27/05/2006

MAC DO, c'est PAS du boulot !

J'ai trouvé cette ITV ( présentée comme authentique ) d'un postulant à un boulot chez MAc Do sur le site suivant :

http://blog.france2.fr/les-petits-potins/

 

Hervé Jancqueur qui semble être l'auteur des réponses a un foutu talent ! S'il lit Pepere Viou ou si un lecteur le connait qu'il me contacte sans tarder : il peut se considérer comme MON AMI.

 

MacDONALD...

Voici les réponses d’un candidat chez Mac Donald France, sur le questionnaire standard diffusé par la DRH. Cette histoire est véridique. Elle peut donc paraître invraisemblable.

1. NOM, PRENOM: Jancqueur, Hervé

2. AGE: 28 ans

3. POSITION DEMANDÉ : Horizontale le plus souvent possible. Plus sérieusement, n’importe quoi. Si j’avais vraiment la possibilité d’être exigeant, je ne serais pas ici.

4. PRÉTENTIONS DE SALAIRE: 800 KF par an plus 3% des actions de la compagnie payable d’avance. Si ça n’est pas possible, faites-moi une proposition, nous négocierons.

5. ÉDUCATION: Oui.

6. DERNIER EMPLOI OCCUPÉ: Cible de prédilection pour un cadre moyen sadique.

7. MONTANT DU DERNIER SALAIRE: Beaucoup moins que ma valeur réelle.

8. RÉALISATIONS NOTOIRES (dans le cadre de cet emploi): Une incroyable collection de stylos volés, exhibée en ce moment dans mon appartement.

9. RAISONS DU DÉPART: Voir question 6.

10. HORAIRES DE DISPONIBILITÉ: N’importe quand.

11. HORAIRES SOUHAITÉS: De 13 à 15 heures, lundi, mardi et jeudi.

12. AVEZ-VOUS DES DISPOSITIONS PARTICULIÈRES? Oui, on me l’a fait comprendre. Mais elles s’expriment beaucoup mieux dans un environnement plus intime qu’un fast-food.

13. POUVONS-NOUS CONTACTER VOTRE EMPLOYEUR ACTUEL ? Si j’en avais un, je ne serais pas ici.

14. VOTRE CONDITION PHYSIQUE VOUS EMPÊCHE-T-ELLE DE SOULEVER PLUS DE 20 KG ? Ça dépend, 20 Kg de quoi?

15. AVEZ-VOUS UNE VOITURE ? Oui. Mais la question est mal formulée. Il faudrait plutôt demander: "Avez-vous une voiture en état de rouler?" La réponse serait sans doute différente.

16. AVEZ-VOUS DÉJÀ REMPORTÉ UN CONCOURS OU OBTENU UNE DISTINCTION ? Pas de distinction mais j’ai déjà obtenu deux fois les 3 bons numéros au loto.

17. EST-CE QUE VOUS FUMEZ ? Seulement lorsqu’on m’embrase.

18. QUE SOUHAITEZ-VOUS FAIRE DANS CINQ ANS ? Vivre aux Bahamas avec un top-model richissime et qui m’adore. À dire vrai, j’aimerais même faire cela dès maintenant si vous avez une solution.

19. CERTIFIEZ-VOUS QUE TOUS LES RENSEIGNEMENTS CI-DESSUS SONT EXACTS ? Non, mais je vous défie de prouver le contraire.

20. QUELLE EST LA MOTIVATION PRINCIPALE DE VOTRE CANDIDATURE ? J’ai deux versions un peu contradictoires:

1. L’amour des causes justes, l’humanisme et un désir profond d’aider mon prochain à se restaurer, ou

2. Un fort endettement.

 

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26/05/2006

LETTRE OUVERTE à FRANCE 2

Ah ! Censure, pour les chats, faut…

 

Saviez-vous que PEPERE VIOU est notamment publié sur les blogs de France 2 ?

Non ?

Vous vous en foutez ?

Bon.

