31/05/2007

Brialy

 

            Brialy

 

 

            Ce matin, radio « Bistro » est triste.

Comme beaucoup de flâneurs endémiques ( En abrégé : fainéants ), j’ai une existence riche en rades et sottises de comptoir qualifiées dont je savoure en amateur délicat le jus acidulé. En ce moment par exemple, je sirote mon « Noir » d’une oreille faussement distraite dans un établissement à portée de faux col de la mairie de Saint Maur des Fossés.

Ce matin donc , radio « Bistro » dans son infinie sagesse éloigne sa conversation des préoccupations de mise entre coude à coude de comptoir, foot, bagnole, salopes, télé, la fille « Drucker » avec un ministre, tu penses, insécurité, chômage, chiffres bidonnés, on peut avoir des cacahouètes, madame Renée ? …Les drogués en général et le tour de France en particulier, le baratin politique « Tous des pourris, si tu regardes bien » et les impôts locaux qui les ont pas attendus pour décoller, arrête, et les vannes sur les PD, et celles sur les « Youds », et celles sur les bougnoules, te fâche pas Ahmed, c’est pour rire,  tiens, et celle sur la chatte à Ségolène, tu la connais, Ahmed, celle sur la chatte à Ségolène  ?  Il est con ç’t’arabe ! …

Bon, on se rafraîchit, on se détend.

Nombre de socio-trucs ont souligné le rôle indicateur, salvateur, rédempteur, à moteur, et ta sœur, de cette sono locale à ras des préoccupations quotidiennes. Je suis plus réservé. La connerie n’est qu’un bon indicateur de connerie et ne représente que la seule espèce de cons qui les profèrent. Cependant, il arrive quelquefois qu’un œcuménisme de propos fédère un matin les « Moulins à rata » chers à mon Chonchon en soulignant du diapason d’une brève mise en veilleuse l’émotion qui s’est éveillée au hasard d’un « Tsunami » fédérateur ou d’une disparition qui touche le corps en son entier.

            Ca te fait un peu comme une minute de silence spontanée, avec ses rots, ses pets et ses chuchotements, mais spontanée quand même, si tu vois ?

            Donc ce matin radio « Bistro » est triste comme tous les matins ou Jean Claude Brialy est mort.

            Une dame maigre en col roulé rouge laisse tomber d’une voix superbe, torréfiée aux Malboro « Rouge »

-         On l’a vu à la télé Y’a pas longtemps, pourtant.

            La patronne me sert en me guignant du coin de l’œil mais en s’adressant aux autres par politesse, avec l’espoir que je vais tout de même lâcher du fumant car elle « Sait » mon coupable passé chaud bises.

-         Il était bien, encore. On voyait pas du tout qu’il était malade. Vous le saviez, vous, qu’il était malade ?

Et avec l’autorité que confère la sagesse afférente à son rôle de maman de ce petit monde :

-         C’est toujours pareil ! Y’en a, Y se plaigne jamais ! Tu le sais même pas qu’ils sont malades ! Et puis t’en as, Y se plaignent tout le temps, et Y z’ont pas grand-chose, des fois ! …

D’un bout du cuivre ( c’est un bar en cuivre jaune, tiens ! ) à l’autre, on commente cette observation paramédicale dont on conviendra le bon sens.

            Un monsieur hors d’âge dit

-         C’est dommage. Il était bien.

La patronne, songeuse, enlève le mot de la fin.

-         C’est vrai. Moi je l’aimais bien. Il était bien cet homme-là.

 

Je n’ai pas connu Jean Claude Brialy, mais je vais dire ( Un peu ) le contraire puisqu’il ne viendra plus m’emmerder à propos du propos et que beaucoup d’autres vont rouler des mécaniques autour de la dépouille sans plus de légitimité.

D’abord, est-ce qu’on peut « Ne pas avoir connu » quelqu’un d’aussi connu ? Assurément non. Epargnons-nous la filmographie inégale et donc attachante de ce charmeur de fond dont je retiendrais paradoxalement l’improbable et loufoque prêtre de l’année sainte ou le tonton aux yeux de verre de « L’inspecteur Lavardin » plutôt que des rôles plus respectés. C’est précisément le soin méticuleux que certains donnent à avoir l’air de ne pas y attacher d’importance qui rend leur travail élégant.

« Something more extra »

Je dirais d’ailleurs que ce mec-là savait s’habiller. C’est peut être un détail pour vous, mais pour moi …

Je l’ai vu aux « Bouffes parisiens » qui est son théâtre. Je l’ai vu à « l’Orangerie » qui fut longtemps son resto de l’île Saint-Louis. Le soir, j’y dînais quelquefois. Ce n’était pas très bon, mais ce n’était pas très grave non plus. Il ne faisait que le « Jean Claude Brialy » et encore, quand il était, mais ce n’était déjà pas mal. J’aurais voulu qu’il racontât à mon usage ce que je l’ai entendu narrer ailleurs. Comme la fois ou Elisabeth Taylor et Richard Burton sont sortis ourdés à mort de son restaurant.

Je l’ai poursuivi un temps. J’avais à l’époque une « Base » informatique avec une quantité de célébrités dedans avec autant que possible leur téléphone « Perso » ( Ils en changent souvent )  Un outil de travail indispensable. Pour en accroître l’efficacité, il y avait une « Entrée » par type d’activité : chanteur, comédien, réalisateur etc.

Pour le fun et par admiration, à « Jean Claude Brialy », j’avais indiqué à côté de son nom : Homme à tout faire.

Je voulais le convaincre de raconter, non pas ses mémoires, il n’était pas assez imbécile pour faire ça ni moi pour les recevoir, mais un « Roman de peut être ou peut être pas » au gré de sa fantaisie.  Il déclinait au téléphone avec une politesse infinie qui lui ressemblait. D’autres que moi ont été plus tenaces ou plus adroits et n’ont eu qu’à s’en féliciter.

Je m’en fous. J’aurais bien voulu faire un livre avec ce mec-là. Pas pour le livre. Pour les entretiens. Pour mon kif, quoi.

Une anecdote peut être pour pouvoir prétendre à ce que j’affirmais sans vergogne plus haut, mais j’ai pour excuse que j’aurais voulu et c’est l’essentiel.

