03/05/2007

Cannes blanches ( ronchon ciné )

ARRETE TON CINEMA

 

Comme n’auront pas manqué de l’observer les observateurs, le pépère l’aura quasiment mis en veilleuse durant ce long week-end paresseux ou le besogneux exprime ses angoisses ahènepéhiques en défilant en nombre suivant les syndicats et en ombre plus petite  suivant la police, cependant que l’amoureux transit de chaud par les dérèglements climatiques se confond avec le conjoint qui redoute un climat tendu sur le nord de la salle de bain dans une même quête du brin de muguet au singulier, 4 Euros la bête, faut pas déconner non plus.

Ouf, on respire.

            Beaucoup de fans s’interrogent alors sur les mille détails d’une vie privée qu’ils soupçonnent à juste titre riche en triglycérides, acides gras poly saturés  et Wonderbra 95 « D » judicieusement dégrafés, mais à moins juste titre. 

            Pour décrisper un peu le débat (1), nous y reviendrons dans une prochaine édition, voici donc quelques détails intimes qui n’ont pas encore été complètement étalés dans « Voici »  Nous profiterons de ce jeudi qui n’est pas le jour du cinéma pour livrer quelques digressions sur un parasite du septième art qui gagne à ne pas être connu : Le présentateur « télé » qui parle de cinoche.

            Il faut savoir en préambule que pour faire patienter la faculté toujours à la recherche du bocal adéquat, le pépère pédale tous les matins sur un vélo d’appartement. Il y a peu d’endroits ou l’on s’emmerde autant à l’exception peut être d’un téléviseur ou David Pujadas présente un « 20 heure » ( 2 ) Pour soustraire son esprit délétère du poids de sa carcasse, une répétition en somme, le cycliste salonard se livre à cet exercice face à un téléviseur, le visage fouetté par les embruns puissant d’une connerie vivifiante éternellement renouvelée.

            Par l’effet du même snobisme bobohisant qui le pousse à cet instant à causer de lui à la 3ème personne, le pépère jure raffoler en priorité des admirables pubs matinales diffusées par les chaînes pas encore polluées par le regard des pauvres. Sa préférence le porte vers les saisissantes réclames pour la bave d’escargot cicatrisante ou la ceinture vibrante ennemie déclarée du gras tremblotant sans préjudice d’exquises gégènes le long de la bite ou du clitoris, suivant l’adage qui veut que « Là où y’a pas de gégène, y’a pas de plaisir » comme aime à le rappeler malicieusement Patrick Devedjian, l’ancien pionnier du mouvement « Occident »

            Comme on ne peut cependant vivre longtemps de transpiration et de bave d’escargot, le pépère, qu’une étonnante jeunesse d’esprit n’empêche pas de flirter avec les premières atteintes de la connerie sénile, le pépère donc, aime à parcourir les 350 chaînes offertes à sa convoitise par le labeur de sa femme, en arrêtant finalement son choix sur William Lemergie qu’une coupable inclinaison le pousse à considérer  avec bienveillance, eut égard à l’humour malicieux et sans illusion du bonhomme. Le William aime à s’entourer en guise de chroniqueurs d’une horde de gamins délurés plutôt bien venus, pour des saloperies de jeunes, s’entend.

Il en est une sexuellement transmissible qui m’a cependant remis ce matin en mémoire la horde sauvage des cinéastes du baratin. Une poulette d’un blond « blond », à queue de cheval mais c’est sa vie privée, la lèvre laquée de gloss. comme la peau de canarde du premier service chinetoque avant les nouilles, riant de bonheur à ses propres saillies, mais encore une fois, c’est sa vie privée, là n’est pas la question.

En aurons-nous subi de ces exégèses du cinéma qui nous polluent la séance de leurs branlettes en hommage poisseux au « Cinéma, cinéma » de Claude Ventura au lieu de nous lâcher l’écran en vue de nous permettre de regarder enfin le film tranquille en croquant nos chips ou notre Prozac suivant affinités ! ?