En tous cas, à la suite de la publication de « La COUVE aux ŒUFS FRAIS » du mercredi 24 mai 2006, j’ai reçu par mail le poulet suivant :

 

« Objet : Un objet de votre blog a été modéré
 
Bonjour,
 La modération des blogs de France Télévisions Interactive vous informe que l'objet de votre blog  intitulé : "DIVERSES VERSIONS SOCIALES" a été refusé pour : injures.
Vous avez la possibilité de modifier son contenu et de le republier sur votre blog. Il sera à nouveau soumis aux équipes de modération et validé s'il est jugé en accord avec la charte d'Utilisation des blogs de France Télévisions Interactive.
 Nous vous remercions de votre compréhension.
 Cordialement
 
L'équipe de modération de France Télévisions Interactive »

 

Ce n’est évidemment pas grave. La connerie ordinaire ne l’est pas. Mais il me semble avoir là l’objet d’une digression que nombre d’autres avant moi ont illustrée, de Rabelais à Pierre Desproges en passant Par Voltaire, Frédéric Darc ou le gang de Hara-kiri Hebdo. Elle n’en reste pas moins pour autant d’actualité.

A preuve.

De quoi parlons-nous, en somme ?

De la publication d’une photo détournée (Qui ne semble pas  incriminée ici ( ? ), accompagnée du texte suivant :

 

Bordeaux Deux … Denote…Putain, il est gouleyant ! … Vous nous remettez ça, patron ! ? Hein ? … Ouais, une seconde... On n’est pas aux pièces, non plus ... Pu-u-tain, je le crois pas ça ! … Bob …Qu’et-ce que je dis, moi … Pas « Bob » : Bon A la Sogerma … La Sogerma ? Vous voyez pas ? Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? C’est une usine. Menacée, elle est, l’usine. Pas par les chinetoques, hein … ’Tention !  Z’en ont rien à secouer les niakoués d’la Sogema Ai peut aménager autant de coquebites qu’ai veut, la Somerga …Non j’ai pas dit « Bite » … Ben, c’est une fille à EADS et ça, je l’ai bien dit … Et Ben, son papa, il en veut pu, de la fifille. Ai n’a qu’à aller au tapin, Sermo … Cette salope … Et ben les ouvriers, y z’ont pu de boulot : Y sont chriiiiiiiiistes ! … Alors la p’tite pipe, tintin ! A pu d’sous, les ouvriers, pour la p’tite pipe !

Oh putain ! J’ai mal à la tête …

C’est bon ? Elle est bonne, là ?…

 

A l’intention des bas de plafonds en général et de la « compréhension cordiale » de l’équipe de modération (Modération ! Le mot, déjà…) de France télévision interactive en particulier, une mise au point laborieuse comme il s’en cisèle à l’étape la plus digestive des noces et banquets semble ici s’imposer.

 

Pitch :

Il s’agit du détournement d’une véritable information : Un supposé envoyé spécial d’une chaîne de télévision publique finissant par « 2 », cela va sans dire, en charge de la couverture d’une entreprise en difficulté visitée par le Premier ministre s’est laissé séduire par le charme admirable des vins bordelais au point de ne plus être en état d’assurer son reportage au moment ou il prend l’antenne. En état d’ébriété, il s’abandonne à des débordements verbaux hors de propos avec la situation des ouvriers licenciés et l’opportunisme d’un homme politique qui profite lamentablement de la situation pour s’offrir à moindres frais une image sociale valorisante.

Voilà l’affaire.

Pour avoir rédigé des conneries dans d’innombrables « boutiques » audiovisuelles, je conviens qu’ainsi mis à plat, la vanne manque de relief.

Est-il donc utile de s’attarder sur pareille connerie ?

Je veux, mon neveu.

D’abord parce que nul en ce bas monde, jamais, gamin, ne doit te marcher impunément sur les arpions aux noms de règles dictatoriales par le pouvoir et le « Bon goût » édictées.

Jamais.

L’arrière arrière papa du lamentable qui a jugé bon de juger s’est peut être fait dérouiller, est mort peut être, quelque part, place Tienanmen ou dans le Vercors, à Varsovie ou au métro « Charonne » pour qu’un enfant de France ou d’ailleurs  puisse dire « Bite », « Couilles » et « De ta mère » à satiété.

Comme cela a été maintes fois dénoncé mieux que je ne saurais le faire, il faut appeler ici un chat « Un chat » et monsieur ou madame le modérateur de France 2 un fripon.