Un mien camarade et même associé magouillait à ce moment avec une vedette à moustache qui, plus tard, rencontra sans moustache la gloire avec un grand « Oire » en reprenant un vieux naveton avec tous son chœur, mais c’est pas la question. La vedette ne m’aimait pas beaucoup, mais « l’Associé », fallait se le farcir en sus, c’est la règle, et d’ailleurs, je n’en raffolais pas non plus, du splendide petit bonhomme.

Ce soir là, nous dînions en face d’« Artmédia » qui se trouvait encore à l’époque avenue George V, dans une brasserie tenu par « Emilio », un épatant vieux coco que l’on m’avait vendu comme un ancien secrétaire de Jeanne Moreau ( ? ) Notre illustre moustachu venait de commettre en tant que « Réal » un forfait cinématographique dans lequel le Brialy avait pointé le bout de son talent ( une « participation », ça s’appelle ) quasiment pour des nèfles, pour le « Chic » comme aurait dit Signoret, ce qui, on s’en doute, n’est pas si fréquent. Donc ce soir, nous dînions pour dire « Merci »

Brialy est arrivé avec son coco du moment, un « Bruno » jeune, beau, brillant et spirituel qui donnait envie de demander à ces deux-là de nous mettre un petit de côté au cas ou la science … Ca aurait dû être délicieux, ce repas, et ça l’a été.

A un moment, évoquant un fâcheux, comme on disait naguère, notre vedette a lâché sans y penser « Quel P.D, celui-là ! » Sans conséquence. Comme on dit « Quel P.D ! », quoi, d’un hétéro pur fruit, non pour souligner ses préférences mais pour marquer le mépris dans lequel on le tient, tant il est vrai qu’un tas d’hétéros se révèlent à l’usage des « Putains de pédés ! » tandis qu’on rencontre au contraire des « pédés » qui sont des « Putains de mecs ! » Si tu vois …

Brialy ne l’a pas mal pris, bien sûr. Juste il a eut un geste exquis dont je me souviens aujourd’hui en voulant croire que ce geste-là, il l’a eu pour moi, puisque je ne l’ai jamais oublié et que je dois être le seul.

Donc « Quel PD ! » Brialy monte à hauteur de son visage le couteau qui étincelait au bord de son assiette et avec un sourire malicieux se contemple dans la lame polie comme un miroir, en silence.

Un ange est passé et nous avons tous bien ri.

Plus tard, je l’ai recroisé à Ramatuelle ou ailleurs. Il fronçait le sourcil pour faire semblant de me reconnaître et j’établissais une connivence de sourires pour épater mon entourage, mais sans y croire non plus.

C’est bizarre mais il y a mille façons de mesurer sa propre mort. Ma musique à moi s’éteint doucement au rythme des gens que j’ai connu et admiré comme tout le monde et qui s’en vont en me laissant à chaque fois un peu plus moribond. Je ne parle pas ici de ceux que j’ai connu intimement, quelques uns. Ceux-là s’en vont comme s’en va la famille. C’est pas pareil.

Non, je parle des vedettes dont je ne fais pas tant de cas, vivants, mais qui m’enlèvent un morceau de vie, à chaque fois, en partant.

Gabin est parti et on me dit moins « Arrête de faire ton Gabin » Sacha Distel est parti et c’est les « Carpentier » de mon enfance ( ceux de la chanson de Benabar ) qui barrent en couille avec notre salle à manger prétentieuse et inconfortable comme elles étaient en ce temps-là pour regarder la télé. Y’avait qu’un fauteuil disponible pour quatre. Imagine la Baston. Lennon est mort. Imagine aussi, oui, bon. Harrison est mort et Richard Starkey devrait y penser. Jim Morrison, Jimmy Hendrix, T-Rex, comme disait Gainsbourg, qui est mort aussi. Et Dalida ? Et Jean Bouise, que j’adorais. Et Louis Seigner ? Et Frédéric Dard ? Et Desproges, MON Desproges … Comme dans la chanson de Renaud, qui ne va pas très bien non plus. Et Bébel en confiture de dur … et Delon encore plus amoché ?

Chaque fois. Un morceau. De moi, du passé. De MON passé. Salaud. Voleur. Quand vous serez tous partis, moi aussi.

C’est égal. Elle a raison, la dame du bistro : Il était bien, cet homme-là.

Sur le grand arbre, en face de la maison, il manque une feuille.

Encore une.

 

Pépère.

 

 

 

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18/05/2007

Les aventures de la France : Pour ta gouverne

Pour ta gouverne.

 

Beaucoup d’observateurs chauffent de l’édito en supposant que ce jour est le plus important de la semaine politique, mais c’est à tord, Totore, car mon anniversaire, c’était hier.

Voilà comment on rate l’évènement.

Bref, ce matin en couverture de l’ancien journal  « Libération », le Petit se la joue « Djeun ‘s » en culotte courte et groles avachies de sportif militant, et déploie à cette occasion la panoplie traditionnelle de l’ancien pauvre qui a enfin touché sa « Platinium » : Pendule de salon au poignet et étalage complaisant de sa petite « Virgule », pas celle dont Cécilia a fini de tenir la gérance, arrêtez de déconner, il est Président, tout de même, non, l’autre, « Just do it », quoi.

Donc entièrement niké du sol au plafond, ce qui ne fait pas si long, OK. Il devrait quand même décroché le premier contrat à l’export en béton de la France sous forme d’un deal avec la cellule « Marketing street wear présidentiel » de la célèbre firme dédiée au pue la sueur  chics « Seulement parce qu’ils le veulent bien »

Bien entendu, les boys in the band n’ont pas fait que du business ce matin, nul ne l’ignore.

Mesdames et messieurs, j’ai donc l’honneur et l’avantage de vous déclarer que je laisse à mes camarades des médias bien notés le soin de vous accabler des fébriles digressions aussi interminables que vaines sur les « 15 », leur vie, leurs œuvres, que je commenterais avec  d’autant moins d’enthousiasme, que suivant usage, on aura définitivement oublié blaze et fonction de la moitié d’entre eux lundi. 

Au mieux pouvons nous ricaner en tout hooliganisme d’une tendance lourde au « Groupir » pour faire genre « Efficace » qui impose des appellations à tiroirs et juxtapositions hasardeuses assez savoureuses.

