24/04/2007

Les aventures de la France ( Suite )

Se dégonfler ou garder l’air ?

Vous le saurez dans

notre très prochain épisode

 

Il faut se garder de donner de conseils aux « Politiques » Ils font déjà assez de conneries comme ça. Ce n’est pas l’albatros argenté, orchestrateur de la « Dissolution » la plus rigolote de la cinquième avant de demeurer intraitable sur son CPE chéri qui me contredira. Bon, à l’heure ou le bel oiseau s’abîme poétiquement dans la mer pour un bail, on va pas renouveler le permis de chasse. Ce serait pas « Corrèque » et nous n’en sommes pu là.

           Je note cependant en me boursouflant comme un panard dans sa grole aux chaleurs que le petit candidat ET la cheftaine en chef m’ont suivi à fond les bulletins. Les voilà tous les deux partisans du voter « large » et du recentrage.

          C’est qu’il y a fissa. Le père François arrange son col demain ( Conférence de presse ) et il y a donc urgence chaudarde à ne pas le laisser lâcher de conneries irréparables, voici au moins un point sur lequel on s’accorde de gauche comme de droite.

Observons les deux papillons :

Chacun sa manière.

Miss Charente Poitou se la joue serré comme un « Express » et pour cause. Chacun sait que même en ramassant les clodos de la gauche ribambelle et les écolos avec moustache apparente ou épilée, le compte n’y est pas, il s’en faut d’un bon bout de Bayrou. Pour cette raison, maman y va franco de port : La voilà à sucer des glaçons avec le vieux Rocard ( un Rocard sinon rien ? ) bientôt en charge de faire le « Go-between » Elle parvient même à se trouver in extremis des points mousse tricotables  avec le centre, bon pas TOUS, faut ménager la vieille garde, mais enfin, elle a fait un effort et on n’est pas là pour faire la gueule non plus.

On peut imaginer Lélaine dans une perspective perso assez différente de la ligne de son parti. Non seulement elle a REELLEMENT envie de devenir Président (1), elle, ça la botte, on le sent bien, mais son avenir ne s’annonce pas si rose ( Très, mais alors TRES vieille vanne ) en cas d’échec. Outre le soupir de soulagement qui risque de péter quelques vitres rue de Solferino des Stauss-Kahn, Fabius et compagnie pour ne parler que des socialistes les plus hétéros, il faudra aussi envisager les « P’tits dèj » avec le secrétaire général et la question houleuse de la direction du PS entre Kripsroll et Ovomaltine. Ca motive d’autant mieux que le café au lait n’a déjà pas la réputation d’être la tasse à avaler la plus digeste

Ségo, tu sais quoi, tu m’inquiètes.

Bon, voyons maintenant le petit candidat

Il est plus cool, Raoul et à cela plusieurs explications. D’abord il est devant à un point qui l’aurait surpris lui-même, dit-on. Ce n’est pas le mec le plus serein dont on est entendu causer depuis le Dalaï-lama, Talonnette, mais tout de même, ça décoince un chouia. D’autre part, il n’est pas sans calculer que le vote NATUREL des électeurs de Saint François les pousse à choisir a priori sa petite personne au second tour. En gros, tu peux pas te gourer : c’est tout droite. Par ailleurs, il fait peser d’une lourde tatane la menace de présenter des candidats contre eux aux députés UDF en prévision des prochaines législatives en vue de les désolidariser de leur patron Bayrou au cas Z’ou « Z’oreille » pousserait l’effronterie jusqu’à vouloir aller jusqu’au bout de nos rêves. C’est de la bonne vacherie souterraine à l’ancienne et qui a fait ses preuves. Notamment parce que l’UDF s’est révélé un centre de formation de faux culs dont sont issus quelques spécimens d’une si exceptionnelle  viscosité qu’elle n’a pas peu fait pour la décourageante réputation de bordel abordable de la bicoque centriste. C’est d’ailleurs l’aristo Gilles de Robien lui-même, un transfuge, qui est ici en charge de servir la soupe froide ou chaude selon l’appétit plus ou moins raisonné des convives UDF. Sarko qui ne désespère pas de se voir sanctifier par benoit 4 X 4 ( 16) (2) s’est réservé l’apostolat œcuménique : laisser venir à moi les petits votants, heureux les simples du bulletin, le royaume du boulot sanctificateur leur est ouvert, tout ça.

Un genre. pas de quoi en faire une maladie non plus. Y’en a que pour  ( même plus ) quinze jours au pire. Remarque, je me demande si je le préfère pas en mégalopant trépignant de la houppette. Mais enfin bon, c’est perso, ça.

Comme le temps électoral se révèle particulièrement propice aux comptines enfantines, il va de soit qu’on chantonne d’un bord comme de l’autre que « Non, non, non, le monsieur, il a rien négocié du tout ! » et « La dame non, non , non plus ! » Bon, enfin, péché véniel, admettons.

La politique aura changé quand elle sera devenue aussi adulte PUBLIQUEMENT que les gens auxquels elle s’adresse, rien de moins. Quand elle aura les couilles de dire « je me suis trompé », « Là, on a essayé, mais on a échoué », « Oui, on a pris un peu de pognon, c’est pas SI grave », « on s’est gouré. On s’excuse. Vous êtes OK pour qu’on essaye encore une fois ? » etc. C’est à dire en somme lorsqu’elle se révélera, TOUJOURS PUBLIQUEMENT s’entend,  telle qu’elle est en réalité, à savoir moins con que les cons pour lesquels elle nous prend aujourd’hui.

Comment parvenir à cet belle profession de foi, mmmmmm ?

On l’a évoqué plus haut, c’est pas à nous de dire à François ce qu’il a faire. Au mieux pouvons-nous faire état d’un souhait qui monte comme la rumeur sourde d’un ( Bon morceau du ) peuple qui commence à en avoir plein son gros cul, des vieilles lunes et marottes de la vieille école :

Nous voulons un parti d’Union nationale au centre, François, indépendant, adulte, sans complaisance, qui travaille, rêve, rigole et entreprend avec toutes les bonnes volontés d’où qu’elles viennent. Un parti qui se trompe, qui balbutie, qui recommence, avec sa force indestructible et ses faiblesses attendrissantes. Un parti qui n’a peur ni de la vérité ni du mensonge car il n’aura peur de rien. Un parti qui s’enrichisse de ses différents et de ses différences. Un parti qui nous ressemble et qui nous rassemble, mon François, comme autant de partenaires responsables, consentants et réfléchis. Un parti de mecs et de nanas, de gars et de filles, de messieurs et de dames, de pleins d’êtres humains et on prendra même une bestioles ou deux en rabe, à l’occasion, mon chat me pardonnerait pas que nous procédions autrement.

On se fout de ne pas être les plus nombreux aux urnes, à l’Assemblée ou au conseil des ministres puisque l’on se fait fort de le devenir.

On peut y arriver.

On DOIT y arriver avec comme objectif de faire POUR TOUS de ce pays ce qu’il est :

Une merveille qui ne demande qu’à.

Nous n’avons pour se faire que notre volonté mais ce n’est pas rien. Les précédents ne manquent pas

Te dégonfle pas, François.

 

 

Pépère

 

 

(1)   je suis d’avis de garder le masculin, que je trouve plus chic pour la fonction, mais si tu la sens pas, on peut discuter. No problème.

 

(2)   C’est un battant : il courre toujours après quelque chose

 

 

17:58 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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