Donc,

Monsieur ou madame le :

Déguiser un français d’opérette en langage « De télévision » et ne plus parler comme personne ( Essayez de dire à haute voix et sans vous pisser parmi « L’indice des ménages donne à penser que la conjoncture devrait connaître un tour plus favorable à l’horizon de l’automne 2006 … Attention, vous n’avez pas le droit de rigoler ) Par le fait, se couper du monde et de la réalité de qui te fait manger en te regardant pour, à l’instar de monsieur Jourdain faire « De la prose » pour « Avoir l’air », ce n’est pas grossier, c’est vulgaire.

Etre une chaîne publique plutôt comme une « Fille » que comme un service, à la ramasse des parts de Marché de TF1 et prêt à toutes les bassesses pour en gratouiller les glaires, ce n’est pas grossier, c’est vulgaire.

Partager chez Lipp, au resto « Club de la presse »  ou le dimanche au golf les secrets paresseux des politiques pour n’en rien révéler au « 20 heure » et restez entre « Happy few » frileusement replié sur ses privilèges en continuant à revendiquer haut et fort le prestigieux héritage des mannes de Jo Kessel ou de Jack London, ce n’est pas grossier, c’est vulgaire.

Faire des « Ménages » contre espèces sonnantes mais pas trébuchantes au service d’entreprises souvent évoquées à l’antenne, par exemple dans le cadre de manipulations boursières ou de conflits sociaux, ce n’est pas grossier, c’est dégueulasse.

Prétendre informer en colportant sans rigoler les bruits qui font peur refilés par les laboratoires ou les entreprises mercantiles et désinformatrices ( Quand ce n’est pas en ayant touché une enveloppe au passage ) et ne jamais les démentir ou s’excuser lorsqu’ils se sont révélés non fondés, imbéciles ( Le bug de l’an 2000, la pandémie aviaire … ) ou méchants, voir dévastateurs ( le procès d’Outreau …) ce n’est pas grossier, c’est lamentable.

Reprendre au quotidien l’intégralité de « Libération » par paresse intellectuelle et manque consternant d’idées, ce n’est pas grossier, c’est décourageant.

S’interroger gravement sur le désenchantement des Français sans jamais voir motif à l’imbécillité chronique et au déculottage de ce que sont devenus le soi-disant contre-pouvoir de la presse, son nombrilisme, son autosatisfaction, son manque de courage, ce n’est pas grossier, c’est aveugle et stupide.  

Et, last but not least, couper le sifflet aux oiseaux, monsieur le modérateur de France 2, ce n’est pas grossier, non.

C’est infiniment vulgaire

On nous aura assez beurré le moule ( Cf. La place Tienanmen sans charre, Visitez la Bosnie ses charniers, ses promotions etc. ),  avec les bienfaits du net. La démocratie, la transparence, la liberté d’expression et ta-ga-da-tsoin-tsoin … Tous des petits Tintin, désormais ( Et quelques Miloud ajouterait Smaïn ) et un air frais allait souffler sur cet air con et je ne dis pas ça QUE pour la coiffure de Pujadas.

En pratique : Tintin !

Et je m’en vais t’expliquer pourquoi.

Il est exact que les agences de presse et les rédactions commencent à établir le début d’une relation balbutiante avec les particuliers en vue d’obtenir le cliché « à chaud » ou « Sensationnel » que seul un hasard favorable conjugué avec une vocation de fouille-merde pas piquée des mouches à miel autorisent à espérer.

Ramasser pour quelques piécettes des clichés dégueulasses en se les passant goulûment de main en main en salle de conférence pour moins s’y faire chier en se demandant si on les « sort » sans en avoir le courage (Faut appeler le service juridique d’abord ! )  jusqu’à que quelqu’un se décidât à les refoutre « En ligne » en se fiant bonne conscience puisque après tout, ce n’est pas « Nous » qui avons photographié ces saloperies, oui, cela se pratique.

Accorder du crédit à une info « Sérieuse » qui ne serait pas issue d’une source « professionnelle », il n’est est en revanche évidemment pas question. Ce serait d’abord remettre en cause le sacro-saint statut de « Pro » professionnel de la profession.

T’es pro, coco. Faut être “Pro” C’est un “Pro” ! Ah ! Le joli mot que voilà … Pas grossier, pas vulgaire, « Pro », quoi … Avec un salaire, des notes de frais, des ( tout petits ) privilèges, des petites combines, des abattements fiscaux, des « plans » … Qui n’en a pas ?

