16/04/2006

16 avril SAIT-ON ENCORE S'EMMERDER le DIMANCHE ?

Sait-on encore s’emmerder le dimanche ?

 

Il y a un bail, quand j’étais encore plus petit, les dimanches étaient longs et confortables comme des dimanches. Après le déjeuner « Du dimanche » et la sieste « Du dimanche », on faisait les trucs qu’on fait le dimanche. Traînailler chez des cousins, rentrer à la tombée du jour parce que « Ca fait tard pour les enfants, demain, ils ont école », finir froid le rôti de midi, se farcir le film du dimanche soir …

T’as connu ? Moi aussi.

Plus tard, autre motif, même punition. S’arracher du plume à point d’heure, l’air hébété d’un mec hirsute dans la glace du couloir ranime des bribes d’une nuit zarbi. Et ce goût dans la bouche …

Et encore plus tard, les après-midi avec Sophie et Jean-Louis, on emmène les enfants au zoo, ne commence pas, il est adorable, oui, je te l’avais dit … Non, vous êtes gentils, pas ce soir, on va rentrer, Caroline a école, demain … Et toujours, ce foutu film du dimanche soir …

La vie.

J’ai acheté « Le journal du Dimanche », ce matin, ce qui ne m’était pas arrivé depuis … Eh oui ! … Ca passe, n’empêche.

L’ennui est là, confit, qui t’attend comme la pendule au salon du belge. Pour faire un peu comme les uns et beaucoup comme les autres, le « J.D.D. » est en kit. T’as le « féminin » en fond de sauce lyophilisé ( Interchangeable selon les titres du groupe de presse ) pour servir de support au « Quadri », avec  entre les pubs le pipole/cuisine/beauté/horoscope naze à pleurer comme le temps perdu à l’école entre les récréations.

Autour, t’as le gras proprement dit, c'est-à-dire le canard dont je t’épargne la nature du format dont tu te branles autant que moi.

Y’a rien là-dedans, RIEN. Ecris … Le clavier t’en tombe …

De vieux rances qui bloblotaient déjà du temps ou Drucker faisait le dimanche aprème, je ne sais pas si je me fais bien comprendre, là, échangent des politesses mollassonnes avec des confrères un peu moins crounis qui ont un bouquin ou un film à te fourguer, et d’autres qui s’honorent de becqueter à un râtelier en plus le dimanche, je crois que je vais roter.

Ca popote en papiers de comptoir autour d’une actu que tu t’es fadée toute la semaine si c’est ça qui te ronge, ou dont on voit mal pourquoi, brusquement, le dimanche, entre le Tac au tac, les fleurs à maman si t’es un gentil et le xxxxxxxxxx !!!  de film du dimanche soir il te prendrait une brusque voracité, mais bon.

La nouveauté, il y en une, oui papa, c’est le JDD écrit en rouge gros comme ça pour faire « Jeune » et sous titré « Paris, Ile de France », pour qu’on n’aille pas s’égarer par distraction dans le grand canyon du Colorado.  Ca va chercher dans les 12 pages qu’il faut remplir d’actualités « régionales », la bonne volonté des annonceurs même conjuguée à des tarifs préférentiels particulièrement attractifs n’y suffisant pas.

« Les enfants d’abord », « Nouvelles bulles » ( B.D),  « A découvrir » ( La majesté de l’abbaye du Bec-Hellouin ), mais la rubrique qui cloue d’attendrissement et rachète le blot, c’est une double page sur les thèmes de ce qu’on peut glander un dimanche à Paris et autour de Paris un 16 avril 2006. Des lutins au château de Breteuil, l’eau dans le parc de Saint Cloud, le métier de vannier au Musée départemental des pays de Seine-et-Marne, Pâques à l’Hippodrome ( … « Une course à l’œuf est organisée » … ) et un très beau festival « Ciné et médecine » à la cité des sciences et de l’industrie et le premier qui dit « Faut être malade pour aller voir ça ! » prend ma main dans la gueule.

Allez, la journée avance. Au fait, y’a quoi, ce soir, à la télé ?

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