Ainsi d’Alain Juppé, le seul ministre d’Etat ( Mais dans quel état ?) Il touche d’une part « l’Ecologie et le développement », un mariage a priori contre nature mais le bordelais est lui-même une belle mécanique aux enzymes naturelles et il envisagerait selon nos sources claires de sauver Peugeot par sa division « Cycliste » en faisant massivement pédaler les grandes agglomérations bien au-delà des aspirations les plus folles du maire de Paris. Le ministre aura aussi en charge le « Développement durable » ce qui suppose que l’autre développement soit le Développement qui ne durera pas.

On s’en doutait un peu.

Jean Louis Borlo a l’Economie, aux finances et à l’emploi. Aussi sec.

Madame Alliot-Marie sera à l’Intérieur et à l’Outre-mer ce qui est un peu dommage quand il fait beau, mais entre un coup de matraque et un coup de soleil, avec ces mélanomes qui traînent au large de Mururoa, le choix raisonné s’imposait de lui-même.

Aux affaires étrangères, Bernard Kouchner, ce qui est moins surprenant qu’on a assez désobligeamment voulu le laisser entendre. D’abord, ça rime. Et puis Bernard ne foutait plus grand-chose depuis qu’il s’est fait secoué son business d’armateur de galères par ses copains « French doctors ». Christine Ockrent en a plein le cul de le voir traîner en peignoir à la maison jusqu’à point d’heure et « Etrange affaire » ou pas, elle lui a justement fait valoir qu’il avait qu’à pas s’occuper de ce que racontaient ses traîne lattes de copains du P.S. qui sont pas les derniers pour filer des bons conseils, tiens ! Tu ferais mieux de t’occuper de prendre un travail, il a l’air très bien ce monsieur …

On a assez gonflé les poumons du Petit avec son ministère  des bougnoules pour que je n’accable pas monsieur Hortefeux ( Sauf le blaze, mais là, c’est lui qui me cherche ) « Immigration, intégration, identité nationale » je comprends très bien qu’il s’agisse d’une « fleur » sans conséquence faite au 8 ou 10 % de racistes et d’antisémites qui attendent légitimement que le Président remette un peu les Niakoués à leur place. Seulement la dénomination crée ici comme ailleurs une confusion coupable ( TOUS coupables ) Qu’est-ce que « L’identité nationale » vient foutre avec les merguez grillées dans les parties communes  et les paraboles géantes sur les balcons pour capter en douce Al Djazira, mmmmmm ? Permettez-moi de vous suggéré cher Brice de Clermont-ferrand, un subtil remaniement ministériel qui vous conduirait à la tête du « Ministère de l’immigration, de l’intégration et de la désintégration » qui aurait pour mérite de clarifier les esprits et d’apporter un vent frais aux odorantes réminiscences de juifs grillés dont le parfum suave ne manquerait pas de retomber sur les derniers écervelés du FN en prévision de législatives qui s’annoncent d’ors et déjà succulentes.

« Travail, relations sociales et solidarité » je m’excuse, mais je suis obligé d’émettre encore une réserve que ne contredira pas Xavier Bertrand qui n’est plus un fidèle lecteur depuis que son chef de cabinet l’a abonné à « Marie-Claire » Je me contenterai de faire remarquer au ministre que c’est précisément avec un bon tissu de relations sociales et un minimum d’appel à la solidarité que l’on peut s’épargner ce que le travail peut avoir de plus dégradant comme de se lever à des heures indignes ou participer de mauvaise grâce à des tâches avilissantes au prétexte un peu dégradant sur le plan de la morale de pouvoir prétendre espérer un salaire et des tickets « restaurant » en échange de ce carnaval.

C’est en tous cas Rachida Dati que « Word » s’obstine assez désobligeamment à considérer comme une faute d’orthographe, qui sera garde des Sceaux, sans qu’on sache à l’instant ou je rédige s’il faudra désormais en appeler à la garde des sottes quand s’accompliront des inepties.

Roseline Bachelot à la santé : On le savait déjà. Elle s’appelle en fait Bachelot-Narquin. Nous l’ignorions. Elle à la jeunesse, ce dont nous n’aurons pas la cuistrerie de douter. Ca va être aussi du sport. On commence à être habitué.

Christine Boutin a le logement et la ville ce qui confirme le bruit qui courrait depuis longtemps dans le 9-3 : Arrête, déconne pas, ça existe pô, les mecs à la campagne ! Y sont juste là pour quand tu passes avec ta bagnole ! Après, Y rentre à la cité ou en zonzon comme tout le monde ! Oueuch ! Il est con, lui !

Christine Lagarde est notamment « Ministre de la pêche » ce que je trouve rafraîchissant et d’un augure rassurant dans un gouvernement dont la première priorité déclarée est « Le travail »

Il y a un haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté dont sont écartées les solidarités inactives. Xavier Darcos, rappelons-le, fait lui dans « le travail, les relations sociales ET la solidarité » Je pense que le premier ministre aura voulu distinguer ici la sympathique solidarité de tireurs de sonnettes des piliers de bistro de celle des « Tu vas à la photocopieuse, tu peux me tirer ça ? » et son inévitable corollaire grommelé en s’y rendant «  Je te tirerais bien autre chose, salope ! » fondé sur les liens indéfectibles qui unissent les gens qui s’emmerdent de concert à 35 heures la semaine, mais l’option « Heures supplémentaires » se dessine comme « Open » pour les plus friands.

Notons à ce propos que « Borlo » est à l’emploi et Bertrand au « Travail » et saluons au passage ce distinguo adroitement mis en avant par les pouvoirs publics entre « Avoir un emploi » et « Travailler »

Enfin, last but not least, Eric besson, le traître officiel, se voit doté des 30 deniers de « La prospective et de l’évaluation des politiques publiques »

Je me demande si ça valait ça.

 

Pépère

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16/05/2007

Les aventures de la France : Marianne et Cécilia

                                           Marianne et Cécilia

 

            Deux points au moins qui n’auront pas échappé durant la retransmission du match Chirac/Sarkozy qui aura tenu la France monarchiste en haleine durant la journée de couronnement.