Il y aurait à dire.

Je ne vous en veux pas, monsieur le modérateur de France 2. ce n’est PAS GRAVE.

Permettez-moi cependant d’attirer votre attention sur un point qui ne me semble pas « De détail », ni « injurieux » :

« L’injure », monsieur le modérateur de France 2, la vraie, ce serait de manquer d’honneur ou de courtoisie. La balle à cet égard n’est pas dans mon camp.

 

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24/05/2006

LA COUVE aux OEUFS FRAIS

DIVERSES VERSIONS SOCIALES

Bordeaux Deux … Denote…Putain, il est gouleyant ! … Vous nous remettez ça, patron ! ? Hein ? … Ouais, une seconde... On n’est pas aux pièces, non plus ... Pu-u-tain, je le crois pas ça ! … Bob …Qu’et-ce que je dis, moi … Pas « Bob » : Bon A la Sogerma … La Sogerma ? Vous voyez pas ? Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? C’est une usine. Menacée, elle est, l’usine. Pas par les chinetoques, hein … ’Tention !  Z’en ont rien à secouer les niakoués d’la Sogema Ai peut aménager autant de coquebites qu’ai veut, la Somerga …Non j’ai pas dit « Bite » … Ben, c’est une fille à EADS et ça, je l’ai bien dit … Et Ben, son papa, il en veut pu, de la fifille. Ai n’a qu’à aller au tapin, Sermo … Cette salope … Et ben les ouvriers, y z’ont pu de boulot : Y sont chriiiiiiiiistes ! … Alors la p’tite pipe, tintin ! A pu d’sous, les ouvriers, pour la p’tite pipe !

Oh putain ! J’ai mal à la tête …

C’est bon ? Elle est bonne, là ?…

 

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18/05/2006

LA COUVE aux OEUFS 2

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LA COUVE aux OEUFS FRAIS

Sarkonerie

 

C’est pas pour me vanter, mais c’est moi le plus crépu ! C’est quand même un signe, ça !

 

Promotion « chocolat »

 

C’est devant une assemblée noire de noirs que Nicolas Sarkozy a fourgué ses salades :  « Ne voyez pas le Mali partout ! Ce que j’entreprends est Bénin et quand je vous l’aurai expliqué vous serez Dakar avec moi a déclaré le deuxième ministre toujours au mieux avec Laurent Gerra. « Ceux qui en France se déclarent contre l’immigration « Choisie » sont des jaloux qui ont simplement des petites bites » a ajouté Nique déclenchant une ovation parmi les députés les mieux montés. « D’ailleurs, a enfin déclaré Roudoudou, j’en ai plein le cul de mes députés de la majorité qui chipotent mes motions de censure et pinaillent mes amendements. Si vous marchez avec moi sans chaîne au pied, je vais commencer par remplacer le ban et l’arrière ban de ces enculés par une demi-cale de beaux nègres en costards comme on les aime chez nous. Ceux que ça intéressent n’auront qu’à s’inscrire au guichet volant installé par mon ami Christian Estrosi à côté des toilettes et que ceux qui ne savent pas écrire leur nom ne se prennent pas le chou : Lui non plus. Et Mercedes pour tout le monde : C’est ma tournée !

 

 

 

 

 

 

17:25 Écrit par non mais sans blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2006

LA COUVE AUX OEUFS FRAIS

C’est pour la photo

Sur ce document exclusif, toute l’équipe de Léonard de Vinci était réunie il y a quelques instants mais ils sont partis se baigner

Ah ! Un instant … Une dépêche m’informe que mademoiselle Tautou n’est pas dans l’eau. Selon cette information qui vient de nous parvenir, elle serait partie tirer un coup.

18:57 Écrit par non mais sans blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

CANNES blanche

Yes I Cannes

 

« L’événement » du jour, c’est évidemment mon anniversaire.

De nombreux medias ont néanmoins préféré ouvrir sur l’ « Evènement » qui se tient aujourd’hui dans un petit port méditerranéen. Il est en effet d’usage dans les milieux limités de faire encore semblant de s’extasier au moins en public sur le « Festival de Cannes » ainsi « nominé » en raison de la forte concentration de gâteux avec ou sans pellicules qu’héberge ce petit port méditerranéen.

