20/04/2007

Union nationale ? Compte dessus !

Union nationale ! Union nationale ?

T’as la vérole socio démocrate, ou quoi ?

Va te faire voir chez les boches

 

« La hantise du 21 avril » titre ces jours-ci un quotidien dont je tairais le nom parce que rimer avec « Libation » n’est pas sérieux à la veille de cette consternante élection, piège à cons.

J’ignore si « La gauche » sera présente au second tour, mais je te rassure, lapin, « La hantise » se réduit en fait à la perspective hideuse d’un re-belote de la mort à la manière de Lionel « Arrête ! Me fais pas rire ! » Jospinusse dont les jeunes peineront à se souvenir ici. Hideuse perspective en effet que d’imaginer le deuxième tour de piste sans notre cheftaine en chef nationale Ségogo que vous savez ( 1 )  … Enfin, « Hideuse perspective » pour les « Happy few »  « Dis-moi coco » coincée entre « Brunch », « Arte » et hollandaises bicyclettes.

Parce qu’entre nous, une poêlée du bon peuple, du besogneux de banlieues laborieuses s’entend, du « Buté », du « Pauv’con », du prolo en somme, s’en tamponne le bec verseur, de mémère, ou se déclare pour le moins PERPLEXE.

Pas en ce qui concerne ses fesses, tu te doutes. L’affaire est entendue, elle doit être bonne sous le Hollande, ni même rapport à sa capacité à ce que vous savez, les manettes, la fonction suprême, cheftaine en chef, rock and roll, quoi …

C’est pas la question.

Entre nous, maman est pas plus con que les petits voyous à Sarko ou Saint-François de manque de Pau. Tiens, pour dire que ça l’est pas, la question : A titre perso, je la vois bien « Chef », Lélaine. Elle a se mélange de bon sens féminin (2) et de pète-sec faut pas la chercher, dressée sur la pointe de ses groles, rouge « Apoplexie » à chaque fois qu’un peigne cul émet une réserve sur l’étendue incommensurable de son génie de « Soleil du Poitou-Charentes » certifiée « Lumière du marais poitevin », à la croisée de Marie Curie et d’Elena Ceausescu. Ca vous fait la main de fer dans la culotte de velours un profil de cet enchantement-là.

Non, le décalage, attend, l’ABIME qui risque fort de nous amener aux « affaires » le petit candidat et sa horde de gangsters propres sur eux qui jubilent déjà que c’en est obscène, est au fond un malentendu de même nature que celui qui fit expliquer naguère par les élites l’échec du référendum européen.

Dire « Non » à l’Europe, ce n’était pas dire « Non » à un sentiment confus d’affairisme et de lobbying, ce n’était pas s’inquiéter des emplois qui barrent en couille ni des gamins et des vieux dont on ne sait que foutre, ce n’était pas bouffer du « Chocolat » pas « Au chocolat » ni s’extasier du kilo de poireau à  3€ ( !) , ce n’était pas se fader un texte abscons comme la lune et les explications foireuses et suspectes qui vont de pair.

Dire « Non » à l’Europe, c’était être un con.

Démodé, pas cool, avec des lubies de plouc qui s’imagine que les sujets ci-dessus puissent avoir « A voir » Mais quel con ! Puisqu’on te dit que C’EST PAS LA QUESTION

Et ben, « L’union nationale », même combat.

C’était pourtant fatal qu’on finisse par s’en lécher les babines, de la perspective d’union ta-ta-tsoin. A force d’innombrables alternances multi sauces prophétisées apocalyptiques avec un Président « Comme ci » et une majorité « Comme ça », et on change de cavalière, et on essaye dans l’autre sens, et « Sans les mains » maintenant, ont bien fini par nous en convaincre :

1 C’était pas si méchant, leur foirade. C’est surtout emmerdant pour EUX.

2 La droite et la gauche, ce n’est plus qu’une seule et même vieille connerie pour enfants gâteux. Le clivage est bien ailleurs. « T’es un con ou tu fais ( quelquefois )  des conneries », peut être. T’as de la tune ou tu en manques, sûrement.

« Union nationale », c’est le blaze qui te fait tousser ? Ca renifle le facho d’un autre âge au goût des ultimes lecteurs de Aaron ? Baste ! Tu peux appeler ça « Gauche à l’américaine » si t’as des marottes de pépé, ou te souvenir pour les plus amortis dont je suis de la mutation spectaculaire qu’Enrico Berlinguer su en son temps insuffler au PC et de fait à la gauche Italienne. Tu peux admirer la vitalité des « Verts » allemands, ou la capacité des syndicats boches à négocier AVANT la crise dans l’intérêt des ouvriers ET des entreprises ET des syndicats. Tu peux te souvenir que la France de 2002 en rêvait déjà quand cette ( Sympathique ) baderne de Chirac c’est assis sur l’espoir …

Les français, TOI, MOI, on la sent bien, L’UNION, et François a chopé le wagon en route. On est mort d’envie de CA, et les élites intellectuelles, médiatiques, politiques et économiques PAS DU TOUT.