            Je boude pas :

Je suis snobé à mort par les uniformes rutilants des larbins militaires ou huissiers, les bourrins blancs de robe, le petit prince qui joue avec le collier de papa, la 605 « Landaulet », c’est comme cela que l’on doit dire de cette berline découverte, mais le jeune con qui lisait sa fiche et en attribuait justement la carrosserie à Chapon ( Un français ) ne le savait pas. J’adore les bagnoles et ma meuf qui elle, adore les couronnements, vous savez comment sont les « meufs », ce qui m’a permis de mater sans me déshonorer en ponctuant d’un commentaire sarcastique pour sauver mon indépendance d’esprit et un vieux fond d’imbécillité.

Le premier point est le plus touchant.

J’imagine que les lavettes bien informées du premier cercle de presse se gausseront de ma naïveté. Ceux-là savent tout de la chose mais se garderont de t’en livrer une once au prétexte que la lâcheté journalistique nationale ne doit pas être remise en cause un jour comme aujourd’hui. Faut donner des gages au nouveau maître si on entend être en cours pour le quinquennat.

Il était ému, le Petit, et touchant. Je crois pas qu’il déconnait pour les caméras. Il a … Putain ! Il a bossé pour en arriver là. La France. L’ivresse d’être en HAUT. Rien, plus rien au-dessus. Et tout ce vide … t’as intérêt à avoir quelqu’un pour te tenir la main.

Et là, ça n’allait plus du tout.

Je crois, mais ça n’engage que moi, je crois qu’il avait envie de pleurer AUSSI pour ça, Nicolas. Il cherchait le regard de sa meuf à lui, parce que quand t’es arrivé là, il te faut une meuf pour te regarder faire l’homme. Tu peux le comprendre, ça …

Et Cécilia, non.

Ca se voyait comme un peigne au milieu du chariot à desserts :

Le boxon qui déchire le cœur entre ces deux-là. Les tractations laborieuses des émissaires parce que la raison d’Etat. Déconne pas Cécilia : Je peux pas me pointer avec une poule en robe neuve ou pire, en célibataire. Ca se fait pas. On arrangera nos vies. Bien d’autres puissants l’ont fait avant nous. Je te promets. Je jure. Tu sais quoi ? Plus tard, peut être, tu te barreras par l’escalier de derrière l’Elysée, sur la pointe des pieds, tandis que j’annoncerai patati, patata … Tu sais que je sais le faire, ça. Mais là, je t’en prie, tu peux pas me faire un coup pareil !

Alors bon.

Elle est intéressante cette cousine qui se fout de recevoir la France et le pouvoir qui s’y attache de son amoureux. Parce que CA, ça se voit comme les larmes qui te brouillent la vue quand elles s’en vont. Il pipeaute, le Nicolas. Il invoque la raison d’Etat pour ne pas dire « T’en vas pas » comme le petit garçon que nous sommes à ce moment-là. Ca le rend étrangement humain, justement, cette évidente banalité. Y’a eu une scène terrible que j’invite ceux qui ont enregistré le machin a visionner.

Ils sont dans je ne sais quel salon et la partie « Officielle » des tralalas est terminée pour le moment. Y’a la tribu Sarkozy et consorts en rang et le petit grand homme effleure la joue de sa femme comme on le fait des gens qu’on aime. Qu’on aime vraiment, je veux dire.

La glace de cet instant.

Sa femme détourne légèrement la tête pour ne pas avoir à croiser son regard et lui échapper QUAND MEME.

Pour dire « We have a deal » et fous-moi la paix !

La glace.

Il m’a semblé, mais je me trompe peut être, que Nicolas ne pleurait pas que son destin, ce matin-là.

L’autre point est plus détendu.

Ah donc, Sarkozy qui se révèle dégourdi mais nous l’en soupçonnions et le premier qui dit « Soupe à l’oignon » prend la porte, Sarkozy a réussi à nous faire croire, au moins pour cet instant, à un effort d’ouverture.

Bon.

Joli dans le principe. On s’incline et on ne boude toujours pas. On attend de voir.

Il n’en demeure pas moins que c’est de la bonne politique politicienne qui rappelle ce qu’en son temps François Mitterrand fit subir lui-même à la droite en soutenant objectivement l’extrême droite, foutant le bordel ainsi pour longtemps. Manquera sans doute au Petit Nicolas une extrême gauche crédible à … Disons 8% mais ce ne sera pas faute d’avoir essayé.

Plutôt adroit, sympathique et allez, de bonne guerre donc, puisque joignant l’utile à l’agréable en niquant au passage Bayrou ET les socialos, surtout eux, même, coincés quoiqu’en dise mielleusement le Président entre l’opportunité de se renier et celles de passer pour d’indécrottables vieux cons, ce dont ils n’avaient pas tant besoin ces jours-ci.

            Une sorte de démonstration a contrario, puisque évidemment, trouver des personnalités de gauche plus ragoûtantes qu’Eric Besson va de fait se révéler  en définitive plus coton que de trouver un exemplaire des « Mathématiques fractales pour les nuls » dans le bureau de Christian Estrosi.

On aura bien vu Max Gallo faire le galopin pour s’assurer un repas chaud et l’on chuchote très fort que Claude Allègre serait rempli d’… De joie à l’idée de rempiler dans les hussards de droite, mais même en comptant Kouchner comme « De gauche » et vaut mieux pas être dyslexique, le compte n’y est toujours pas pour le moment.

Tu sais quoi, au fond ?

Le « Centre » prôné par le Petit président me fait en somme moins penser à un rassemblement de toutes les bonnes volontés qu’à un centre commercial.

Bon : j’ai dit, on boude pas

 

Pépère. 

19:18 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les aventures de la France : La France a PEUR

           

Hou ! Hou ! Fais-moi peur

 

En démocratie occidentale propre sur elle, et quoi que l’on puisse en dire, on a presque tous sécurité physique et gamelle abondante assurées (1) Santé, rues et assiettes sous haute surveillance, on se retrouve, c’est le tarif d’usage, dans un monde excitant comme celui d’une gazelle en cage sous le contrôle d’un vétérinaire, d’un diététicien et d’un psy en peluche.

            Dans ces démocraties « Luna Park » qui s’emmerdent à cent sous de l’heure, on aime donc fort logiquement jouer à se mettre le trouillomètre à zéro d’autant que cela peut rapporter gros.

            Un paquet de malins ont entravé la coupure.

