26/03/2007

"Deconnez !" Sans déconner !

Déconnez !

Sans déconner

 

« Au fond, c’est pas compliqué : Les « Méchants », c’est les riches, et les « Gentils », c’est les pauvres ! … L’histoire, c’est que tout le monde voudrait être « Méchant » ! » M.Coluche

 

« On peut rire de n’importe quoi, mais pas avec n’importe qui » P.Desproges

 

La gravité, c’est la sagesse des imbéciles » Je sais pu qui, mais il a raison.

 

La déconnade sceptique indécrottable comme ultime rempart aux discours aseptisés  ! ? Le goût de chiotte pour évacuer de la cuvette la pensée désinfectante ?  La mauvaise foi de la mort pour en finir ( un poil ) avec la langue de bois ? Et si, des fois, fallait manquer de sérieux pour le devenir un petit peu ?

Avec tout le manque de respect ( Et la tendresse ) que l’on doit aux vieux Guignols, à nos voisins Grolandais, aux grabataires du « Canard » ou à l’ancien fantaisiste Guy B.(1), ce rire-là, nécessairement calibré parce que conscient de disposer d’une tribune et des « responsabilités » qui s’y attachent ne peut donner entière satisfaction. Les décapants, les « Brutals », les hirsutes, les « Lenny Bruce » et autre « Pierre Desproges » qui font pourtant l’unanimité d’intention, ou sont-ils passés aujourd’hui, bordel à cul  ?

Pas ici, en tous cas.

Il est significatif de constater qu’une tribune à vocation hystériquement « Citoyenne » comme celle-ci, opportunément située sur le « Net » dont il est bon de s’extasier de la vocation « Démocratique » et « Horizontale » à fond les ballons, oui, madame, se révèle incapable de s’ouvrir à une pensée débridée, malicieuse, goguenarde et pourquoi, foutre pas, SERIEUSE AUSSI en MEME TANT ?

L’abominable souci de respectabilité gangrène ici comme ailleurs et castre toute velléité d’arrêter ne serait-ce qu’un instant de pasticher laborieusement les médias installés dans ce qu’ils apportent en plaques de plus sclérosés. Et de digresser avec la gravité solennelle qui sied au con, et d’en remettre une couche au cas improbable ou n’en tiendrons pas tout à fait une !

Paûûûûvre !

Ne peut-on informer, gamberger et donner à moudre sans pour autant se sentir obliger de prendre une gueule et une plume de circonstance ?

Le choix drastique qui nous conduira bientôt à devoir choisir entre une femme et Ségolène Royal, les perspectives de cancers succulents qui nous harcèlent, les handicapés « moteurs » et carrosserie à revoir, le diabète de type II ( rencontre du deuxième type ), les feuilles de laitue qui tiennent lieu d’étiquettes à François Bayrou, la mondialisation hideuse avec ces chinetoques irresponsables qui polluent désormais comme nous le savions le faire tout seul quand il y a avait du taf ici et que nous affamions le reste de la galaxie dans la bonne humeur générale, les beaux beaufs à vélo en ville et à 4X4 à la cambrousse, les OGM 100% pur fruit, la capacité des écolos à nous pomper l’air pour le sauver, les velléités d’un candidat de poche à nous foutre dans la sienne, la coiffure improbable de David Pujadas, les « Enfoirés » qui chantent sur rendez-vous pour tenter de couper l’appétit aux pauvres, les « Fonds de retraite » dont on aime à imaginer les heureux pépés bénéficiaires saignant les statistiques de l’ANPE pour se goberger de suppositoires et de bandages herniaires, le prix scandaleux du mètre carré au détriment du mètre rond, bien plus avantageux pour faire un compte, j’en oublie, je le sens bien, ne sont-ils pas, d’abord, SALUTAIREMENT ici plus qu’ailleurs, des sujets à rire ET à réflexion ?

Ben merde, alors, confirmez-moi le contraire et je sens que je vais pleurer.

 

(1)   Dont j’ai préféré taire le nom pour ne pas faire de tord à Guy Bedos

 

Pépère.

16:48 Écrit par non mais sans blog dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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