Rien n’y fait. Rien ni fera.

Nos chères élites chéries, la nouveauté, quand elle vient d’en bas, faut lui laisser le temps. Avant que les loques du « Grunge » n’envahissent Zadig & Voltaire, souviens-toi, ou que les impressionnistes passent de gâtes sauces aux sommets des cimaises, faut que ça macère. Les élites ont beau avoir la hantise d’avoir l’air débordé ( Clemenceau disait : Si la situation vous échappe, hâtez-vous de prétendre en être les auteurs ) la nouveauté, quand elle n’est pas de leur fait, cadrée, signée, siglée, adoptée, bon genre, c’est « Ca va pas la tête ! » et compagnie.

Par ailleurs la politique, vois-tu, c’est un METIER. Il est normal que tu n’y entendes que pouic. Oh, j’eume doute ! Tu lis le « Canard », tu te tiens au courrant. T’as entendu causer … Te vante pas. C’est pô pareil.

Se souvenir  que tes VRAIS ennemis ne sont QUE dans ton propre camp, composer une majorité avec des mecs qui ont VRAIMENT les moyens de te pourrir copieusement tout en se haïssant cordialement entre eux, établir des alliances avec « Gentleman agreement » grinçants et désistements ad hoc pour se ménager des circonscriptions peinardes en prévision des législatives, arroser de gauche et de droite quand on ambitionne de multinationaler à fond la charrette ANPE, ramer 20 piges pour se faire une réputation d’éditorialiste ruineux mais incontournable parce que c’est le temps qu’il aura fallu pour disposer des « portables » de tout le monde, siéger, toucher un jeton, etc. C’est un METIER et des putains de sacrifices pour y arriver ! On peut pas t’expliquer. On peut juste te dire qu’on s’est pas farci V républiques de galères ( bientôt VI ! ) pour musarder avec toi en pareille fantaisie et se retrouver en plein no man’s land comme le dernier locdu de chomiste en bisbille avec les sœurs « Sourire », économie d’échelle et adaptation des outils de productions.

Passe encore pour un demi-sel comme François Bayrou de se convertir au « new age politique » Le pauvre garçon a toujours eu les pinceaux entre les deux marmites. Celle des gens sérieux qui en croquent sérieusement, et celle des peigne-culs qui se demandent s’ils pourront un jour s’asseoir à la table des grands …

Mais SERIEUSEMENT : Remettre en cause le clivage gauche droite ?

Mais tu veux quoi, dis, scélérat ! ? Nous tuer ou qu’on vive comme toi !!! ???

Non mais, t’as péter un boulon, ou quoi !!! ???

Faudrait pourtant bien qu’il y en eût un PREMIER pour amorcer la pompe. A ce jeu et pour un ESPOIR, je donnerais volontiers quitus au passé un peu réac et pas mal crétin d’un François Bayrou et ne veux me souvenir que de sa présente bonne volonté en oubliant ce qu’elle peut porter d’opportuniste pour ne me souvenir que de la dynamique qu’entraînerait à coup sûr ce surprenant succès du peuple de France contre qui entend le gouverner.

Mais alors, ce serait une révolte, sir ? non : Une révolution. 

Nous autres pauvres cons, on se dit qu’on pourrait essayer. Que mettre ensemble toutes les bonnes volontés ne seraient pas de trop pour arrêter l’irrémédiable outrage d’une machine qui échappe à tout ceux qui ne souhaitent pas QUE la chevaucher un moment et après-moi le déluge … Qu’avec un bon gars par ci et une pas con par là, on ferait déjà une assez jolie paire, du genre de celles qui font des bambins plaisants à voir, des jardins bancals mais de charme et pourquoi pas, deux sous d’amour en rabe ?

On se dit … Pffff … laisse tomber.

 

Pépere.

 

 

(1) Sauf pour le petit candidat convaincu ( A juste titre ? )  par ses sondages de se la becqueter toute crue le grand soir.

 

(2) Je sais : on cause pas «  chiffons » c’est pas correque ( Pourtant, j’aime ça, moi, causer « chiffons » ) N’empêche. T’as noté comme son staff à crétinement ( Te casse pas : c’est un adverbe que je viens de me ficeler ) évacué sa féminité, oubliant, mais un peu vite, qu’on en voulait, nous, d’une maman capable de s’émouvoir, et d’une belle, encore, qui nous berçât de ses tiédeurs les soirs moroses d’ANPE ou de championnat d’Europe déprimant. C’est même confusément CA qui nous l’avait emmenée au pinacle et c’est CA qui depuis nous a mis le doute : Ils nous l’ont retaillé butor comme le premier garçon venu. Bon, résultat des courses, la voilà aussi gracieuse que Nicolas et néanmoins infoutue de ses prouesses de petit teigneux poujadiste mal peigné. Tout est dit.

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19:57 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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