au risque de faire une fausse route en salade ( Chombert )  ou de Catherine Laborde pour les vrais vicelards amateurs de manche à balai sémaphoro-anorexique dont je brigue dans le secret de mon cœur la présidence du fan club.

Et pourtant …

Imagine un instant que ça se passe comme ça DANS LA VIE. Que quelqu’un vienne systématiquement te casser l’appétit avant que t’achètes ta viande. T’as un vrai dur de la feuille (2) en tablier blanc et vareuse « Pied de poule bleu » qui t’entreprend au milieu de la boucherie, micro en pogne …

            - … Et bien Ferdinand, le bœuf que nous allons boulotter ce soir dans « Tournedos à la Périgourdine » a en fait commencé sa carrière à Saint Bonnet de Salers. C’est Gérard Vagin, éleveur à Saint Bonnet, qui lui fait faire ses premiers pas dans un pré, auprès du reste du troupeau d’abord, ou il a longtemps brouté auprès de sa mère, avant de monter dans les pâturages d’altitude à l’occasion d’une transhumance d’été qui sera pour Ferdinand une révélation de même nature que celle qui conduisit Stanley Kubrick a préféré en définitive les filles à Sylvestre et Titi. Ferdinand aurait d’ailleurs pu en rester là si un ragoût immodéré pour les voyages en bétaillère ne l’avait définitivement éloigné du barbecue des Vagin, au grand dam de Catherine Vagin qui avait du monde dimanche, mais ça fait rien, je ferai une quiche. C’est bon aussi, la quiche, avec une bonne salade.

C’est en tous cas la rencontre avec Jean Marc Sarkoso, un équarisseur émigré d’origine suspecte qui sera le déclencheur pour Ferdinand : Dès lors, il n’a de cesse que de devenir barbaque ! JM Sarkoso va lui révéler quelques trucs qui vont emporter le morceau comme le fameux « coup de calibre dans l’oreille » ou la « Carcasse suspendue » Dans ses mémoires parues aux Editions du Steack, l’équarisseur souligne à plusieurs reprises les étonnantes aptitudes de son protégé à privilégier les morceaux du boucher. Ferdinand résumera d’ailleurs lui-même cette inclinaison qu’on ne peut que difficilement distinguer du « Don » par la réplique demeuré fameuse « Meuh-euh ! »

 Personne n’a oublié « Morceaux à braiser » ou « Entrecôte » bien sûr, dont la saveur est encore sur toutes les lèvres, mais qui se souvient des trop méconnus « Poire » ou surtout « Hampe », qui a pourtant obtenu le bout de gras d’argent de la commisse de Saint-Fargeau avant que les restes ne connaissent une carrière internationale comme aliment pour chats ?

C’est bien entendu avec « Le train de côtes siffleras trois fois » que Ferdinand obtient la consécration, mais trêve de bavardage, je vous laisse maintenant savourer votre « Tournedos » en y mettant, si je puis me permettre cette boutade, « Toute la sauce … »

 

Pépère

 

(1)   Qui convenait avoir tant piqué au premier

(2)   C’est le hachoir du boucher  

18:32 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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