09/05/2007

Les aventures de la France : En bateau svp !

La France menée en bateau

 

Vincent et Nicolas sont en bateau. Les français tombent à l’eau. Qu’est-ce qu’il reste ?

Je vous en prie ! un peu de tenue.

 

Sitôt Président, notre ancien poulet à la broche  number ONE est grimpé aussi sec sur La Paloma ( La colombe ), un esquif appartenant à Vincent Bolloré qui, comme tout les bretons, aime à se rendre à Lorient pécher le Hareng et à Malte pécher le perdreau de l’année.

Je n’y vois pour ma part aucune malice.

Le chanteur québécois Robert Charlebois qui est un homme de bon sens en dépit d’un nez surprenant, faisait valoir il y a déjà longtemps que « Et pourquoi les riches auraient pas le droit de s’amuser ? »

Riche moi-même et fils de riche, je me serais suffisamment insurgé au cours d’une existence passée à retenir des numéros de comptes à Zurich contre le mauvais procès fait aux riches pour lesquels jamais, à l’exception notoire de l’inestimable série « Palace » produite par Christian Fechner sur une idée de Jean-Michel Ribes qui est un homme admirable, jamais disais-je personne n’éprouve la moindre compassion.

J’aurais attendu en vain au pied des tours d’enceintes le « Concert for the rich people » durant toute ma jeunesse échevelée, ce qui rend sourd aux plaintes du tiers et du quart monde, je le signale aux lecteurs qui ont les mains dans leurs poches et ont besoin d’un prétexte.

Aujourd’hui encore, que n’aurais-je entendu de jérémiades plouto-socialisantes sur les sois disants excès de quelques entrepreneurs stock-optionnés jusqu’aux amygdales ou de talentueux chanteurs pourtant déjà complètement belges bien avant d’être préséniles que ces charognards n’ont même pas la décence de laisser confire en paix sur leur rocher monégasque alors que ces pourfendeurs approximatifs et zoophiles sont pourtant les premiers à accorder leurs larmoyantes attentions aux autres singes du rocher de Gibraltar. Comme si la valeur d’un rocher se mesurait en carats ailleurs que chez Harri’s Winston ! (1) Passons les cacahuètes, s’il vous plaît.

Bon. Qu’est-ce que je disais, moi ?

Ah ! Oui ! Le Petit Président

Foutez-lui la paix !!!

Il a ramé comme peu de galériens pour en arriver là et n’est Dieu merci pas homme à se laisser emmerder par la horde des petits salariés. Deux jours de vacances loin de la vermine qu’il va falloir se fader pendant cinq ans : mettez-vous un instant à sa place

Je sais.

J’en connais d’aucun, même du meilleur milieu, le mien, qui ont durant ce 8 mai formulés des réserves sur le nouveau Président et ses manières de parvenu. A ceux-là je ferais valoir qu’ils eussent mieux fait d’avoir une pensée pour les français morts pour que ce jour soit chômé et laisse ainsi le loisir de gamberger au lieu de se rendre utile.

Et puis et surtout, ce serait oblitéré le mérite d’un Président qui offre ainsi au contraire à notre adoration ses vraies manières de pauvre, avec ce sympathique élan qui le pousse un éclair au chocolat écrasé dans une main et un Ispahan ( de Pierre Hermé cela va de soi(e)… ) dans l’autre à laisser exploser sa joie naïve et touchante sitôt arrivé dans la pâtisserie.

Je suis de bonne humeur, ce matin.

Je SENS qu’on va se goinfrer.

 

Pépère

 

(1)               A l’intention des pauvres cons de lecteurs les plus défavorisés : Illustre joaillier new-yorkais notamment évoqué dans une chanson interprétée par mademoiselle Marilyn Monroe et qui fait à peu près : « Diamonds ! Diamonds ! ta-ta-ta-ti-ti-ta-ta ! … »

10:10 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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