26/05/2006

LETTRE OUVERTE à FRANCE 2

Ah ! Censure, pour les chats, faut…

 

Saviez-vous que PEPERE VIOU est notamment publié sur les blogs de France 2 ?

Non ?

Vous vous en foutez ?

Bon.

En tous cas, à la suite de la publication de « La COUVE aux ŒUFS FRAIS » du mercredi 24 mai 2006, j’ai reçu par mail le poulet suivant :

 

« Objet : Un objet de votre blog a été modéré
 
Bonjour,
 La modération des blogs de France Télévisions Interactive vous informe que l'objet de votre blog  intitulé : "DIVERSES VERSIONS SOCIALES" a été refusé pour : injures.
Vous avez la possibilité de modifier son contenu et de le republier sur votre blog. Il sera à nouveau soumis aux équipes de modération et validé s'il est jugé en accord avec la charte d'Utilisation des blogs de France Télévisions Interactive.
 Nous vous remercions de votre compréhension.
 Cordialement
 
L'équipe de modération de France Télévisions Interactive »

 

Ce n’est évidemment pas grave. La connerie ordinaire ne l’est pas. Mais il me semble avoir là l’objet d’une digression que nombre d’autres avant moi ont illustrée, de Rabelais à Pierre Desproges en passant Par Voltaire, Frédéric Darc ou le gang de Hara-kiri Hebdo. Elle n’en reste pas moins pour autant d’actualité.

A preuve.

De quoi parlons-nous, en somme ?

De la publication d’une photo détournée (Qui ne semble pas  incriminée ici ( ? ), accompagnée du texte suivant :

 

Bordeaux Deux … Denote…Putain, il est gouleyant ! … Vous nous remettez ça, patron ! ? Hein ? … Ouais, une seconde... On n’est pas aux pièces, non plus ... Pu-u-tain, je le crois pas ça ! … Bob …Qu’et-ce que je dis, moi … Pas « Bob » : Bon A la Sogerma … La Sogerma ? Vous voyez pas ? Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? C’est une usine. Menacée, elle est, l’usine. Pas par les chinetoques, hein … ’Tention !  Z’en ont rien à secouer les niakoués d’la Sogema Ai peut aménager autant de coquebites qu’ai veut, la Somerga …Non j’ai pas dit « Bite » … Ben, c’est une fille à EADS et ça, je l’ai bien dit … Et Ben, son papa, il en veut pu, de la fifille. Ai n’a qu’à aller au tapin, Sermo … Cette salope … Et ben les ouvriers, y z’ont pu de boulot : Y sont chriiiiiiiiistes ! … Alors la p’tite pipe, tintin ! A pu d’sous, les ouvriers, pour la p’tite pipe !

Oh putain ! J’ai mal à la tête …

C’est bon ? Elle est bonne, là ?…

 

A l’intention des bas de plafonds en général et de la « compréhension cordiale » de l’équipe de modération (Modération ! Le mot, déjà…) de France télévision interactive en particulier, une mise au point laborieuse comme il s’en cisèle à l’étape la plus digestive des noces et banquets semble ici s’imposer.

 

Pitch :

Il s’agit du détournement d’une véritable information : Un supposé envoyé spécial d’une chaîne de télévision publique finissant par « 2 », cela va sans dire, en charge de la couverture d’une entreprise en difficulté visitée par le Premier ministre s’est laissé séduire par le charme admirable des vins bordelais au point de ne plus être en état d’assurer son reportage au moment ou il prend l’antenne. En état d’ébriété, il s’abandonne à des débordements verbaux hors de propos avec la situation des ouvriers licenciés et l’opportunisme d’un homme politique qui profite lamentablement de la situation pour s’offrir à moindres frais une image sociale valorisante.

Voilà l’affaire.

Pour avoir rédigé des conneries dans d’innombrables « boutiques » audiovisuelles, je conviens qu’ainsi mis à plat, la vanne manque de relief.

Est-il donc utile de s’attarder sur pareille connerie ?

Je veux, mon neveu.

D’abord parce que nul en ce bas monde, jamais, gamin, ne doit te marcher impunément sur les arpions aux noms de règles dictatoriales par le pouvoir et le « Bon goût » édictées.

Jamais.

L’arrière arrière papa du lamentable qui a jugé bon de juger s’est peut être fait dérouiller, est mort peut être, quelque part, place Tienanmen ou dans le Vercors, à Varsovie ou au métro « Charonne » pour qu’un enfant de France ou d’ailleurs  puisse dire « Bite », « Couilles » et « De ta mère » à satiété.

Comme cela a été maintes fois dénoncé mieux que je ne saurais le faire, il faut appeler ici un chat « Un chat » et monsieur ou madame le modérateur de France 2 un fripon.

