05/04/2007

SARKO MANCE

Sarko Mance ?

Voter facile en toute sérénité, c'est possible !

 

Candidat éligible, c’est à la portée des 3 premiers cons venus, mais « Electeur » en revanche, c’est vachement difficile, je trouve. L’échéance rapplique à fond les bulletins. Electeur, mon lapin,  ça va être à nous.

Bref récapitulatif moins à l’usage du cochon éligible ( le maigre ) que du tas d’électeurs ( Le gras ) dans le but louable d’éviter toute déconvenue préjudiciable à la digestion du futur Premier ministre, ainsi qu’à la fluidité du trafic entre la Place de la Nation et celle de la République entre 15 heure et la dispersion du cortège.

Ce que tu veux ne va pas être possible, tu te doutes. Tu es presque un grand électeur, maintenant : Tu peux comprendre ça. On te le promet d’ailleurs TOUJOURS et ce n’est en définitive JAMAIS possible.

Pour mémoire, souviens-toi en vrac : La dictature du prolétariat ( T’es con, ne me fais pas rire ), le Reich de mille ans, le socialisme libéral avancée, les radios indépendantes ET pluralistes, l’éradication du chômage, l’augmentation du pouvoir d’achat, le droit au logement, la suppression des écoutes téléphoniques ( Pasqua disait non sans malice : Ca doit plus exister : Ca fait au moins 15 fois qu’on les supprime ! ), l’éradication du chômage (Bis), l’ouverture de la majorité  et l’opposition constructive, l’éradication du chômage ( ter) , la baisse de la délinquance, l’augmentation du pouvoir d’achat ( bis), les parking entièrement moquetté « Gazon » avec espèces protégés qui gazouillent à la borne de péage, la sécurité dans les « quartiers », la suppression des « quartiers », la suppression de la délinquance dans les « quartiers », les centrales nucléaires alimentées au plutonium équitable, l’égalité des chances pour tous, la revalorisation de tout, la suppression du reste, la sauvegarde des acquis, la création de plein de trucs, tu veux un autre verre ? …   

Voyons ! …

Ce qui est possible, c’est de te le PROMETTRE avant, à condition que tu sois raisonnable APRES. C’est même exactement pour cela que l’on peut te promettre ce que tu veux pile poil « Sur mesure » presque ! C’est pour de rire … Tu sais bien que y’a pas de sous, sacré fainéant, et que de toute façon, les sous ne seraient pas pour ta gueule, ou alors les petits, ton salaire, une tit’ alloque à la rigueur pour pas dire que tu clabotes la gueule ouverte avec des mouches dedans devant la dame du journal. Allez, c’est dit, parole de Président, les petits sous, tu peux faire ce que tu veux avec, mais oui, comme quand tu reviens des commissions ...

Bon l’affaire est entendue. « L’élection », c’est comme un anniversaire, ou le nouvel an, si tu veux. On fait des vœux, on dit : « Putain ! Ca y est ! Ce soir, demain MAXIMUM … Je commence : J’arrête de cloper, je m’arrache de ce boulot de merde, je fourgue tout et j’emmène Simone faire un tour du monde, non, tiens, je fourgue tout ET Simone et je fais le tour du monde … Non, attend, ENORME, je prend un billet de loto, et je ramasse 1 MILLIARD ! … Attend … Pourquoi «  1 milliard », pauvre con … Je ramasse TROIS MILLIARDS … Et je … Et je …  Putain, j’achète une Ferrari 550 « Maranello », NOIRE, A MORT … Et je fais le tour du monde avec ? Qu’est-ce que je raconte, moi … Je fais le tour des POTES avec … Haaaan ! Y meure, je te raconte pas la DOULEUR !!! Et mon enculé de banquier ! ATTEND, celui-là …

Bon, tu vois qu’une élection, c’est pas méchant. C’est pour s’amuser, ça ne fait de mal à personne. Sauf, bien sûr pour les journalistes, les pauvres, qui n’ont pas de métier et n’ont que ça pour vivre, et pour les copains du candidat, qui n’auront même pas ça pour vivre s’ils se sont trompés de copains.

Tu vas me dire : Mais z’alors, pour qui voter pour qui, puisque la dame a dit que c’était TRES LAID de pas aller voter.

C’est bien plus facile que tu ne crois !