            T’as d’abord les VRP du genre qui annoncent loyalement la couleur : Les films « Gore » et « D’action », les « Blockbusters », comme aiment à dire les cons, (2), les exploitants de sports « Extrême » effectivement extrêmement cons, « Space mountain », Stephen King qui a oublié d’en être un etc.

            Tu vois le genre ?

            Dans un autre plus vicelard mais pas plus subtil, t’as encore plus futé : Les torgadus pas dupes qui tentent TOUS LES JOURS de te faire accroire qu’il te faut avoir les flubes POUR DE VRAI parce qu’ils ont une bonne raison à cela : Ca les fait croûter et pas que des nouilles, je te prie.

J’appelle maintenant à la barre LE Petit malin et son Karcher présidentiel, TF1 et sa liste interminable (Inter « Minables » ? ) de HYPER TOP DANGEREUX ( C’est en somme d’être en vie qui serait dangereux ), Paris Match en mention « spécial » du jury, Le « Bog » de l’an 2000, le radon radio actif qui irradie les irradieux, le téléphone portable qui met en rideau les urgences hospitalières et l’Airbus pour y arriver, l’Alzheimer par contact bucco-génital, les antennes porteuse « D’onde », la qualité de l’eau qui n’est plus ce qu’elle était à Kronembourg, les écolos qui nous pompent l’air au prétexte de préserver celui de nos enfants, le sport qui tue, le chroniqueur « Santé » qui annonce d’une voix pénétrée que nous pourrions débouler dans le GRAVE si nous ne changeons pas fissa de dentifrice en répétant le communiqué de presse alarmiste rédigé par le ponte médical vendu à un laboratoire pharmaceutique, d’une manière plus générale la cohorte qui répète à propos n’importe quelle connerie alarmiste par paresse, lâcheté et/ou conformisme avec l’approbation bienveillante des « Chefs » aux prétextes que c’est supposé « Vendeur » et qu’on reste poli avec les annonceurs, …

J’en passe et de plus coagulants.

Un dernier pour faire marrer les oiseaux.

Récemment, j’entendais Pujadas rapporter comme un bourricot rapporte son bât, en pensant à sa petite carotte, l’effroyable détresse des oiseaux sous Prozac pour cause de printemps trop doux tandis que sur la pelouse qui jouxte mes fenêtres, un enchantement de merles, pies, pigeons, moineaux, tourterelles et autres casses-plumes vaquaient peinards à leurs occupations sous un soleil couchant radieux en prêtant un bec distrait aux propos du peigne cul mais pas le sien, de grâce, il le porte sur la tête.

Tout à l’heure, dans le poste, le vieux Président est parti.

Il y avait dans l’ultime poignée de main des deux hommes aux marches de la voiture le chagrin du vieux de voir le jeune être jeune et la complicité mélancolique entre le père et le fils qui acceptent le destin dégueu pour que vive l’idée jusqu’à que le fils, un jour, à son tour... C’était joli, je crois.

 Enfin, m’a-t-il semblé mais je suis peut être sous influence Villepin ou Lamartine ? Je ne sais jamais : Les deux m’emmerdent …

Dis donc au fait, pas un ancien ministre, pas une figure de la gauche dans le cadre. J’ai l’impression que le Petit a déjà commencé à bien les baiser en les privant de sangria en attendant les législatives.

A ce stade, plusieurs lectrices haletantes se demandent en ôtant leur culotte comment l’artiste va-t-il s’y prendre pour réunir le Président, les médias, la peur, les blockbusters, les gazelles et autres conneries ci-dessus énumérées en un de ces tourbillonnants salmigondis dont il a l’éreintant ( A le lire ) secret ?

Et bien voilou :

Rappelons en ce jour « Historique » aux plus défaillants une antienne présidentielle qui ne fait pas jaser qu’Harry Connick jr au moins depuis que Bernadette a fini de s’extraire de ses guêpières en vinyle : Le président Chirac, du temps de la mairie de Paris et sans doute pas que de ce temps-là d’ailleurs, a trempé le bec du RPR dans le ciment frais à tour de bâtiments scolaires et autres fantaisies militaires en toute connaissance de cause à effet, espère !

Même la presse la plus ramolote de téléscripteurs  s’écroule avec mesure juridique de rire devant les dénégations outrées de l’intéressé lorsqu’il trouvait « Abracadabrantesque » la cassette du défunt Méry de mairie ou la cassette garnie de « La Casseta »

Donc le juge Halfen ta-ta-ti ta-ta-ta … On connaît la chanson.

Il n’en demeure pas moins que la France joue à « Président perché » depuis des années en faisant gravement semblant pour de rire de se demander sans s’exploser s’il se trouvera UN juriste assez perforé du ticket ( Admettons ) pour inculper le vieux sitôt l’immunité levée et s’il se trouvera AUSSI concomitamment assez d’autres frapadingues au sein des corps constitués réputés riches en jobastres de tout entonnoir pour laisser envoyer un ancien Président de la République française avec chiée de majuscules en cabane comme le premier Tapie venu ?

Z’imaginez le tableau international ? On prête déjà plus à rire qu’à 30% , mais là ! Et puis oooôôôôôôOOOOh ! C’est pas le Colorado, ici !

Ah ! Vous voyez bien, quand vous voulez gamberger …

Et ben n’empêche !

Le départ programmé du sympatoche pépère voyou est une aubaine à nouveaux frissons rince culottes. Le fantasme était un peu débandant depuis que le conseil constitutionnel avait justement fort à propos fait valoir que notre constitution interdit de saisir un vieux sourdingue dans l’exercice du réglage de son bastringue. Mais là, naturellement, la justice suit son cours, le nouveau Président a bien donné des directives et garanties pour que l’on n’alpaguât pas le vieux comme un malpropre mais cependant …

Oh ! Putain ! Tu crois "Qu'ils" vont te le gauler à la sortie de l’Elysée comme Rachid à celle de Carrefour « Rosny » ?

Oh, OH, OH !!! …

Ami, entends-tu le chant noir des blaireaux qui te prennent pour une bille pendant que tu chômes et payes tes poireaux à un prix qui te dilue la moutarde dans la vinaigrette ?

Non ?

Ben, t’es sourd aussi et TOI, t’as intérêt à faire attention en traversant juste bien dans les clous.

 

Pépère.

 

(1)   Pas tous, TOUS, je sais ! Me gonfle pas, mère Térésa.