Des transes d’Isabelle Giordano qui d’une chaîne l’autre mouille ses commissures de concupiscence dans l’indifférence générale à chaque fois qu’un bien loti du box office l’honore de ses effluves au grand beau gars large d’oreilles qui sévit à la table copieusement chiante de Michel Denisot, combien de casse-couilles pour rester poli m’auront accablé de détails dont on se paluche, c’est peu dire, sur le film que nous allons voir dans un instant ou que nous irons dès qu’il sera projeté en salle, car toi tu te l’es fadé en projection PRIVEE, aaaaargh ! … J’en éjacule au montage, mais bouge donc ! … 

Et encore ! S’il n’était que de la camaraderie à sens unique qui pousse le chroniqueur cinéphilique à s’apparenter au pou en léchant systématiquement toutes pellicules à portée de langue, ce ne serait pas grave et justifierait seulement la même désaffection pour les émissions de cinéma que pour les émissions politiques : trop de veuleries, de platitudes et de connivences de circonstances auront eu également raison des deux genres, mais c’est que ces cons-là te RACONTENT aussi le film afin d’asseoir leur incompétence sur l’assise confortable de leur suffisance de ramasse-miettes pas peu fiers de becqueter de ce pain-là.

 L’assez jolie dame de ce matin donc :

On évoque je ne sais quel filmerie anglo-saxonne sur le thème rebattu de la confrontation entre un jeune avocat aux canines sarkosiennes et un présumé, attention, retiens « présumé » coupable d’avoir zigouillé sa meuf, une chroniqueuse de cinéma, j’imagine. Le suspect est interprété par le « Silence des agneaux » en personne, j’ai nommé Anthony Hopkins dont on retiendra en la circonstance le silence. Miss « Gloss » commence par se plaindre de l’attitude cavalière du célèbre acteur qui se serait fait une réputation de claqueur de beignets d’intervieweuses aux prétextes qu’à force de s’en fader, il aurait ras, l’Hannibal. On peine à l’en blâmer. Notre copine précise alors qu’en ce qui la concerne, elle N’A PAS rencontré l’artiste qui n’aura pas jugé utile d’entreprendre le voyage « promo » en vue d’ajouter cette entrevue exaltante à sa gloire.

Et c’est alors que Ducon porte l’estocade :

-         «  … (.) En résumé, c’est la rencontre entre un jeune avocat qui veut briller pour faire une carrière et un assassin particulièrement machiavélique qui a organisé son crime, ceci, cela … »

STOP !

Relis au-dessus : Le « Présumé » coupable. Présumé innocent, si t’aime mieux ou que t’es de la famille de Jacques Chirac. Et voilà. Ma courtoisie naturelle m’interdit d traiter cette connasse de « Conasse » mais le mal est fait DEUX fois. Elle a niqué le film et moi aussi.

A part ça, j’aurais dû faire speakerine. J’aurais adoré. Et Denise Fabre, au fait, elle est morte ou elle a survécu à la cuisine de son étui à jumelles ? (3)

 

Pépère.

 

(1)   Quel débat ? T’arrives de Tasmanie ? C’était comment, en somme, je veux dire à part Errol Flynn et les diables de devinez où ( Sarcophilus harissi ), j’ai pas regardé sur le net, j’le savais (1 bis ) ?

 

(1     Bis) « Sarcophilus » ! ? Nicolas Sarcophilus ? Un diable ? Non ! Sans blague ! ?

 

(2)   David Pujadas est à ma connaissance le seul homme qui se soit fait tout seul la tête au carré, sans doute pour échapper à la légitime vindicte des téléspectateurs condamnés à choisir entre la chaise rempaillée de TF1 (PPDA) et lui.

 

(3) Seul les contemporains de Guy Lux et de la « Piste aux Etoiles » sauront apprécier à sa juste valeur la finesse de la vanne. « La ferme Saint-Simon », c’est, je crois, le blaze du gastosse ou son cuisinier de mari ne se déshonorait pas en servant une cuisine dont la teneur me devient évanescente au fil des petits derniers pour la route, je m’en fous, c’est Chombert qui conduit.

17:09 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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