J’explique

Tu as TROIS sortes de candidats et deux tours, ce qui te fait SIX choix, c’est déjà moins prise de chou, sois honnête, et encore, je vais t’arranger l’affaire …

Comme « Candidats » tu as :

1 Les GROS candidats.

2 Les PETITS candidats

3 le GROS candidat qui est aussi un PETIT candidat

 

1  Les GROS candidats.

Les gros candidats sont faciles à reconnaître : ils sont gros, sauf la grande, là, qui prend toujours des crudités, tu sais comment sont les gonzesses. Les gros candidats disent plein de trucs, n’importe quoi, c’est très sympa si tu aimes le genre « Plein de trucs, n’importe quoi » Tu dois voter pour eux si tu aimes les candidats qu’on voit tout le temps. De toute façon, ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Des qu’il sera élu, le gros candidat ira se faire voir tout le temps ailleurs ou y’a moins d’emmerdeurs qui parlent la langue, sauf chez les nègres, mais ils sont en général de bonne humeur. La politique internationale, ça s’appelle. C’est hyper classe mais reste calme, c’est « Privé » et t’es pas invité. Déjà, quand on n’a pas voté l’Europe, on s’écrase en douceur, on te l’a dit, ça …

2        Les PETITS candidats

C’est beaucoup plus difficile à comprendre comment ça marche. Bon, les petits candidats ne sont évidemment pas gros, mais il serait fallacieux de s’y fier de prime abord. Je ne peux pas t’expliquer pourquoi, ce serait trop difficile. Il serait fallacieux, c’est tout. Les petits candidats disent moins de trucs, mais ils gueulent plus forts parce que la sono est pas terrible et les journalistes vachement loin. Ils sont tristes car chez eux tout est petit et les médicaments sont pas remboursés par le sécu, en plus. Mais ils ont « Bon espoir » car ils ont confiance dans le jugement des Français, ce qui ne lasse pas d’inquiéter sur leur capacité à anticiper, mais bon, on n’est pas là pour dire du mal. C’est le candidat que tu dois choisir sans hésiter, ou même à la rigueur en hésitant, si tu aimes les poutres apparentes, les menus « Formule », la feuille de laitue et la rondelle de tomate glaireuse pour décorer le steak, Thalassa, et, d’une manière générale toutes les vieilles conneries qui fleur bon le con antique. C’est en effet de la politique « A la papa », qui est une expression tombée en désuétude qui signifie littéralement « A la papa » En gros « Avant, c’était mieux » et « Après, ce sera mieux » Y’a juste à passer « Pendant » Tu vois que c’est pas méchant non plus.

3 Le GROS candidat qui est un PETIT candidat.

D’abord, il est GROS et il est PETIT. Tu vois déjà, mine de rien, que c’est pas facile. D’ailleurs, ça l’énerve et il trépigne tout le temps, ce qui est très mauvais pour les fleurs s’il y en a en dessous. Je dis pas ça pour faire du chagrin à Nicolas Hulot, mais bon. Le GROS PETIT n’est pas le premier du genre et aime d’ailleurs à souligner le pont qui le relie à ces illustres prédécesseurs quand il a à disposition un marqueur à souligner les ponts : Napoléon a tenté le coup, De Gaulle y a pensé. Manque de bol, recalé au garrot.

Le GROS PETIT, qu’il faut se garder de confondre avec le petit gros, qui est comme ça parce que sa femme lui pique toutes les crudités dans la gamelle ( Voir ci-dessus ) C’est compliqué la politique, c’est pour ça que tu peux pas ! 

Bon, tu arrêtes deux minutes, là ?

Le GROS PETIT a un DESTIN, comme la femme à Giscard, mais pour plus longtemps, espère-t-il. Presque tout le monde le connaît à l’UMP, qui est un club cycliste, essaye quand même de suivre un petit peu, sinon c’est l’abstention à tous les coups et je suis pas là pour ça. Y veut VRAIMENT être Président, c’est par pour déconner. Tu me répondras que nous, on veut VRAIMENT du pognon, enfin, un geste , quoi … Bon, on peut discuter. C’est le candidat que tu dois choisir en priorité si tu aimes discuter avec les petits gros. Il faut aussi que tu es le goût de la « Frisée » en rase-mottes, mais je te rappelle que c’est une salade délicieuse avec les lardons, à condition qu’ils ne soient pas issus des banlieues les plus défavorisées. Enfin, il faut que tu haïsses sincèrement Dominique de Villepin et le Président sortant, mais je te fais confiance, c’est à la portée de presque tous les Français et d’ailleurs notre ami, qui a longtemps été à la botte de ce dernier, compte bien que les indigènes s’en souviennent et l’aient oublié aussi, mais là, je ne sais pas s’il se fait bien comprendre.

