15/05/2007

Les aventures de la France : Patrick Devedjian

Patrick Devedjian

 

 

            La politique, c’est tellement chiant, parfois ! (1)

            Pour ne pas en être réduit à tomber dans la litanie spéculative de lieux communs en attendant les « 15 », si nous parlions aujourd’hui de tout autre chose que de politique, comme par exemple de Patrick Devedjian ?

            On pourrait  dire du mal, ce serait sympa …

            Ca commence de traviole parce que j’adore les Arméniens. Je considère personnellement Charles Aznavour comme un chanteur supérieur à Pascal Obispo et j’ai eu pratiqué très chaleureusement Dédé Manoukian (2) Je précise pourtant que seul le monsieur en possession des photos ou je me fais sodomiser par Tatane, notre Rotweiller me fait chanter. J’ai même eu quelques habitudes naguère aux « Diamantaires », un gastos arménien cossu des abords de la rue Cadet ( Paris 9 ) ou se retrouvaient d’élégants marchands de pierres levantins pour partager beureks et bamias en prenant du carat.

            Alors, pourquoi faire chier celui-là plutôt qu’un autre ?

            D’abord, Chombert ne l’aime pas. Chombert, pour les fans dévorés de curiosité, c’est mon Chonchon, avec majuscule, s’il vous plaît. Elle trouve qu’il a une gueule d’avocat (un peu ) et de faux cul ( beaucoup )

            Ah ! Ca va déjà mieux.

            Quand tu « googuélise » Devedjian, mais faut être vicieux comme c’est pas permis, tu découvres avec stupéfaction que sa mère était confiseuse. Sinon, « Occident » et Assas comme tout le monde mais soyons juste : Il a publiquement regretté depuis ses études de droit.

            Devedjian sourit une affreuse grimace et fait la tronche parce qu’il ne sera pas ministre et qu’il le sait : il connaît personnellement Nicolas Sarkozy.

            Ou alors, il croyait le connaître ?

            Ah ! Nous voilà dans le gras.

            Il ne surprend pas tant que ça, pour le moment encore en tous cas, le Petit Président. On ne l’a jamais soupçonné ici d’être maladroit. Opportuniste, calculateur, vaniteux, colérique avec les canines qui raclent le parquet, peut être, sans doute, mais « Maladroit », non.

            Il faudrait être d’encore plus mauvaise foi que moi pour ne pas piger qu’il ne peut ni ne VEUT désormais faire autrement qu’assumer ses propos de Président frais du jour, au moins pour le moment.

            D’abord, il y a le contre exemple pitoyable du grand Jacques ( Chichi ) qui, en son temps ( 2002 ) rata ( C’est pas de la soupe, c’est du … ) l’occase « historique » comme on dit. Et puis, la fonction créant l’organe, il y croit d’ailleurs peut être VRAIMENT, le Petit. Putain de MOI ! Je vais réconcilier tous les Français, arracher les « Quartiers » à leur condition de « Quartier », remplumer la Sécu et les retraites, transformer les ANPE en musées de la sueur … La foi, tu sais … Comme quand t’as un nouveau boulot, une nouvelle gonzesse, ton anniversaire, le nouvel an, un loto pharaonique qui pointe le bout de son bulletin … « Ca va pas changer le mon-on-de » chantait Joe Dassin. Ca change rien du tout. Enfin, pas grand-chose. Mais bon.

            Moi, je veux bien le rincer à kroum, le nouveau Président. Lui filer de l’ardoise et du crayon. J’ai horreur des idées arrêtées et ce pays à trop besoin d’AIR pour refuser la moindre capote gonflée. Ok, tu reçois les syndicats pour flatter la bête ( LES bêtes), tu invites des hommes de gauche et Bernard Kouchner, tu, tutute … Ok, ok …

On regarde. 

            Nous autres le peuple, on n’est pas chien. Moins que tes laquais en tous cas.

            Donc Devedjian pique sa crise et tente à la tribune de l’ULM  un humour qui incite à lui conseiller de s’orienter plutôt vers la chose publique que d’essayer de lever une gonzesse en la faisant marrer.

            Je sais : le saint Frusquin de la presse « Qui sait » me rétorquera que le Devedjian s’en est allé dire des conneries comme le bon toutou à son pépère répond à son nom « Patrick, Patrick ! » en remuant la queue et que sa vanne laborieuse sur l’ouverture vers des ministres « Sarkosiens » était en fait un contre-feu ( Un Hortefeu ? )  exécuté sur les recommandations de son maître qui s’inquiète préventivement des réactions perplexes de sa base ULM à l’idée de se retrouver à partager les nouilles avec des bolchevicks.

            J’y crois pas.

            Je crois que Devedjian est un ( Assez jeune ) vieux de la vieille, représentatif de ce que la chose publique trimballe de plus … Pas « Dégueulasse », non, pas « Infecte », non plus …

Devedjian trimballe ce qu’il y a de plus DECEVANT dans la politique. Ce qui nous en navre et nous inspire un soupir de compassion. Une belle intelligence sans doute, de la mécanique rodée aussi, du « vice » au meilleur sens du terme, des miettes d’une sincérité du temps ou gamin il croyait à des trucs discutables mais auxquels il croyait indiscutablement …

            Reste sous la façade conservée comme celle de ces immeubles qu’on réhabilite « Par derrière » une rage malfaisante et aigrie à tirer la couvrante comme une théâtreuse replâtrée de la pensée qui s’obstinerait à obtenir un ultime bijou et encore et encore à son amant victorieux mais lassé de ses anciennes cocottes.

            Oh ! Devedjian vaut bien la galaxie compulsive des vieux princes socialos qui grincent comme des girouettes à l’idée de devoir abdiquer une once d’un morceau de peu de chose et éjaculent du bonheur à la perspective d’achever à coups de lattes la fiancée du pirate.

            Patrick D vaut les crétins de « Verts » à juste titre laminés mais bougeant encore assez sous leur pierre tombale pour refuser un accord avec le P.S au nom de petites vanités de dessous de gazon.

            Patrick D vaut le vicomte ( c’est malin, ça ! .. ), les gars de la Marine etc., etc.

            La « Politique politicienne », comme on dit chez les gens qui causent « Corrèke »

            Nicolas, mon tout Petit, si tu veux VRAIMENT changer le rapport au machin et la relation au truc, tu serais avisé d’emporter cette forteresse là.

            Nous te souhaitons, SINCERE, bien du plaisir

 

            Pépère

 

(1)   Souvent même, lorsque l’on se trouve privé des pertinentes analyses teintées d’une ironie ciselée comme un truc vachement bien ciselé, mais là, je vois pas, du pépère, non ?

 

(2)   Salut André ! Putain ! Si ça fait « Popole » ! …

19:27 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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