 

(2)   Ne t’y trompe pas, camarade : les signes du con, innombrables, sont sur nous et c’est la VRAIE malédiction. Celui-ci en est un, à n’en pas douter. C’est cui qui dit « Blockbuster » et « Bancabeûle » qui y est.

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15/05/2007

Les aventures de la France : Patrick Devedjian

Patrick Devedjian

 

 

            La politique, c’est tellement chiant, parfois ! (1)

            Pour ne pas en être réduit à tomber dans la litanie spéculative de lieux communs en attendant les « 15 », si nous parlions aujourd’hui de tout autre chose que de politique, comme par exemple de Patrick Devedjian ?

            On pourrait  dire du mal, ce serait sympa …

            Ca commence de traviole parce que j’adore les Arméniens. Je considère personnellement Charles Aznavour comme un chanteur supérieur à Pascal Obispo et j’ai eu pratiqué très chaleureusement Dédé Manoukian (2) Je précise pourtant que seul le monsieur en possession des photos ou je me fais sodomiser par Tatane, notre Rotweiller me fait chanter. J’ai même eu quelques habitudes naguère aux « Diamantaires », un gastos arménien cossu des abords de la rue Cadet ( Paris 9 ) ou se retrouvaient d’élégants marchands de pierres levantins pour partager beureks et bamias en prenant du carat.

            Alors, pourquoi faire chier celui-là plutôt qu’un autre ?

            D’abord, Chombert ne l’aime pas. Chombert, pour les fans dévorés de curiosité, c’est mon Chonchon, avec majuscule, s’il vous plaît. Elle trouve qu’il a une gueule d’avocat (un peu ) et de faux cul ( beaucoup )

            Ah ! Ca va déjà mieux.

            Quand tu « googuélise » Devedjian, mais faut être vicieux comme c’est pas permis, tu découvres avec stupéfaction que sa mère était confiseuse. Sinon, « Occident » et Assas comme tout le monde mais soyons juste : Il a publiquement regretté depuis ses études de droit.

            Devedjian sourit une affreuse grimace et fait la tronche parce qu’il ne sera pas ministre et qu’il le sait : il connaît personnellement Nicolas Sarkozy.

            Ou alors, il croyait le connaître ?

            Ah ! Nous voilà dans le gras.

            Il ne surprend pas tant que ça, pour le moment encore en tous cas, le Petit Président. On ne l’a jamais soupçonné ici d’être maladroit. Opportuniste, calculateur, vaniteux, colérique avec les canines qui raclent le parquet, peut être, sans doute, mais « Maladroit », non.

            Il faudrait être d’encore plus mauvaise foi que moi pour ne pas piger qu’il ne peut ni ne VEUT désormais faire autrement qu’assumer ses propos de Président frais du jour, au moins pour le moment.

            D’abord, il y a le contre exemple pitoyable du grand Jacques ( Chichi ) qui, en son temps ( 2002 ) rata ( C’est pas de la soupe, c’est du … ) l’occase « historique » comme on dit. Et puis, la fonction créant l’organe, il y croit d’ailleurs peut être VRAIMENT, le Petit. Putain de MOI ! Je vais réconcilier tous les Français, arracher les « Quartiers » à leur condition de « Quartier », remplumer la Sécu et les retraites, transformer les ANPE en musées de la sueur … La foi, tu sais … Comme quand t’as un nouveau boulot, une nouvelle gonzesse, ton anniversaire, le nouvel an, un loto pharaonique qui pointe le bout de son bulletin … « Ca va pas changer le mon-on-de » chantait Joe Dassin. Ca change rien du tout. Enfin, pas grand-chose. Mais bon.

            Moi, je veux bien le rincer à kroum, le nouveau Président. Lui filer de l’ardoise et du crayon. J’ai horreur des idées arrêtées et ce pays à trop besoin d’AIR pour refuser la moindre capote gonflée. Ok, tu reçois les syndicats pour flatter la bête ( LES bêtes), tu invites des hommes de gauche et Bernard Kouchner, tu, tutute … Ok, ok …

On regarde. 

            Nous autres le peuple, on n’est pas chien. Moins que tes laquais en tous cas.

            Donc Devedjian pique sa crise et tente à la tribune de l’ULM  un humour qui incite à lui conseiller de s’orienter plutôt vers la chose publique que d’essayer de lever une gonzesse en la faisant marrer.

            Je sais : le saint Frusquin de la presse « Qui sait » me rétorquera que le Devedjian s’en est allé dire des conneries comme le bon toutou à son pépère répond à son nom « Patrick, Patrick ! » en remuant la queue et que sa vanne laborieuse sur l’ouverture vers des ministres « Sarkosiens » était en fait un contre-feu ( Un Hortefeu ? )  exécuté sur les recommandations de son maître qui s’inquiète préventivement des réactions perplexes de sa base ULM à l’idée de se retrouver à partager les nouilles avec des bolchevicks.

            J’y crois pas.

            Je crois que Devedjian est un ( Assez jeune ) vieux de la vieille, représentatif de ce que la chose publique trimballe de plus … Pas « Dégueulasse », non, pas « Infecte », non plus …

Devedjian trimballe ce qu’il y a de plus DECEVANT dans la politique. Ce qui nous en navre et nous inspire un soupir de compassion. Une belle intelligence sans doute, de la mécanique rodée aussi, du « vice » au meilleur sens du terme, des miettes d’une sincérité du temps ou gamin il croyait à des trucs discutables mais auxquels il croyait indiscutablement …

            Reste sous la façade conservée comme celle de ces immeubles qu’on réhabilite « Par derrière » une rage malfaisante et aigrie à tirer la couvrante comme une théâtreuse replâtrée de la pensée qui s’obstinerait à obtenir un ultime bijou et encore et encore à son amant victorieux mais lassé de ses anciennes cocottes.

            Oh ! Devedjian vaut bien la galaxie compulsive des vieux princes socialos qui grincent comme des girouettes à l’idée de devoir abdiquer une once d’un morceau de peu de chose et éjaculent du bonheur à la perspective d’achever à coups de lattes la fiancée du pirate.

            Patrick D vaut les crétins de « Verts » à juste titre laminés mais bougeant encore assez sous leur pierre tombale pour refuser un accord avec le P.S au nom de petites vanités de dessous de gazon.

