10/05/2007

Les aventures de la France : Faim de début

Faim du début

 

 

François Bayrou s’est récemment découvert une paire de couilles spectaculaire que l’électeur, même hétéro orthodoxe militant, contemple avec une infinie bienveillance. L’épouse du grand homme l’intitule d’ailleurs volontiers « François Biroute » et pas seulement pour cette raison-là mais je ne puis m’étendre davantage depuis que les gendarmes m’ont prié de ne plus faire le catéchisme aux petits garçons, Dieu leur pardonne leur aveuglement de képis.

 François Bayrou donc lance aujourd’hui le mouvement démocratique auquel je mettrais des majuscules quand on lui aura trouvé un blaze moins cafard, mais l’intention n’en demeure pas moins louable.

Il va sans dire mais je le dis quand même parce que ça m’étouffe que l’essentiel des députés UDF se taille à fond de culottes souillées sous prétextes divers sauf à admettre de sauver leur putain de mandat, je vous en prie, ne me faite pas rire, vous allez me filer le hoquet. Il y a chez l’élu UDF une tradition qui est à la loyauté parlementaire ce que l’équipage du « Bounty » (1)  fut à la marine anglaise, c'est-à-dire des salopes de cordes et des têtes de nœuds, sauf le respect sincère que je ne leur dois pas.

Ils n’auront en tout état de cause pas besoin de ma rancune pour le regretter après demain. We shall see, we shall see …

J’évoquais hier ici même l’impérieuse nécessité pour la gauche de se déterminer sans tarder en faveur d’accords de désistement avec le nouveau mouvement, mais entendez-moi : c’était un vœu pieux.

Il va sans dire que les tarlouzes (2) à la rose fanée du P.S. n’envisagent pas un instant un accord de cet ordre et qu’il nous faut nous défendre d’y compter dans les faits, et cela est d’ailleurs au fond TANT MIEUX pour la création de ce nouveau parti ( Mais hélas sévèrement tant pis pour l’avenir immédiat de la France )

Ces messieurs ( Et dames ? … Ma Ségo, mon trésor … Pas TOI ! ) sont accaparés par leurs très petites turpitudes de cour et la conviction (Là, ma chérie,  tu déconnes carrément A BLOC) que la présidentielle de 2012 n’est plus qu’une formalité pour les socialistes dont il convient de trouver l’heureux(se) propriétaire sans tarder, eût égard aux résultats encourageants de cette élection conjugués à l’usure inéluctable du nain mandaté.

Mitterrand 1981, c’est cons-là s’y voient déjà.

Pas croyable !

J’ai l’intuition au contraire, et je ne suis pas mauvais à ces jeux-là, que le parti socialiste, engoncé dans ces contradictions et les luttes intestines à chier ( Oui, bon … ) qui occupent à plein temps les Ségogoland, va continuer à se laisser ronger de l’intérieur par son panier de vieux crabes bien assez longtemps pour rater définitivement le tournant salutaire d’une social-démocratie au goût fruité du XXI ème siècle. Désormais obsolète comme un communisme sans son défilé de chars sur la place rouge, le P.S va crever doucettement en s’illusionnant de succès pièges à cons aux élections locales ou considérées par les Français comme mineures jusqu’à se découvrir un matin d’élection « Sérieuse » groupuscule sous la barre des 5% avec toujours le même wagon impeccable d’apparatchiks gâteux à se disputer les lambeaux de gras sur les os.

Comme les cocos, je te dis, que j’aime bien, pourtant, comme on aime les petites auberges cucul la praline de « Cuisine traditionnelle » avec la blanquette nazebroque mais qui prête au sourire indulgent quand se pointe l’assiette avec sa feuille de laitue en berne et sa rondelle de tomate dégoulinante dans un coin de l’assiette. Une sorte de sanglot étouffé mais délicieux que l’on serait évidemment en peine de retrouver à la table d’Anne-Sophie Pic, une pourtant bien talentueuse jeune dame qui m’invite quand elle veut.

Exit, le P.S, donc, fantaisie de branleurs d’un autre siècle. T’embrasseras Louis Blanc pour moi.

Mouvement démocratique donc.

Banco, François. Envoie la purée, mon garçon !

On est tout petit, petit, c’est entendu mais t’inquiètes, mon loup : On est motivé, motivé, je te dis que ça.

On va devenir ENORME. Et sans y perdre notre âme, espère ! …

Ma douce qui, à l’âge qu’elle a que je ne te dirai pas, tu te crois où, toi, ma douce qui n’a jamais fait de politique depuis que son père à rendu son tatouage de la waffen SS, ma douce est remontée comme une pendule.

Un mouvement qui se branlerait de la droite comme de la gauche, des vieux clivages, des tromblons et des vieux cons …

On l’attend… Pfff !

Les mots manquent.

 

(1)   Pour les jeunes et les autres cons, il ne s’agit pas d’engloutir des barres chocolat/coco en équipe. Imbéciles ! C’était un bateau.

 

(2)   Une bonne fois à l’intention des mal comprenant : « Tarlouze » doit s’entendre ici comme une insulte sciemment blessante à l’égard des ramollos du bulbe quelles que fussent leurs préférences sexuelles, et non comme une attaque indigne à l’égard des tapettes et des enculés, auxquels je voue le plus grand respect, je le jure sur mes fesses.

17:20 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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