 

Deux TOURS

 

            C’est un peu plus difficiles à entraver, aussi afin de me mette à portée d’Arlette Chabot et des autres jolies files qui me lisent userais-je d’une métaphore inspirée : le jeu d’échec.

            Comme aux échecs en effet, les élections comportent DEUX TOURS qui ont pour particularité de marcher droit, ou alors, c’est qu’il y a quelque chose qui déconne, mais là, honnêtement, c’est pas moi. En tous cas, entre les deux tours, il y a une bande de fous et une dame, enfin « Une dame », faut rien exagérer non plus, je connais au moins DEUX François prêts à émettre des réserves sur ce point. On dit par ailleurs dans les cercles du pouvoir que les Français ont « Une case de vide » mais évidemment, on ne le dit pas trop fort. On attend les résultats pour s’exprimer. C’est bien normal.

            Au Premier tour en tous cas, tout le monde est là et c’est très chaudard comme ambiance. Ca se rafraîchit en début de soirée. Malheureusement, c’est là que ça commence. Finalement, c’est assez frais comme soirée. Oui, « A tes frais » aussi : Tu fais le malin, hein ? … C’est comment déjà, ton nom ? …

Bon : On échange des points de vues.

T’as perdu, toi aussi, toi aussi, toi aussi, toi plus, toi « Ta gueule ! », toi… Tiens, toi « non » Ah, non monsieur, pardon ! … MOI, j’ai gagné. Ecoute-le l’autre : MOI, j’ai gagné !  je vous demande pardon : Si quelqu’un a gagné ici, c’est MOI ! … Toi, ta tarte dans le museau, tu vas la gagner … Tiens, salut Jean Marie, Dis donc, t’as GROSSI, toi ! ? … Hein ? On est à l’antenne, là ? …

 Pour te situer l’ambiance du premier tour.

Avant t’en avais pour la nuit. Maintenant les journalistes s’emmerdent autant que toi et c’est la DEMOCRATIE. Ca veut dire que t’as un film quand les plus bavards sont essoufflés et les moins remuants assoupis. Je ne suis malheureusement pas en mesure de t’indiquer la programmation, mais tu pourras en tant et heure consulter Télérama ou Télé Z suivant tes revenus.

            C’était le PREMIER TOUR avec une pittoresque curiosité bien de chez nous : le « Lendemain du premier tour » qui intervient le lendemain du premier tour. « Analyse » comme quand le docteur trouve que tu as rudement bien fait de venir le voir, ça aurait été bête d’attendre que tu sois mort. Bon, en définitive, c’est bénin : Vous nous faites une petite élection de rien du tout, ce n’est pas méchant. D’ailleurs je te l’avais dit, mais tu n’écoutes jamais.

            DEUXIEME TOUR

            Ta-tin ! …

C’est beaucoup plus austère sauf que les mêmes cons pour lesquels y’a vraiment rien de sacré débloquent toujours autant. C’est pourtant l’affrontement de deux conceptions du monde, la vache ! Celui qui pense qu’il doit prendre en main la destinée de la nation et celui qui voudrait diriger le pays. C’est très beau. Déjà, un peu auparavant, il y a eu le débat. Ces deux-là ont dit des trucs « monstre » en respectant le temps de parole et en restant courtois je vous en prie et tout, arbitré en principe par un Duhamel depuis les ides de Mars, mais on sait pas si y’en aura encore un disposant de toute sa motricité d’ici là.

En tous cas ce soir, on attend d’un instant à l’autre l’intervention de celui qui a gagné et d’un autre instant à l’autre l’intervention de celui qui ne fera aucun commentaire, il est en réunion avec ses principaux collaborateurs et prépare un communiqué qui sera livré à la presse dès qu’il sera prêt, en tous cas ici, au siège du mouvement, c’est la consternation. Y’a plus aucun petits fours valables, Y reste que les canapés au concombre, faut avoir faim.

            Voilà. C’était les ELECTIONS, et t’as voté comme un malade  en TON AME et CONSCIENCE. En gros, c’est comme aller faire pipi quand t’as TRES ENVIE : Ca soulage. Sauf que là, t’as pas très envie, mais puisqu’on te dit que c’est POUR TON BIEN.

 

Pépère.

 

 

17:00 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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