Donc,

Monsieur ou madame le :

Déguiser un français d’opérette en langage « De télévision » et ne plus parler comme personne ( Essayez de dire à haute voix et sans vous pisser parmi « L’indice des ménages donne à penser que la conjoncture devrait connaître un tour plus favorable à l’horizon de l’automne 2006 … Attention, vous n’avez pas le droit de rigoler ) Par le fait, se couper du monde et de la réalité de qui te fait manger en te regardant pour, à l’instar de monsieur Jourdain faire « De la prose » pour « Avoir l’air », ce n’est pas grossier, c’est vulgaire.

Etre une chaîne publique plutôt comme une « Fille » que comme un service, à la ramasse des parts de Marché de TF1 et prêt à toutes les bassesses pour en gratouiller les glaires, ce n’est pas grossier, c’est vulgaire.

Partager chez Lipp, au resto « Club de la presse »  ou le dimanche au golf les secrets paresseux des politiques pour n’en rien révéler au « 20 heure » et restez entre « Happy few » frileusement replié sur ses privilèges en continuant à revendiquer haut et fort le prestigieux héritage des mannes de Jo Kessel ou de Jack London, ce n’est pas grossier, c’est vulgaire.

Faire des « Ménages » contre espèces sonnantes mais pas trébuchantes au service d’entreprises souvent évoquées à l’antenne, par exemple dans le cadre de manipulations boursières ou de conflits sociaux, ce n’est pas grossier, c’est dégueulasse.

Prétendre informer en colportant sans rigoler les bruits qui font peur refilés par les laboratoires ou les entreprises mercantiles et désinformatrices ( Quand ce n’est pas en ayant touché une enveloppe au passage ) et ne jamais les démentir ou s’excuser lorsqu’ils se sont révélés non fondés, imbéciles ( Le bug de l’an 2000, la pandémie aviaire … ) ou méchants, voir dévastateurs ( le procès d’Outreau …) ce n’est pas grossier, c’est lamentable.

Reprendre au quotidien l’intégralité de « Libération » par paresse intellectuelle et manque consternant d’idées, ce n’est pas grossier, c’est décourageant.

S’interroger gravement sur le désenchantement des Français sans jamais voir motif à l’imbécillité chronique et au déculottage de ce que sont devenus le soi-disant contre-pouvoir de la presse, son nombrilisme, son autosatisfaction, son manque de courage, ce n’est pas grossier, c’est aveugle et stupide.  

Et, last but not least, couper le sifflet aux oiseaux, monsieur le modérateur de France 2, ce n’est pas grossier, non.

C’est infiniment vulgaire

On nous aura assez beurré le moule ( Cf. La place Tienanmen sans charre, Visitez la Bosnie ses charniers, ses promotions etc. ),  avec les bienfaits du net. La démocratie, la transparence, la liberté d’expression et ta-ga-da-tsoin-tsoin … Tous des petits Tintin, désormais ( Et quelques Miloud ajouterait Smaïn ) et un air frais allait souffler sur cet air con et je ne dis pas ça QUE pour la coiffure de Pujadas.

En pratique : Tintin !

Et je m’en vais t’expliquer pourquoi.

Il est exact que les agences de presse et les rédactions commencent à établir le début d’une relation balbutiante avec les particuliers en vue d’obtenir le cliché « à chaud » ou « Sensationnel » que seul un hasard favorable conjugué avec une vocation de fouille-merde pas piquée des mouches à miel autorisent à espérer.

Ramasser pour quelques piécettes des clichés dégueulasses en se les passant goulûment de main en main en salle de conférence pour moins s’y faire chier en se demandant si on les « sort » sans en avoir le courage (Faut appeler le service juridique d’abord ! )  jusqu’à que quelqu’un se décidât à les refoutre « En ligne » en se fiant bonne conscience puisque après tout, ce n’est pas « Nous » qui avons photographié ces saloperies, oui, cela se pratique.

Accorder du crédit à une info « Sérieuse » qui ne serait pas issue d’une source « professionnelle », il n’est est en revanche évidemment pas question. Ce serait d’abord remettre en cause le sacro-saint statut de « Pro » professionnel de la profession.

T’es pro, coco. Faut être “Pro” C’est un “Pro” ! Ah ! Le joli mot que voilà … Pas grossier, pas vulgaire, « Pro », quoi … Avec un salaire, des notes de frais, des ( tout petits ) privilèges, des petites combines, des abattements fiscaux, des « plans » … Qui n’en a pas ?

Il y aurait à dire.

Je ne vous en veux pas, monsieur le modérateur de France 2. ce n’est PAS GRAVE.

Permettez-moi cependant d’attirer votre attention sur un point qui ne me semble pas « De détail », ni « injurieux » :

« L’injure », monsieur le modérateur de France 2, la vraie, ce serait de manquer d’honneur ou de courtoisie. La balle à cet égard n’est pas dans mon camp.

 

17:33 Écrit par non mais sans blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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