            Patrick D vaut le vicomte ( c’est malin, ça ! .. ), les gars de la Marine etc., etc.

            La « Politique politicienne », comme on dit chez les gens qui causent « Corrèke »

            Nicolas, mon tout Petit, si tu veux VRAIMENT changer le rapport au machin et la relation au truc, tu serais avisé d’emporter cette forteresse là.

            Nous te souhaitons, SINCERE, bien du plaisir

 

            Pépère

 

(1)   Souvent même, lorsque l’on se trouve privé des pertinentes analyses teintées d’une ironie ciselée comme un truc vachement bien ciselé, mais là, je vois pas, du pépère, non ?

 

(2)   Salut André ! Putain ! Si ça fait « Popole » ! …

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10/05/2007

Les aventures de la France : Faim de début

Faim du début

 

 

François Bayrou s’est récemment découvert une paire de couilles spectaculaire que l’électeur, même hétéro orthodoxe militant, contemple avec une infinie bienveillance. L’épouse du grand homme l’intitule d’ailleurs volontiers « François Biroute » et pas seulement pour cette raison-là mais je ne puis m’étendre davantage depuis que les gendarmes m’ont prié de ne plus faire le catéchisme aux petits garçons, Dieu leur pardonne leur aveuglement de képis.

 François Bayrou donc lance aujourd’hui le mouvement démocratique auquel je mettrais des majuscules quand on lui aura trouvé un blaze moins cafard, mais l’intention n’en demeure pas moins louable.

Il va sans dire mais je le dis quand même parce que ça m’étouffe que l’essentiel des députés UDF se taille à fond de culottes souillées sous prétextes divers sauf à admettre de sauver leur putain de mandat, je vous en prie, ne me faite pas rire, vous allez me filer le hoquet. Il y a chez l’élu UDF une tradition qui est à la loyauté parlementaire ce que l’équipage du « Bounty » (1)  fut à la marine anglaise, c'est-à-dire des salopes de cordes et des têtes de nœuds, sauf le respect sincère que je ne leur dois pas.

Ils n’auront en tout état de cause pas besoin de ma rancune pour le regretter après demain. We shall see, we shall see …

J’évoquais hier ici même l’impérieuse nécessité pour la gauche de se déterminer sans tarder en faveur d’accords de désistement avec le nouveau mouvement, mais entendez-moi : c’était un vœu pieux.

Il va sans dire que les tarlouzes (2) à la rose fanée du P.S. n’envisagent pas un instant un accord de cet ordre et qu’il nous faut nous défendre d’y compter dans les faits, et cela est d’ailleurs au fond TANT MIEUX pour la création de ce nouveau parti ( Mais hélas sévèrement tant pis pour l’avenir immédiat de la France )

Ces messieurs ( Et dames ? … Ma Ségo, mon trésor … Pas TOI ! ) sont accaparés par leurs très petites turpitudes de cour et la conviction (Là, ma chérie,  tu déconnes carrément A BLOC) que la présidentielle de 2012 n’est plus qu’une formalité pour les socialistes dont il convient de trouver l’heureux(se) propriétaire sans tarder, eût égard aux résultats encourageants de cette élection conjugués à l’usure inéluctable du nain mandaté.

Mitterrand 1981, c’est cons-là s’y voient déjà.

Pas croyable !

J’ai l’intuition au contraire, et je ne suis pas mauvais à ces jeux-là, que le parti socialiste, engoncé dans ces contradictions et les luttes intestines à chier ( Oui, bon … ) qui occupent à plein temps les Ségogoland, va continuer à se laisser ronger de l’intérieur par son panier de vieux crabes bien assez longtemps pour rater définitivement le tournant salutaire d’une social-démocratie au goût fruité du XXI ème siècle. Désormais obsolète comme un communisme sans son défilé de chars sur la place rouge, le P.S va crever doucettement en s’illusionnant de succès pièges à cons aux élections locales ou considérées par les Français comme mineures jusqu’à se découvrir un matin d’élection « Sérieuse » groupuscule sous la barre des 5% avec toujours le même wagon impeccable d’apparatchiks gâteux à se disputer les lambeaux de gras sur les os.

Comme les cocos, je te dis, que j’aime bien, pourtant, comme on aime les petites auberges cucul la praline de « Cuisine traditionnelle » avec la blanquette nazebroque mais qui prête au sourire indulgent quand se pointe l’assiette avec sa feuille de laitue en berne et sa rondelle de tomate dégoulinante dans un coin de l’assiette. Une sorte de sanglot étouffé mais délicieux que l’on serait évidemment en peine de retrouver à la table d’Anne-Sophie Pic, une pourtant bien talentueuse jeune dame qui m’invite quand elle veut.

Exit, le P.S, donc, fantaisie de branleurs d’un autre siècle. T’embrasseras Louis Blanc pour moi.

Mouvement démocratique donc.

Banco, François. Envoie la purée, mon garçon !

On est tout petit, petit, c’est entendu mais t’inquiètes, mon loup : On est motivé, motivé, je te dis que ça.

On va devenir ENORME. Et sans y perdre notre âme, espère ! …

Ma douce qui, à l’âge qu’elle a que je ne te dirai pas, tu te crois où, toi, ma douce qui n’a jamais fait de politique depuis que son père à rendu son tatouage de la waffen SS, ma douce est remontée comme une pendule.

Un mouvement qui se branlerait de la droite comme de la gauche, des vieux clivages, des tromblons et des vieux cons …

On l’attend… Pfff !

Les mots manquent.

 

(1)   Pour les jeunes et les autres cons, il ne s’agit pas d’engloutir des barres chocolat/coco en équipe. Imbéciles ! C’était un bateau.

 

(2)   Une bonne fois à l’intention des mal comprenant : « Tarlouze » doit s’entendre ici comme une insulte sciemment blessante à l’égard des ramollos du bulbe quelles que fussent leurs préférences sexuelles, et non comme une attaque indigne à l’égard des tapettes et des enculés, auxquels je voue le plus grand respect, je le jure sur mes fesses.

17:20 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/05/2007

Les aventures de la France : j'ai 2 François ...