Pour ceux qui ont encore quelque chose à branler d’un machin désormais aussi glamoureux que Paris Hilton ( Qu’il ne faut pas confondre avec l’admirable Lulu de l’Hôtel à Raymond, rappelée à Dieu en pleine pipe ) le « Salon international des équipementiers du bâtiment » de Plovdiv ( Bulgarie) offre à moindres frais des perspectives autrement exaltantes, mais bon. 

C’est le festival de Cannes qui gagne à tous les coups.

La plus grande surprise du festivalier qui débarque de sa cambrousse, c’est d’abord de découvrir que c’est pas là que ça se passe. Trois hôtels parmi lesquels je me permets de recommandé le Magestic de la chaîne Barrière pour son rococo crémeux et la courtoisie de ses esclaves à condition que comme pour presque tous les festivaliers quelqu’un qui travaille payât la note à votre place ( En dessous de 500 € la nuit, y’a des places au parking ) 2 plages, un « bunker » et 100 mètres de boulevard humide, l’affaire est pliée. Le reste de Cannes se branle du festival de Cannes, c’est peu dire.

Seconde surprise et de qualité, Cannes possède une infrastructure de salles de cinéma comparable à celle de Vesoul à moins qu’un cinoche de Vesoul ait été repeint à mon insu. Ce n’est d’ailleurs pas grave. Hors la « Grande » projection du soir, seul un fort contingent de mémères indigènes hante les « projos » et voit ainsi récompensé une assiduité à empoisonner au long court les jours ouvrables du Maire. Il suffit de repérer des dames lustrées comme des portières de limousines qui aèrent des choucroutes laquées à 10 heure du matin. Deux autres nuisibles polluent encore de leur présence pléthorique les innombrables raouts, conférences de presse, brunchs, et autres rencards diurnes ou le débutant aime à manger pour pas cher : les attachés de presse ( valoches sous l’anticerne, look décontract travaillé et demi-douzaine d’accréditation avec cordonnets « super » en sautoir comme des saucisses primées ) et les « projets » : Une inextinguible cohorte de blaireaux « Sur des coups » qui ont néanmoins du temps de rabe et tiennent à t’en faire profiter.

Le festival, le vrai, se passe désormais comme chacun le sait dans les innombrables bateaux et bicoques pharaoniques que les prods à pépettes louent pour une pincée en vue d’y faire étalage de leur bonne santé financière. Il y est paradoxalement bien plus difficile de pénétrer de jour, on parle de choses sérieuses, de pognon, que la nuit.  

Le soir s’y tient en effet une flopée à défaut d’une débauche de « fêtes » sponsorisées comme un linéaire d’Auchan ou franchir les cordons de sécurité sans invitation est devenu un tel sport national que l’on soupçonne les autorités locales de l’entretenir en vue de refiler un coup de satin au rêve abîmé par les quotas de retour sur investissement et les caprices de stars remplacés par le « Caprice des Dieux »

Alors qu’est ce qui reste de la magie que j’ai eu l’honneur de m’entendre raconter par  Henri Jordaningo dont la pizzeria de Juan les Pins a vu défiler du linge, je te prie de croire, avant de devenir une pizzeria comme la tienne ( Gary Cooper et Henri Fonda s’en sont taillés par les poubelles pour échapper aux photographes ! ) ou par le fils Bessy ( Le Fabrice d’RTL dont le papa fut aussi celui du festival ) qui organisait au beau temps des « Visites médicales » de starlettes en mal d’accréditation dans les piaules des palaces locaux ?

Je vais te le dire.

 Il te reste de t’asseoir à la fraîche quand le violet descend sur ce bout de boulevard calmé à cette heure par l’interdiction à la circulation du vulgaire, et d’observer le ballet impeccable des limousines officielles et accréditées avec dossards comme les canards de Blondin, enlevant et livrant quelques pépites de satin noir et en couleur jusqu’au tapis de tous les mythes intacts le temps d’un flash, avec armée de photographes en smoking et fans comblés par l’attente, quand l’odeur d’embrocation se mêle aux effluves rares et que pour un instant, un instant seulement, tu t’offres à toi le luxe d’y croire aussi, et en somme de retrouver la foi.

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