François et François feront la paire

Ou

Finiront en chaussettes

 

 

            Les élections de dimanche sont à peine bâchées que déjà le mironton socialo le plus rance pointe au fond des gamelles. Comme il est d’usage depuis les premières quenottes de Jaurès, on souligne à plaisir une campagne « Pas assez à gauche », les vraies valeurs de mes couilles etc. qu’on se hâte d’opposer avec une fausse naïveté « Aux vraies valeurs de la droite » ( Et de l’extrême droite ) assumées sans complexe par le Petit Nicolas avec le succès que nous savons aux extraits d’amande de Malte.

            Ce serait oublié un peu vite qu’il y a désormais un boulevard entre les sympathiques aspirations traditionnelles de la gauche ( En gros, des joujoux pour TOUS les ‘tits enfants ! ) que nous sommes une chiée à partager ( même Sarko, si tu remarques … T’en connais beaucoup qui soit CONTRE un salaire décent pour tout le monde ! ? ) et la réalité électorale qui ne nous incite guère à partager les élucubrations économiques d’une gauche larguée GRAVE de GRAVE et qui d’ailleurs, comme TOUS les politiques, n’a plus depuis lulure les moyens d’imposer ses vues à la puissance économique nationale et mondiale qui s’en balance, des vœux pieux, et à juste titre, encore, je te dis que ça …

            Est-il besoin de rappeler que la finalité d’une entreprise N’EST PAS de créer ( ou de protéger ) des emplois, aujourd’hui moins que jamais, eut égard à la prodigieuse automatisation des moyens et l’ouverture grandement facilitée du marché mondial pour les produits qui ne nécessitent désormais même plus de consommation intérieure pour se montrer performants ?

            Ce serait oublié aussi qu’une partie non négligeable des plus défavorisés a reporté ses lambeaux d’espoir sur l’extrême droite ( Demande à Marie George Buffet ! )  et plus récemment sur Le Petit Président, auquel nous nous déclarons d’ailleurs ici prêt à donner quitus d’un redressement économique spectaculaire attendu s’il a les couilles de le mener à bien ET la volonté d’en faire retomber les fruits sur TOUS les gens de ce pays.

            Ce serait oublié encore que sans Margaret Thatcher ( l’assassin de Bobby Sands, je n’ai rien oublié ), pas de miracle économique anglais dont Tony Blair et son sourire 100% pur cheese ( Cheddar ) a su largement tirer parti ( travailliste, of course ! )

            Nous voulons l’efficacité d’une Maggie SANS le protocole compassionnel d’un Augusto Pinochet et comptons pour se faire sur UNE NOUVELLE DONNE POLITIQUE, constructive et intelligente.

            Monsieur Strauss-Kahn, qui m’êtes a priori plutôt sympathique ( Je voulais déjà coucher avec Anne Sinclair quand elle était encore sous la houlette Yvan Levaï ; Ca n’a pas pu se faire : elle voulait pas ), épargnez-moi vos conneries de soir de défaite avec étalage de votre satisfaction matoise déguisée en sainte colère pour vous présenter comme le recours providentiel à notre cheftaine en chef du Poitou, histoire d’avaler la pilule de votre rancoeur recuite de vous êtes fait aplatir aux « primaires » de votre gang.

            Monsieur Fabius, à l’instar de votre alter ego de droite, le très vénérable Valérie Giscard d’Estaing, vous êtes désormais une ( respectable ) antiquité ( Bonjour papa ! ), et puisque vous tenez tant à vous démarquer, allez, c’est dit : Vous ne serez JAMAIS président, le temps venant à vous manquer.

            Monsieur Hollande, il est temps de changer de régime, et je ne dis pas ça QUE pour vous : Vous êtes un homme de Gouda.

            Enfin Ségolène, ma chérie, mon amour, je t’exhorte à NE PAS DECONNER comme la cohorte de tromblons 100% congrès d’Epinay ( 1971 … Purée de nous ! ) t’y invite à chaque instant depuis dimanche et à NE PAS BIDOUILLER des entrevues sous la table ( Oh ! … ) avec le Mouvement Démocrate en vue de rattraper vos conneries respectives qui ne le seront plus, rattrapables,  entre les deux tours des législatives, comme vous venez, les deux François et toi, de nous en faire la pitoyable démonstration à l’occasion de ces présidentielles.

            Ségo, ma poule, tu es une femme, donc raisonnable, il faut m’asseoir SANS TARDER ces deux garçons ( François H et François B ) autour d’une table et convenir de tous les accords conduisant à une victoire législative Bipartite ( un mot qui me laisse perplexe… Bon, laisse tomber ! )

            Il ne s’agira alors nullement de « Contrer » le Petit, mais au contraire d’aller dans son sens en faisant valoir LES points de vues d’une opposition constructive que Nicoco a appelée de ses vœux ( Mais qu’il serait peut être emmerdé de se farcir dans les gencives : C’est une autre histoire dont il lui faudra s’arranger… ) 

            Nous voulons la multipolarité de la pensée politique dans toute la subtilité de ses nuances.

            Nous voulons voir reconnu par TOUS, amis ou adversaires, le mérite des idées et des actes judicieux d’où qu’ils viennent et en TEMPS REELS sans branlette, ni laborieuses palabres.

Nous voulons le débat d’idées ET l’action concertée.

            Nous voulons la contradiction, l’honnêteté intellectuelle et même la pilule dure à avaler quand le besoin s’en fait sentir mais LOYALEMENT partagée.

            Nous voulons une Europe forte et qui nous PROTEGE des vicissitudes d’un monde tagada tsoin tsoin etc.

            Nous voulons une France respectée ET respectable

            Nous voulons la douceur de vivre, la gentillesse et les « Bisounours »

            Nous voulons du boulot et l’envie de nous y rendre.

            Nous voulons du gazon et des villes ou se perdrent

            Nous voulons des bagnoles «  Putain ! Trop belle ! » et que ça sente bon

            Nous voulons la santé et l’assurance maladie

            Nous voulons de l’ordre et du joyeux bordel

Nous voulons que le politique et l’électeur se retrouvent enfin

            Et à titre personnel, j’aimerais bien une douce qui me caresse le visage dans l’ombre zébrée d’un volet  mi-clos aux langueurs de juillet et qui adore néanmoins faire le ménage en cuissardes et porte-jarretelles, mais si c’est pas possible pour les caresses, tant pis je m’arrangerai.

 

            Pépère

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